Robert Silverberg - La compagne secrete

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Et la pauvre Vox, libérée de la prison de son circuit et avide de données sensorielles, avait tenté de se glisser dans le corps d’un passager.

Je l’ai écoutée, sombre et effaré, me raconter sa terrible odyssée à travers le vaisseau. Le moment où elle était sortie du circuit : la première anomalie que j’avais perçue, ce chatouillis, ce grignotement à la lisière de ma conscience.

Ses premiers instants de liberté avaient été grisants et joyeux. Puis était venue la découverte que rien n’avait vraiment changé. Elle était libre, mais toujours incorporelle, en proie à cette monstrueuse frustration qu’impliquait son insubstantialité, avide de contact. Peut-être un tel tourment était-il commun parmi les matrices ; peut-être était-ce la raison pour laquelle, de temps en temps, elles s’échappaient comme Vox l’avait fait, parcourant les vaisseaux tels des esprits inquiets. C’était ce qu’avait dit Roacher. Il arrive de temps en temps que quelqu’un dans les circuits de stockage ait envie de prendre le large, trouve un moyen de s’échapper et aille se balader dans le vaisseau. À la recherche d’un corps dans lequel s’enficher, voilà ce qui les intéresse. Ils peuvent s’introduire en moi, en Katkat, même en vous, capitaine. N’importe qui d’accessible, rien que pour sentir de nouveau de la chair autour d’eux. Oui.

C’était la deuxième secousse, la plus forte, que Dismas et moi avions sentie, quand Vox, choisissant un passager au hasard, s’était glissée soudainement, sur une impulsion, à l’intérieur de son cerveau. Elle s’était tout de suite rendu compte de son erreur. Le passager, perdu dans je ne sais quels rêves que peuvent avoir les « suspendus », avait réagi à son intrusion par un violent sentiment d’épouvante. Il avait été pris de convulsions ; il s’était dressé, s’agrippant à l’appareillage qui le maintenait en vie, essayant désespérément de chasser le succube qui l’avait pénétré. Dans cette lutte frénétique il avait brisé l’enceinte dans son compartiment et trouvé la mort. Vox, dans sa fuite, effrayée, avait carambolé çà et là dans le vaisseau à la recherche d’un refuge, m’avait rencontré alors que je me tenais près de l’écran dans le Chas, et avait vainement tenté d’entrer dans mon esprit. Mais juste à ce moment-là la mort du passager avait été enregistrée par les palpeurs d’Henry Henry 49, et quand l’intelligence était entrée en contact avec moi pour me faire part du problème, Vox avait fui de nouveau et flotté comme une âme en peine qu’elle était jusqu’à mon retour dans ma cabine. Elle n’avait pas voulu tuer le passager, disait-elle. Sa mort la désolait. Elle se sentait quelque peu embarrassée à présent, et apeurée. Mais pas coupable. Elle niait sa culpabilité sur le ton du défi, ou presque. Il était mort ? Eh bien, il était mort. C’était vraiment dommage. Mais comment aurait-elle pu savoir qu’une telle chose allait se produire ? Elle ne faisait que chercher un corps où se réfugier. À l’entendre, je la percevais comme un être totalement différent de moi, versatile, instable, peut-être violent. Et pourtant je me sentais une étrange parenté avec elle, voire une ressemblance. Comme si nous étions les deux parties d’un même esprit ; comme si elle et moi formions un seul et même être. J’avais du mal à comprendre pourquoi.

« Et maintenant ? j’ai demandé. Vous dites avoir besoin d’aide. Comment cela ?

— Laissez-moi entrer.

— Quoi ?

— Cachez-moi. En vous. S’ils me trouvent, ils me supprimeront. Vous l’avez dit vous-même, que ça pouvait se faire, qu’on pouvait me détecter, me maîtriser, me supprimer. Mais ça ne se produira pas si vous me protégez.

— Je suis le capitaine », ai-je répondu, frappé de stupéfaction.

« Oui.

