Robert Silverberg - La compagne secrete

Здесь есть возможность читать онлайн «Robert Silverberg - La compagne secrete» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Город: Paris, ISBN: , Издательство: Denoël, Жанр: Фантастика и фэнтези, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

La compagne secrete: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «La compagne secrete»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

La compagne secrete — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «La compagne secrete», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Le Pont Passagers est un univers rempli d’échos qui abrite une couvée de cercueils, des centaines, parfois des milliers, disposés par rangées de trois. C’est là que dort notre fret vivant en attendant que nous arrivions et le réanimions. Des appareils soupirent et murmurent tout autour d’eux, les dorlotant dans leur sommeil artificiel. Au-delà, dans la vague profondeur du lointain, se trouve l’endroit destiné à des passagers d’un genre différent – un réseau de câbles sensoriels qui contient nos milliers de matrices désincarnées. Il s’agit des colons qui ont laissé leur corps derrière eux quand ils sont partis dans l’espace. C’est un endroit ténébreux et peu engageant, faiblement éclairé par des comètes de velours tourbillonnantes qui décrivent des cercles en l’air en émettant des étincelles de rouge et de vert.

Le problème concernait la zone d’animation suspendue. Cinq membres d’équipage étaient déjà là, les plus anciens à bord : Katkat, Dismas, Rio de Rio, Gavotte, Roacher. En les voyant tous ensemble, j’ai su qu’il devait s’agir de quelque chose de grave. Nous évoluons sur des orbites séparées dans l’immensité du vaisseau : voir ne serait-ce que trois membres d’équipage au cours du même mois virtuel est extraordinaire. Et voilà que j’en avais cinq en face de moi. Je me suis senti oppressé par le sentiment de solidarité qui les liait les uns aux autres. Chacun d’eux avait sillonné les mers célestes durant plus d’années que n’en comptait mon existence.

Et il y avait maintenant au moins une douzaine de voyages qu’ils faisaient équipe ensemble. J’étais l’étranger parmi eux, un inconnu qui n’avait pas encore été mis à l’épreuve, peu considéré, insignifiant. Roacher m’avait déjà reproché ma gentillesse, désignant par là, je le savais, une incapacité fondamentale à agir de façon décisive. Je pensais qu’il avait tort. Mais peut-être me connaissait-il mieux que je ne me connaissais moi-même.

Ils se sont écartés, m’ouvrant un passage entre eux. Gavotte, un grand costaud carré d’épaules aux manières étonnamment délicates et posées, a ouvert les mains en un geste éloquent : Là, capitaine, vous voyez ? Vous voyez ?

Oui, je voyais. Des volutes de vapeur verdâtres qui montaient du compartiment d’un passager, et la porte de verre dudit compartiment à demi ouverte, fêlée de haut en bas, givrée par l’écart de température. Et j’entendais un bruit d’écoulement monotone. Un liquide bleu tombait en grosses gouttes régulières d’un tube d’alimentation brisé. À l’intérieur du compartiment lui-même se découpait la silhouette pâle d’un homme nu, les yeux écarquillés, la bouche ouverte en un cri silencieux. Son bras gauche était levé, son poing crispé. La statue même de la terreur.

Ils avaient un équipement de récupération tout prêt. Le malheureux passager serait désassemblé et toutes les parties utilisables stockées dès que j’en aurais donné l’ordre.

« Est-ce qu’il est récupérable ? j’ai demandé.

— Jetez un coup d’œil », a dit Katkat en désignant l’affichage du compartiment. Toutes les courbes étaient descendantes. « On a déjà une dégradation à quatre-vingt-dix pour cent, et ça continue. On désassemble ?

— Allez-y, j’ai fait. Approuvé. »

Les lasers ont brillé et se sont mis à l’œuvre. Des parties du corps sont apparues, luisantes, humides. Les bras métalliques de l’équipement de récupération se sont élevés et abaissés comme autant de tentacules, se saisissant des organes qui n’étaient pas irrémédiablement perdus pour les entreposer. Tandis que la machine faisait son travail, les hommes s’affairaient autour d’elle, stoppant le compartiment brisé, débranchant les alimenteurs rompus et les câbles réfrigérants.

J’ai demandé à Dismas ce qui s’était passé. Il était le balayeur mental assigné à ce secteur et avait la responsabilité des questions d’entretien touchant aux passagers en animation suspendue. Il avait un visage franc et cordial, mais la jovialité qu’exprimaient sa bouche et ses joues était mystérieusement niée par ses yeux sombres, lugubres. Il m’a expliqué qu’il était en train de travailler beaucoup plus loin sur le pont – une opération de routine sur les gens à destination de Strappado – quand il avait soudain ressenti comme un petit malaise, un bref chatouillis lui disant que quelque chose n’allait pas.

