Connie Willis - Black-out

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Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?

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Il libéra le garçon, et les deux enfants se faufilèrent sur-le-champ au milieu de la foule et filèrent par l’escalier roulant. Lequel avait cessé de fonctionner au cours de l’altercation et s’était jonché de gens, assis ou étendus sur les marches étroites.

Petits scélérats ! Ils m’ont aussi escroqué ma place.

Polly se remit à tourner, en quête d’un emplacement. Il n’y en avait plus. Les réfugiés se couchaient sur les rails après l’arrêt des métros cependant, même si aucun témoignage historique ne faisait état d’un accident, elle n’en trouvait pas moins cette pratique dangereuse, sans parler de tous les pots de chambre qui avaient été vidés à cet endroit.

Elle dénicha enfin une place libre dans l’un des couloirs de correspondance, entre deux femmes déjà endormies. Elle enleva son manteau, l’étala et s’assit. Elle posait son sac à bandoulière à côté d’elle quand elle se remémora « le Roublard » et sa sœur et le repoussa derrière son dos. Appuyée contre lui, elle tenta de s’assoupir, ce qui aurait dû se révéler facile. Elle n’avait pas dormi du tout la nuit précédente, et à peine plus de trois heures la nuit d’avant. Mais il y avait trop de bruit et de lumière, et le mur était dur comme de la pierre.

Elle se leva, plia son manteau en oreiller et s’allongea, mais le sol était encore plus dur et, quand elle fermait les yeux, deux pensées la hantaient : l’anxiété de M. Dunworthy à son sujet, parce qu’elle tardait tant à lui donner sa position, et ce que dirait Mlle Snelgrove quand elle la verrait arriver sans jupe noire. Des idées négatives. Dans l’immédiat, il n’y avait rien que Polly puisse faire pour changer la situation.

Elle s’assit et déplia l’ Express que la bibliothécaire lui avait prêté. Le paquebot City of Benares , rempli d’évacués, avait été coulé par un U-Boot , la RAF avait abattu huit avions de chasse allemands, et Liverpool avait été bombardée. Rien sur John Lewis , juste un article intitulé « Le bombardement de la City continue », et qui donnait cette information : « Parmi les cibles de mardi soir se trouvaient deux hôpitaux et une rue commerçante. » Mais on trouvait une publicité pour le magasin en page quatre.

Polly se demandait si on avait oublié de l’enlever du journal, ou si c’était un moyen de persuader les Allemands qu’il n’avait pas été touché. Pendant les attaques de V1, les Anglais avaient répandu de fausses informations dans les journaux sur les lieux frappés par les fusées. Elle chercha une publicité pour Peter Robinson , qui avait également été touché. Il n’y en avait pas. Selfridges soldait les « costumes sirène » : des combinaisons intégrales en laine, « parfaites pour les nuits dans les abris – chics et chaudes ». Voilà ce qu’il me faut ! Le sol en ciment était glacial. Polly déplia son manteau, le drapa sur elle, posa sa tête sur son sac, et tenta de nouveau de dormir.

Sans succès, malgré l’extinction des feux à 23 h 30, et la réduction des conversations à un murmure. Elle ne pouvait entendre les bombes : leur bruit ne pénétrait pas si loin sous terre. C’était déroutant d’ignorer ce qui se tramait là-haut. Allongée, elle écouta les réfugiés ronfler, puis s’assit derechef et lut le reste du journal, y compris la rubrique : « Cuisiner en temps de guerre » – dont Mme Rickett tirait de toute évidence ses recettes –, la liste des victimes, et les petites annonces personnelles.

Ces dernières offraient un aperçu intime de la vie des contemporains.

Certaines étaient drôles : L.T., pardon pour comportement soirée mess des officiers samedi dernier. STP, donne-moi encore une chance. Lt S.W.

D’autres fendaient le cœur : Quiconque aurait une information au sujet de l’enseigne Paul Robbey, vu pour la dernière fois à bord du Grafton à Dunkerque, merci de contacter Mme P. Robbey, 16, Cheyne Walk, Chelsea.

