Albert Robida - Le vingtième siècle - la vie électrique

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Le vingtième siècle: la vie électrique: краткое содержание, описание и аннотация

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«J'y suis, se dit Philox Lorris, où avais-je la tête? Parbleu! Sulfatin avait une heure à lui; au lieu de rester à bâiller au concert, ce digne ami, il est allé travailler…»

NOUS SOMMES TOUS VÉNÉRABLES DÈS LA QUARANTAINE Le compartiment du grand hall - фото 170

«NOUS SOMMES TOUS VÉNÉRABLES DÈS LA QUARANTAINE.»

Le compartiment du grand hall où se trouvait le laboratoire personnel de Sulfatin avait été réservé; on avait entassé là tous les appareils qui eussent pu gêner la foule. Philox Lorris y courut et frappa vivement à la porte, pensant que Sulfatin s'y était enfermé. Pas de réponse. Machinalement, M. Lorris mit le doigt sur le bouton de la serrure et la porte, non fermée, s'ouvrit sans bruit.

Dans l'encombrement des appareils, Philox Lorris n'aperçut pas d'abord son collaborateur; à son grand étonnement, il entendit une voix de femme parlant vivement sur un ton de colère; puis la voix de Sulfatin s'éleva non moins furieuse.

«Qui diable mon Sulfatin peut-il invectiver ainsi? pensa Philox Lorris stupéfait et hésitant un instant à avancer, partagé qu'il était entre la curiosité et la crainte d'être indiscret.

— Et d'abord, mon bon, disait la voix de femme, je vous dirai que vous commencez à m'ennuyer en m'appelant à tout instant au téléphonoscope; c'est bien assez déjà de vous voir arriver tous les jours avec votre mine de savant renfrogné… Avec ça que votre conversation est amusante!.. Tenez, j'en ai assez!

— Je n'ai pas la mine d'un de ces idiots qui tournent autour de vous au Molière-Palace… répliquait Sulfatin; mais pas tant de raisons… Vous allez me dire tout de suite qui était ce monsieur qui vient de filer? Je veux le savoir!

— Je vous dis que j'en ai assez de vos scènes incessantes! J'en ai assez, enfin, de votre surveillance par Télé ou par phonographe! Savez-vous que vous m'insultez avec toutes vos machines qui notent mes faits et gestes; je ne veux plus supporter ces façons! On rit de moi au théâtre!

— Je ne ris pas, moi!

— Je ne puis faire un pas chez moi, recevoir quelqu'un, causer avec des amis, sans que des appareils subrepticement braqués sur moi ne me photographient, ne phonoclichent mes faits et gestes… et alors, quand vous avez vos clichés, quand vos phonographes répètent ce qui s'est dit ici, ce sont des bouderies ou des scènes à n'en plus finir! J'en ai assez!..

— Encore une fois, qui était ce monsieur?

— C'était mon pédicure!.. mon bottier!.. mon notaire!.. mon oncle!.. mon grand-père!.. mon neveu!.. mon coiffeur!.. s'écria la dame avec volubilité.

— Ne vous moquez pas de moi… Voyons, je vous en supplie, Sylvia, ma chère Sylvia! rappelez-vous…»

M. Philox Lorris, avançant doucement, aperçut alors Sulfatin: il était seul, criant et gesticulant devant la grande plaque du Télé, dans laquelle on distinguait une dame paraissant non moins émue que lui, une forte et plantureuse brune dans laquelle le savant reconnut l'étoile du Molière-Palace, Sylvia, la tragédienne-médium, qu'il avait vue quelquefois dans ses grands rôles des classiques arrangés.

«Eh bien! eh bien! se dit M. Philox Lorris, c'est donc vrai ce qu'on m'a dit. Sulfatin se dérange! Qui l'eût dit! Qui l'eût cru!»

Mais Sulfatin faiblissait maintenant, sa voix s'adoucissait; plus de colère dans ses paroles, seulement un accent de reproche.

«Je vous demande seulement de m'expliquer… Mon Dieu, vous devriez comprendre… Sylvia, je vous prie, rappelez-vous ce que vous me disiez naguère, ce que vous m'avez juré…»

SULFATIN LANÇAIT UNE CHAISE A TRAVERS LE TÉLÉ La dame du Télé eut un accès de - фото 171

SULFATIN LANÇAIT UNE CHAISE A TRAVERS LE TÉLÉ.

