Robert Silverberg - La compagne secrete

Здесь есть возможность читать онлайн «Robert Silverberg - La compagne secrete» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Город: Paris, ISBN: , Издательство: Denoël, Жанр: Фантастика и фэнтези, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

La compagne secrete: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «La compagne secrete»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

La compagne secrete — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «La compagne secrete», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

J’ai obtempéré. Petit à petit elle s’est calmée.

J’étais moi-même étrangement calme. Je n’avais pas particulièrement conscience de sa présence en moi : aucune pression inhabituelle dans mon crâne, pas de frissons le long de la colonne vertébrale. Le flux de ses pensées et les miennes ne se mélangeaient pas. Elle ne paraissait pas avoir un quelconque moyen de contrôler les mouvements ou les réactions de mon corps. À cet égard notre contact était moins intime que l’aurait été toute communion humaine par enfichage. Mais cela, devais-je bientôt découvrir, relevait d’un choix de sa part. Nous n’allions pas rester longtemps aussi soigneusement compartimentés.

« Ça va mieux pour vous à présent ? j’ai demandé.

— J’ai cru que j’allais devenir folle. Si j’étais restée sans sentir de nouveau quelque chose.

— Vous pouvez sentir des choses maintenant ?

— À travers vous, oui. Tout ce que vous touchez, je le touche.

— Vous savez que je ne peux pas vous cacher longtemps. On me retirera le commandement, si on me prend à abriter une fugitive. Ou pire.

— Vous n’avez plus besoin de me parler à haute voix.

— Je ne comprends pas.

— Contentez-vous d ’émettre . Nous avons le même système nerveux maintenant.

— Vous pouvez lire mes pensées ? » j’ai dit, toujours à haute voix.

« Pas vraiment. Je ne suis pas reliée aux centres cérébraux supérieurs. Mais je capte tout ce qui est d’ordre moteur, sensoriel. Et je saisis les subvocalisations. Vous savez de quoi il s’agit ? Je peux entendre vos pensées si vous le voulez. C’est comme d’être en communion. Vous êtes-vous déjà trouvé en communion ?

— De temps en temps.

— Alors vous savez. Ouvrez-moi simplement le canal. Vous ne pouvez pas vous balader dans le vaisseau en parlant à haute voix à quelqu’un d’invisible, tout de même. Transmettez -moi quelque chose. Ce n’est pas difficile.

— Comme ceci ? » j’ai dit en visualisant un paquet d’informations verbales qui glissaient le long de mes canaux mentaux.

« Vous voyez ? Vous pouvez y arriver !

— Quand même. Vous ne pouvez pas rester longtemps comme ça avec moi. Il faut que vous en preniez conscience. »

Elle a ri. Impossible de s’y tromper, c’était un rire silencieux mais indubitable. « Vous avez l’air si sérieux. Je parie que vous êtes encore tout surpris de m’avoir recueillie d’entrée de jeu.

— Assurément. Pensiez-vous que je le ferais ?

— Absolument. Dès le premier instant. Vous êtes quelqu’un de fondamentalement bon.

— Vraiment, Vox ?

— Vraiment. Il suffit que vous vous laissiez aller. » De nouveau ce rire silencieux. « Je ne sais même pas votre nom. Je suis ici à l’intérieur de votre tête et je ne sais pas votre nom.

— Adam.

— C’est un joli nom. C’est un nom de la Terre ?

— Un ancien nom de la Terre, oui. Très ancien.

— Et vous êtes originaire de la Terre ?

— Non. Sinon dans le sens que nous sommes tous originaires de la Terre.

— D’où alors ?

— J’aimerais autant ne pas parler de ça. »

Elle a médité ma réponse. « Vous détestiez tant que ça l’endroit où vous avez grandi ?

— Je vous en prie, Vox…

— Bien sûr que vous le détestiez. Tout comme je détestais Kansas Quatre. Nous sommes de la même espèce, vous et moi. Du pareil au même. Vous êtes toute prudence et moi tout impulsivité. Mais à part ça nous sommes pareils. C’est pourquoi nous nous entendons si bien. Je suis heureuse de vous avoir pour compagnon, Adam. Vous ne me chasserez pas, n’est-ce pas ? Nous nous appartenons mutuellement. Vous me laisserez rester jusqu’à ce que nous ayons atteint Cul-de-Sac. Je sais que vous le ferez.

— Peut-être que oui. Peut-être que non. » Je n’avais aucune certitude, ni dans un sens ni dans l’autre.

« Oh ! vous le ferez. Vous le ferez, Adam. Je vous connais mieux que vous ne vous connaissez vous-même. »

9.

