Robert Silverberg - L'oreille interne

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David Selig. Né en 1935 à New York. Juif.
Calvitie précoce. Ex-étudiant en lettres, ex-courtier en valeurs mobilières.
Célibataire. Sans ressources bien définies.
Signes particuliers : néant.
Bref, raté sur toute la ligne.
Et télépathe.
Bientôt ex-télépathe.
Car, en ces beaux jours de 1976, le pouvoir de David Selig décline. Ou plutôt disparaît, revient, semble jouer à cache-cache.
Mais David est sans illusion. Il sait que meurt en lui, irrévocablement, ce pouvoir étrange de lire dans l'esprit des autres, ce pouvoir qui a fait de lui un étranger sur la terre.

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« Quel genre de travail fais-tu ? »

« Le moins possible », répondit Nyquist. Il découvrit ses dents dans un sourire et plongea brusquement dans l’esprit de Selig. Cela paraissait être une espèce d’invitation. Selig accepta le défi et lança ses propres tentacules. Visitant la conscience de l’autre, il eut rapidement la vision de ses incursions à Wall Street. Il vit l’existence rythmée, équilibrée, sans problèmes de Nyquist. Il fut abasourdi par son calme froid, son impassibilité, sa clarté d’esprit. Comme son âme était limpide ! Comme la vie l’avait laissé pur ! Où étaient ses angoisses ? Où se cachaient sa solitude, ses craintes, son insécurité ? Nyquist, se retirant de lui, lui demanda : « Pourquoi t’apitoies-tu tellement sur toi-même ? »

« Tu crois ? »

« Il n’y a que ça dans ta tête. Quel est ton problème, Selig ? J’ai regardé dans ton esprit, et je ne vois pas le problème, seulement ses effets. »

« Mon problème, c’est que je me sens isolé des autres êtres humains. »

« Isolé ? Toi ? Tu peux entrer directement dans la tête des gens. Tu peux faire quelque chose que 99,999 pour cent de la race humaine ne peut pas faire. Ils doivent se débrouiller avec des mots, des approximations, des signaux de sémaphore, alors que toi tu plonges directement au cœur de la signification des choses. Et tu prétends être isolé ? »

« Les informations que je récolte sont inutiles », dit Selig. « Je ne peux rien faire avec. Ce serait aussi bien si je ne les avais pas. »

« Pour quelle raison ? »

« Parce que c’est du voyeurisme. Je les espionne. »

« Et tu te sens coupable à cause de ça ? »

« Pas toi ? »

« Je n’ai jamais demandé à recevoir ce don », fit Nyquist. « Mais il se trouve que je l’ai. Puisque je l’ai, je m’en sers. J’aime la vie que je mène. Je m’aime bien. Pourquoi ne t’aimes-tu pas, Selig ? »

« Je te le demande. »

Mais Nyquist n’avait rien à lui répondre, et quand Selig eut fini son verre, il redescendit chez lui. Son appartement lui sembla si étrange, quand il s’y retrouva, qu’il passa plusieurs minutes à passer en revue plusieurs objets familiers : la photographie de ses parents, sa petite collection de lettres d’amour d’adolescent, le jouet de plastique que le psychiatre lui avait offert des années plus tôt. La présence de Nyquist continuait à résonner dans son esprit – un résidu de sa visite, rien de plus, car il était certain que Nyquist n’était pas en train de le sonder. Il se sentait si ébranlé par cette rencontre, si agressé dans son intimité, qu’il prit la résolution de ne plus jamais le revoir, et de déménager, en fait, le plus tôt possible pour aller habiter Manhattan, Philadelphie, Los Angeles, n’importe où pourvu qu’il soit hors de portée de Nyquist. Toute sa vie, il avait souhaité ardemment rencontrer quelqu’un qui partageât son pouvoir, et maintenant que c’était arrivé, il se sentait menacé. Nyquist avait une telle prise sur son existence que c’en était terrifiant. Il va m’humilier, se disait Selig. Il va me dévorer. Mais ce moment de panique passa. Deux jours plus tard, Nyquist vint le voir pour l’inviter à aller dîner quelque part. Ils mangèrent dans un restaurant mexicain du quartier, et s’imbibèrent de Carta Blanca. David avait toujours l’impression que Nyquist s’amusait avec lui, le tenait à bout de bras pour mieux le taquiner ; mais c’était fait de manière si amicale qu’il ne pouvait en concevoir du ressentiment. Le charme de Nyquist était irrésistible, et sa force était digne d’être prise comme modèle de conduite. Nyquist était comme un frère aîné qui l’avait précédé dans la même vallée de traumatismes et en était ressorti sain et sauf depuis longtemps ; à présent, il essayait de convaincre Selig d’accepter les termes de sa condition. La condition surhumaine, comme il l’appelait.