« J’ai ressenti la même chose, j’ai dit. Ça s’est passé il y a combien de temps ?

— Peut-être une demi-heure. Je n’y ai pas fait spécialement attention. J’ai pensé que c’était quelque chose dans mon ventre, capitaine. Vous avez ressenti la même chose, dites-vous ? »

J’ai hoché la tête. « Juste un picotement. C’est archivé. » J’ai entendu la musique lointaine d’Henry Henry 49. Peut-être l’intelligence essayait-elle de s’excuser d’avoir douté de moi. « Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ?

— Je me suis remis à mon travail. Cinq, dix minutes, peut-être. J’ai senti une nouvelle secousse, plus forte cette fois. » Il s’est touché le front au niveau de la tempe. « Là. Les détecteurs se sont déclenchés, bris de verre. Je me suis ramené au pas de course, j’ai trouvé ce passager pour Cul-de-Sac ici, en proie à des convulsions. En train de s’arracher à ses fixations, de se débattre. Il s’est libéré de tout, s’est cogné contre la vitre du compartiment. L’a cassée. Une mort ultra-rapide.

— Intrusion d’une matrice », a dit Roacher.

Mon cuir chevelu s’est crispé. Je me suis tourné vers lui.

« Expliquez-moi ça. »

Il a haussé les épaules. « Il arrive de temps en temps que quelqu’un dans les circuits de stockage ait envie de prendre le large, trouve un moyen de s’échapper et aille se balader dans le vaisseau. À la recherche d’un corps dans lequel s’enficher, voilà ce qui les intéresse. Ils peuvent s’introduire en moi, en Katkat, même en vous, capitaine. N’importe qui d’accessible, rien que pour sentir de nouveau de la chair autour d’eux. C’est ce qui est arrivé à ce passager, et ça s’est mal passé. »

Les doigts fouineurs, oui. La voix silencieuse. Aidez-moi.

« Je n’ai jamais eu vent de cas d’enfichage avec un passager en animation suspendue, a observé Dismas.

— Ce n’est pas une raison pour qu’il n’y en ait pas, a répliqué Roacher.

— Mais quel intérêt ? On est toujours coincé dans un caisson. Se retrouver congelé, ce n’est pas mieux que de rester à l’état de matrice.

— Cinq contre deux que c’était une intrusion de matrice, a dit Roacher, une lueur mauvaise dans les yeux.

— Tenu », a fait Dismas. Gavotte a ri et a pris part au pari. Le tortueux petit Katkat s’est mis lui aussi de la partie, mais dans l’autre camp. Rio de Rio, qui n’avait pas adressé un mot à qui que ce fût au cours de ses six derniers voyages, a grogné et fait un geste obscène aux deux factions.

Je n’étais plus qu’un simple spectateur dans tout ça. Pour regagner un semblant d’autorité, j’ai dit : « S’il y a une matrice en liberté, ça apparaîtra sur l’inventaire du vaisseau. Dismas, mettez l’intelligence de service là-dessus et présentez-vous au rapport. Katkat, Gavotte, finissez de me nettoyer ce bazar et bouclez tout. Ensuite je veux vos rapports sur le journal de bord et une copie pour moi. Je serai dans mes quartiers. Vous aurez de nouvelles instructions plus tard. La matrice échappée, si c’est de cela qu’il s’agit, sera identifiée, localisée et rattrapée. »

Roacher m’a adressé un grand sourire. J’ai cru qu’il allait ouvrir un ban en mon honneur.

J’ai tourné les talons et je suis remonté sur mon pisteur qui, guidé par les lumières, rouges, bleues, vertes, m’a fait retraverser le labyrinthe des ponts et ramené jusqu’au Chas.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «La compagne secrete»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «La compagne secrete» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Robert Silverberg - He aquí el camino
Robert Silverberg
Robert Silverberg - Rządy terroru
Robert Silverberg
Robert Silverberg - Poznając smoka
Robert Silverberg
Robert Silverberg - The Old Man
Robert Silverberg
Robert Silverberg - The Nature of the Place
Robert Silverberg
Robert Silverberg - The Reality Trip
Robert Silverberg
Robert Silverberg - The Songs of Summer
Robert Silverberg
Robert Silverberg - The Secret Sharer
Robert Silverberg
Robert Silverberg - Good News from the Vatican
Robert Silverberg
Robert Silverberg - The Pope of the Chimps
Robert Silverberg
Отзывы о книге «La compagne secrete»

Обсуждение, отзывы о книге «La compagne secrete» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.

x