C’est ainsi que cela a commencé. J’étais dans quelque nouveau royaume en dehors de la perception bien établie que j’avais de moi-même, tellement au-delà de ce que je tenais pour une conduite appropriée que je n’arrivais même pas à ressentir de l’étonnement devant ce que j’avais fait. Je l’avais recueillie, c’était tout. Une étrangère dans ma tête. Elle s’était tournée vers moi, avait fait appel à moi, et je l’avais recueillie. Comme si son imprudence avait été contagieuse. Et bien que n’ayant aucune intention de l’abriter plus longtemps qu’il n’était nécessaire, je pouvais déjà voir que je n’allais rien faire pour l’expulser tant que son salut ne serait pas assuré.

Mais comment allais-je la cacher ?

Elle était peut-être invisible, mais pas indécelable. Et tout le monde dans le vaisseau serait à sa recherche.

Il y avait seize membres d’équipage à bord qui redoutaient une matrice en liberté comme s’il s’était agi d’un vampire. Ils la traqueraient tant qu’ils ne l’auraient pas reprise. Et pas seulement l’équipage. Les intelligences seraient aux aguets elles aussi, non sous l’effet d’une peur quelconque mais simplement par conscience professionnelle : elles n’avaient rien à craindre de Vox mais elles tiendraient à ce que les manifestes correspondent au détail du chargement quand nous atteindrions notre destination.

L’équipage ne me faisait pas confiance pour commencer. J’étais trop jeune, trop neuf, trop inexpérimenté, trop gentil. J’étais tout à fait le genre d’individu susceptible de donner asile à une fugitive. Et il était tout à fait probable que sa présence en moi serait évidente pour les autres d’une quelconque façon non apparente pour moi. Quant aux intelligences, elles avaient accès à toutes sortes de données en tant que cela faisait partie de leurs opérations d’entretien habituelles. Peut-être pourraient-elles mesurer d’infimes changements psychologiques, des différences dans mes temps de réaction ou mon fonctionnement circulatoire, qui les mettraient sur la voie de la vérité. Comment savoir ? Il me faudrait être constamment en garde contre la découverte de la compagne secrète de ma conscience.

La première mise à l’épreuve s’est produite une heure après l’entrée de Vox en moi. Le voyant communication s’est allumé et j’ai entendu la musique lointaine de l’intelligence de service.

Il s’agissait cette fois de Jason 612, qui prenait son service en fin de journée. Rayonnement doré, musique profonde et vibrante. Les Jason ont tendance à être plus brusques et moins condescendants que les Henry, et en général je les préfère. Mais il était désormais terrifiant de voir cette lumière, d’entendre cette musique, de savoir que l’intelligence du vaisseau voulait me parler. J’ai eu un mouvement de recul embarrassé, comme il arrive lorsqu’on essaie d’éviter une confrontation face à face avec quelqu’un.

Mais bien sûr l’intelligence n’avait pas de face à affronter. L’intelligence n’était qu’une voix qui sortait d’un haut-parleur, et un bouillon d’impulsions magnétiques quelque part au niveau des commandes du vaisseau. N’empêche que je percevais à présent Jason 612 sous la forme d’un grand œil rougeoyant qui me traversait jusqu’à cette Vox que je cachais.

« Qu’y a-t-il ? j’ai demandé.

— Récapitulatif, capitaine. Concernant le passager décédé et la matrice portée disparue. »

Tout au fond de moi j’ai senti comme un rapide plongeon, puis la peau de mes bras et de mes épaules s’est enflammée à mesure que la chimie de la peur déferlait dans mes veines en vagues furieuses. C’était Vox, je le savais, qui, prise de panique, ouvrait les robinets de mon système hormonal. Exactement ce que j’avais craint. Comment Jason 612 pourrait-il manquer de remarquer le torrent de cette réaction endocrinienne ?

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «La compagne secrete»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «La compagne secrete» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Robert Silverberg - He aquí el camino
Robert Silverberg
Robert Silverberg - Rządy terroru
Robert Silverberg
Robert Silverberg - Poznając smoka
Robert Silverberg
Robert Silverberg - The Old Man
Robert Silverberg
Robert Silverberg - The Nature of the Place
Robert Silverberg
Robert Silverberg - The Reality Trip
Robert Silverberg
Robert Silverberg - The Songs of Summer
Robert Silverberg
Robert Silverberg - The Secret Sharer
Robert Silverberg
Robert Silverberg - Good News from the Vatican
Robert Silverberg
Robert Silverberg - The Pope of the Chimps
Robert Silverberg
Отзывы о книге «La compagne secrete»

Обсуждение, отзывы о книге «La compagne secrete» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.

x