Personne n’était épargné par le Blitz, comme en témoignait cet appel : Perdu chat blanc, répondant au nom de Moppet, disparu pendant le raid nocturne du 12 septembre. Effrayé par les bruits violents. Récompense.

Pauvre petite bête, pensa Polly, piégée dans des circonstances terrifiantes qu’elle ne peut pas comprendre . Elle lui souhaita de s’en sortir et parcourut le reste des petites annonces : Cherchons hébergements pour évacués , et R.T., RV au monument à Nelson vendredi midi, H. ou Recrutons conducteurs d’ambulance. Rejoignez le FANY aujourd’hui , puis elle se rallongea, décidée à dormir.

Elle y parvint, pour être aussitôt réveillée par un bébé en pleurs, une femme en route pour les toilettes qui murmurait : « Excusez-moi… excusez-moi… excusez-moi », puis un garde qui disait sévèrement :

— Éteignez cette cigarette. Il est interdit de fumer dans l’abri à cause du risque d’incendie.

L’idée que les autorités s’inquiètent d’incendie quand la moitié de Londres au-dessus d’eux partait en fumée lui sembla si drôle qu’elle rit sous cape avant de tomber endormie.

Cette fois, ce fut le garde criant « Fin d’alerte ! » qui l’éveilla. Elle enfila son manteau en bâillant, et descendit à la Central Line pour attraper le premier métro en direction de l’ouest. En bas, un panneau d’affichage indiquait : « Liaison interrompue entre Queensway et Shepherd’s Bush ». Ce tronçon incluait Notting Hill Gate, ce qui lui enlevait tout espoir de se rendre au point de transfert avant d’aller travailler. Elle devrait acheter une jupe chez Townsend Brothers avant l’ouverture du magasin.

Le métro n’arriva qu’au bout d’une demi-heure, puis s’arrêta presque aussitôt entre deux stations. À deux reprises. Elle eut à peine le temps d’atteindre le magasin, de se débarbouiller et de se donner un coup de peigne dans les toilettes des employés avant la sonnerie d’ouverture. Son corsage était froissé et maculé de brun entre les épaules, là où elle s’était adossée au mur. Elle tenta sans grand succès de le brosser, le rentra dans sa jupe, et se dirigea vers son étage, priant que Nan ne soit pas de retour.

Elle était apparemment revenue. Mlle Snelgrove se précipita sur le comptoir de Polly, les lèvres pincées de désapprobation.

— Je croyais vous avoir expliqué lors de votre embauche que chez Townsend Brothers les vendeuses portent des jupes noires et des corsages blancs et impeccablement propres !

— Oui, ma’ame, vous l’avez fait. Je suis absolument désolée, mais je n’ai pas pu rentrer chez moi depuis deux nuits à cause des raids. J’ai passé les deux dans un abri.

— Je fermerai les yeux pour aujourd’hui. J’admets que la situation actuelle entraîne certaines… complications. Cependant, j’attends de vous que vous les surmontiez. Townsend Brothers ne peut se permettre un déclin de son excellence, quelles qu’en soient les circonstances.

Polly acquiesça.

— Je l’aurai demain, je vous le promets.

— Veillez-y.

— Vieille bique ! chuchota Marjorie à l’oreille de Polly dès que la chef de service fut partie. Avez-vous assez d’argent pour vous acheter une jupe ? S’il vous en manque, je peux vous en prêter un peu.

— Merci, je m’en sortirai.

— Je couvre votre comptoir si vous voulez vous en aller plus tôt pour l’acheter avant la fermeture des boutiques.

— Vous feriez ça ? s’exclama Polly avec gratitude. Ça ne posera pas de problèmes ?

— Je raconterai à Mlle Snelgrove que Mme Tidwell a demandé si nous avons la gaine « Débutante délicate » en extra-large. La chercher la retiendra au stock bien après l’heure de fermeture.

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