La dame du Télé eut un accès de rire nerveux.

«Ce que j'ai juré? serments de théâtre, monsieur, s'il faut vous le dire pour en finir avec toutes vos scènes de jalousie, serments de théâtre! Ça ne compte pas!

-Ça ne compte pas! s'écria Sulfatin rugissant de fureur. Coquine!!!»

Un grand bruit de cristal brisé fit bondir M. Philox Lorris, l'image de Sylvia disparut, la plaque du Télé éclata en morceaux. Sulfatin venait de lancer une chaise à travers le Télé et piétinait maintenant sur les débris.

SURVEILLANCE A DOMICILE PAR PHOTOPHONOGRAPHE Coquine Gueuse Ah ça ne - фото 172

SURVEILLANCE A DOMICILE PAR PHOTO-PHONOGRAPHE.

«Coquine! Gueuse! Ah! ça ne compte pas!.. Tiens! attrape!»

Philox Lorris se précipita sur son collaborateur:

«Sulfatin! que faites-vous? Voyons, Sulfatin, j'en rougis pour vous! C'est une honte!»

Sulfatin s'arrêta brusquement. Ses traits contractés par la fureur se détendirent et il resta tout penaud devant Philox Lorris.

«Un accident, dit-il; je crois que j'ai eu une rage de dents… il faudra que j'aille chez le dentiste.

— Vous ne savez pas ce que vous faites! Vous laissez mes phonogrammes musicaux se détériorer sur votre balcon; et maintenant, vous cassez les appareils… Vous allez bien! Mais il n'est pas question de cela, mon ami; reprenez vos esprits et songeons à notre grande affaire… Où est Adrien La Héronnière?

— Je ne sais pas, balbutia Sulfatin, en passant la main sur son front, je ne l'ai pas vu.

— Mais sa présence est nécessaire, s'écria Philox Lorris, il nous le faut pour la démonstration de l'infaillibilité de notre produit… Est-ce désolant d'être aussi mal secondé que je le suis! Mon fils est un niais sentimental, il n'aura jamais l'étoffe d'un savant passable… je renonce à l'espoir de voir jaillir en lui l'étincelle… Et voilà que vous, Sulfatin, vous que je croyais un second moi-même, vous vous occupez aussi de niaiseries! Voyons, qu'avez-vous fait de La Héronnière? Qu'avez-vous fait de votre ex-malade?

— Je vais voir, je vais m'informer…

— Dépêchez-vous et revenez bien vite avec lui dans mon cabinet… M. Arsène des Marettes nous attend… Vite, voici la partie musicale qui tire à sa fin, je vais dire à Georges d'ajouter quelques morceaux.»

M ARSÈNE DES MARETTES Pendant ce temps pendant que Philox Lorris courait à - фото 173

M. ARSÈNE DES MARETTES.

Pendant ce temps, pendant que Philox Lorris courait à la poursuite de Sulfatin, pendant la scène du Télé, M. Arsène des Marettes, resté seul, s'était légèrement assoupi dans son fauteuil. L'illustre homme d'État était fatigué, il venait de travailler fortement, pendant les vacances de la Chambre, d'abord à une édition phonographiée de ses discours, pour laquelle il avait dû revoir un à un les phonogrammes originaux afin de modifier çà et là une intonation ou de perfectionner un mouvement oratoire; puis à un grand ouvrage qu'il avait en train depuis de bien longues années, lequel grand ouvrage, outre l'énorme érudition qu'il exigeait, outre une quantité inouïe de recherches historiques, d'études documentaires, demandait à être longuement et fortement pensé, à être creusé en de profondes et solitaires méditations.

Cet ouvrage, d'un intérêt immense et universel, destiné à une Bibliothèque des Sciences sociales, portait ce titre magnifique:

HISTOIRE DES DÉSAGRÉMENTS

CAUSÉS A L'HOMME PAR LA FEMME DEPUIS L'AGE DE PIERRE JUSQU'A NOS JOURS

ÉTUDE SUR L'ÉTERNEL FÉMININ A TRAVERS LES SIÈCLES

SUBDIVISÉE EN PLUSIEURS PARTIES:

LIVRE Ier.-Les fautes lointaines et leurs funestes conséquences.

LIVRE II.-Tyrannie hypocrite et domination ouverte.

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