Ils devinrent bons amis. Deux ou trois fois par semaine, ils sortaient ensemble, mangeaient ensemble, buvaient ensemble. Selig avait toujours imaginé qu’une amitié avec quelqu’un d’autre de son espèce serait intensément unique, mais ce n’était pas le cas. Après la première semaine, ils considérèrent leur particularité comme acquise, et discutèrent rarement par la suite du don qu’ils avaient en commun. Ils ne se félicitèrent non plus jamais d’avoir formé une coalition contre le monde démuni qui les entourait. Ils communiquaient parfois par mots, parfois par le contact direct de leur esprit. Leurs relations devinrent aisées, chaleureuses, tendues seulement dans les moments où Selig retombait dans sa mélancolie habituelle et où Nyquist le raillait de s’apitoyer sur lui-même. Même cela n’était pas un problème, cependant, jusqu’au jour du fameux blizzard, où les tensions devinrent exagérées parce qu’ils passaient trop de temps ensemble.

« Donne-moi ton verre », dit Nyquist.

Il lui versa une nouvelle rasade de bourbon. Selig s’enfonça en arrière dans son fauteuil pour siroter son verre tandis que Nyquist s’occupait de trouver deux filles libres. L’opération dura cinq minutes. Il passa mentalement l’immeuble en revue et en trouva deux qui logeaient ensemble au cinquième étage. « Vise un peu », dit-il à Selig. Celui-ci pénétra dans l’esprit de Nyquist. Il s’était réglé sur les ondes mentales de l’une des deux filles, sensuelle, chatte, ensommeillée, et à travers ses yeux il regardait l’autre, une grande blonde maigre. L’image mentale doublement réfractée n’en avait pas moins de clarté : la blonde avait des jambes magnifiques et un port de mannequin. « Celle-ci, c’est la mienne », dit Nyquist. « Dis-moi maintenant ce que tu penses de la tienne. » Il sauta, avec Selig toujours en remorque, dans l’esprit de la blonde. Oui, un vrai mannequin, plus intelligente que l’autre fille, plus froide, plus égocentriste, plus passionnée. À travers sa pensée, via Nyquist parvenait l’image de son amie, une petite rousse un peu boulotte, à la poitrine ample et au visage épanoui. « Bien sûr », dit Selig. « Pourquoi pas ? » Nyquist, fouillant l’esprit des deux filles, trouva leur numéro de téléphone, appela, fit opérer son charme. Elles montèrent prendre un verre. « Cette horrible tempête de neige », dit la blonde en frissonnant. « Elle me rendrait folle ! » Tous les quatre burent pas mal d’alcool sur un accompagnement de jazz en sourdine : Mingus, le M.J.Q., Chico Hamilton. La rousse était plus jolie que Selig ne s’y était attendu : pas tellement boulotte, finalement – la double réfraction avait dû provoquer quelques distorsions – mais elle n’arrêtait pas de glousser, et il s’aperçut qu’il éprouvait pour elle une certaine antipathie. Il était cependant trop tard pour reculer maintenant. Finalement, très tard dans la soirée, ils se séparèrent par couples, Nyquist avec la blonde dans la chambre à coucher et Selig avec la rousse dans le living-room. Selig se tourna vers elle quand ils furent seuls avec un sourire sans spontanéité. Il n’avait jamais réussi à se débarrasser de ce sourire infantile qui devait, il le savait, révéler un mélange de maladresse anticipatrice et de terreur vertigineuse. « Hello », lui dit-il. Ils s’embrassèrent, et tandis que ses mains se posaient sur ses seins, elle se colla à lui d’une manière avide et sans pudeur. Elle paraissait un peu plus âgée que lui, mais toutes les femmes lui donnaient la même impression. Leurs vêtements tombèrent. « J’aime les hommes minces », dit-elle, et elle gloussa en lui pinçant ses hanches étriquées. Ses seins étaient dressés vers lui comme deux oiseaux roses. Il la caressa avec une intensité timide de jeune puceau. Depuis qu’il connaissait Nyquist, celui-ci lui avait repassé de temps à autre les femmes dont il ne voulait plus, mais cela faisait des semaines qu’il n’avait couché avec personne, et il avait peur que son abstinence ne provoque une précipitation désastreuse. Mais non, l’alcool avait eu pour effet de refroidir juste assez son ardeur, et il put se contenir et la labourer solennellement et énergiquement, sans crainte de jouir trop vite.

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