— Comment puis-je…

— Ils vont tous me chercher. Les intelligences, les membres d’équipage. Ça les effraie, de savoir qu’il y a une matrice en liberté. Ils voudront me détruire. Mais s’ils ne peuvent pas me trouver, ils commenceront à m’oublier au bout de quelque temps. Ils penseront que j’ai filé dans l’espace, ou quelque chose dans ce genre. Et si je suis enfichée en vous, personne ne sera capable de me trouver.

— J’ai une responsabilité à…

— Je vous en prie. Je pourrais aller trouver l’un des autres, peut-être. Mais je me sens plus proche de vous. Je vous en prie, je vous en prie.

— Plus proche de moi ?

— Vous n’êtes pas heureux. Pas à votre place. Ni ici ni n’importe où ailleurs. Vous n’êtes pas intégré, pas plus que je ne l’étais sur Kansas Quatre. Je l’ai senti dès mon premier contact avec votre esprit. Vous êtes nouveau dans le grade de capitaine, exact ? Et les autres à bord vous mènent la vie dure. Pourquoi vous soucier d’eux ? Sauvez-moi. Nous avons plus de choses en commun que vous n’en avez avec eux. C’est oui ? Vous ne pouvez pas les laisser me supprimer comme ça. Je suis jeune. Je n’avais pas l’intention de faire de mal à qui que ce soit. Tout ce que je veux, c’est atteindre Cul-de-Sac et être placée dans le corps qui m’attend. Un nouveau départ, mon premier départ, en fait. Vous voulez bien ?

— Pourquoi vous embêter à demander la permission ? Vous pouvez entrer en moi par ma prise quand vous voulez, non ?

— L’autre en est mort.

— Il était en animation suspendue. Vous ne l’avez pas tué en entrant en lui. Ça a été la surprise, la frayeur. Il s’est tué en se débattant et en bousillant son compartiment.

— Quand même. Je ne veux pas retenter l’expérience, pas avec un hôte réticent. Il me faut votre accord, ou je n’entre pas. »

Je suis resté silencieux.

« Vous voulez bien m’aider ?

— Venez », je lui ai dit.

8.

Aucune différence avec n’importe quelle autre connexion : une liaison électrochimique d’esprit à esprit, un branchement par l’entremise de la douille-implant à la base de ma nuque. Le genre de chose que deux personnes désirant entrer en communion pourraient faire. Sauf que nous ne nous sommes pas servis d’une fiche. Nous avons sauté tout le rituel compliqué consistant à vérifier voltages et largeurs de bandes et à choisir le transformateur-adaptateur approprié. Elle pouvait faire tout cela, simplement en s’accordant aux potentiels suscités. J’ai ressenti un bref élancement, et elle était en moi.

« Respirez, a-t-elle dit. Respirez profondément. Emplissez vos poumons. Frottez-vous les mains. Touchez-vous les joues. Grattez-vous derrière l’oreille gauche. S’il vous plaît. S’il vous plaît. Il y a tellement longtemps que je n’ai pas senti quelque chose. »

Sa voix paraissait la même, à la fois réelle et irréelle. Elle ne possédait aucune substance, aucune densité dans le timbre, ne donnant nullement l’impression d’être produite par les vibrations de cordes vocales au sommet d’une colonne d’air. Et pourtant elle était distincte, ferme, substantielle à un certain niveau d’immatérialité ; c’était une vraie voix à tous les points de vue, sauf qu’il n’y avait aucun sujet parlant pour l’émettre. Je suppose que durant le temps où elle se trouvait en dehors de moi, elle avait eu besoin de faire pénétrer un brin d’elle-même à l’intérieur de mon système nerveux pour lui donner corps. À présent ce n’était plus nécessaire. Mais je percevais toujours cette voix comme provenant du monde extérieur, même si Vox avait élu résidence en moi.

Elle débordait d’envies.

« Buvez un verre d’eau, m’a-t-elle enjoint. Mangez quelque chose. Pouvez-vous faire craquer vos phalanges ? Faites-le, oh ! faites-le ! Mettez votre main entre vos jambes et serrez. Il y a tellement de choses que j’ai envie de sentir. Vous avez de la musique ici ? Faites-moi entendre de la musique, voulez-vous ? Quelque chose de fort, quelque chose de vraiment costaud. »

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