Orson Card - Basilica

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Basilica: краткое содержание, описание и аннотация

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Basilica est une ville dirigée par les femmes, dans laquelle culture et tradition sont les maîtres mots. Les hommes ne peuvent y résider que sur l’invitation expresse de leurs compagnes. C’est pourtant l’un deux, volemak, qui reçoit de surâme, l’ordinateur-dieu veillant au bien-être du monde, une vision d’apocalypse : Basilica, et, au-delà toute la planète Harmonie, sont sur le point de disparaître dans un déluge de feu. Mais à cause de quoi ? Ou de qui ? Alors que les tensions politiques grandissent entre les différentes factions de Basilica, Nafai, le benjamin de Volemak, s’efforce d’aider son père dans la quête de la vérité. Mais il semblerait que Surâme ait d’autres ambitions pour l’adolescent…

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Il atteignit le bord du toit et descendit lentement vers la chaussée. Il était tout en haut de la route Sainte ; à ce niveau, les hommes avaient encore le droit de la traverser. Beaucoup de gens remarquèrent son atterrissage, bien entendu, mais à peine arrivé, il se mit en position assise et fila dans la foule à hauteur d’enfant. Allez, les assassins, essayez de me tirer dessus, maintenant ! Quelques minutes plus tard, il arrivait à la porte. Les gardes reconnurent son nom à l’examen de son pouce, et ils lui souhaitèrent bonne chance avec force claques dans le dos.

Au sortir de la porte Arrière, ce n’était pas encore le désert, mais les limites du bois Impénétrable. À droite s’étendait la dense forêt qui rendait impraticable la région septentrionale de la cité ; à gauche, un réseau complexe de ravines encombrées d’arbres et de lianes courait depuis les verdoyantes collines de Basilica jusqu’aux premiers rochers nus du désert. Pour un homme normal, c’eût été un cauchemar à traverser, à moins qu’il ne connût le chemin – comme Elemak le connaissait sans doute. Issib, lui, n’eut qu’à éviter les obstacles les plus élevés et à se laisser flotter loin de la cité. Il se repéra au soleil pour parvenir jusqu’au plateau du désert ; là, il prit au sud, traversa la route Sèche, puis la route du Désert, et au coucher du soleil arriva enfin à l’endroit où l’attendait son fauteuil.

Ses flotteurs fonctionnaient à présent aux limites du champ magnétique de la cité, et il eut du mal à s’installer. Mais de toute manière, ce fauteuil était une source d’ennuis. Il avait cependant quelques avantages : polyvalent, il possédait un terminal relié à la bibliothèque de la cité quand il était à portée d’émetteur, avec plusieurs interfaces différentes pour s’adapter à tous les handicaps possibles. Il répondait même à certains codes vocaux et pouvait prononcer de façon compréhensible les mots les plus courants de plusieurs dizaines de langues. Sans les flotteurs, ce fauteuil aurait sans doute été l’élément le plus important de la vie d’Issib. Mais il y avait les flotteurs, grâce auxquels il devenait un homme quasi normal, avec quelques avantages en plus. Sans eux, il n’était plus qu’un misérable infirme.

Cependant, les chameaux se trouvaient hors de l’influence des magnétiques de la cité, et il devait donc utiliser son fauteuil. Une fois installé, il coupa les flotteurs, puis guida le fauteuil dans son lent vol plané au milieu des ravines jusqu’à ce qu’il sente puis entende les chameaux.

Il n’y avait personne ; il était le premier. Il posa le fauteuil sur ses pieds, rétablit l’horizontale, puis resta là à tendre l’oreille tout en cherchant, parmi les nouvelles émises par la bibliothèque, celle d’un ou de plusieurs meurtres inexpliqués, ou d’autres violences. Rien encore. Mais il fallait peut-être du temps pour que la nouvelle arrive jusqu’aux journalistes et aux cancaniers. Ses frères étaient peut-être mourants ou morts déjà, ou bien prisonniers dans l’attente d’une rançon. Que ferait-il alors ? Comment reviendrait-il à la maison ? Le fauteuil l’y ramènerait peut-être, mais c’était bien peu probable ; il n’était pas conçu pour faire de longs trajets. Par expérience, Issib savait que l’appareil ne pouvait se déplacer que pendant une heure environ, alors qu’il en fallait plusieurs pour recharger ses batteries solaires.

Mère m’aidera, se dit-il. S’ils ne sont pas revenus cette nuit, Mère m’aidera. Enfin, si j’arrive jusque chez elle.

Mebbekew courait en zigzag au milieu des promeneurs. Il avait repéré plusieurs hommes qui cherchaient à l’atteindre, mais son expérience de comédien – surtout quand il devait passer dans le public faire la quête – lui avait donné le sens de la foule, et il utilisait efficacement cette masse contre les hommes qui le suivaient : il choisissait toujours les groupes les plus denses, il plongeait dans les trous qui allaient se refermer. Bientôt les assassins – si c’en étaient – furent loin derrière lui. Alors Mebbekew adopta un pas de course à la fois nonchalant et bondissant qui, sans donner une impression de précipitation, dévorait rapidement les distances. On eût dit qu’il courait pour le plaisir, et c’était le cas, en effet, mais il ne cessait de surveiller les alentours. Chaque fois qu’il apercevait des soldats, il fonçait droit vers eux, en partant du principe que Gaballufix n’oserait pas se servir d’hommes manifestement à sa solde pour exécuter un meurtre en public et en plein après-midi.

En moins d’une heure, il eut gagné le quartier de Dollville, celui qu’il connaissait le mieux. Les soldats se firent plus rares, et si les criminels à louer ne manquaient pas par ici, ils ne restaient jamais longtemps au service d’une seule personne. Et puis Mebbekew connaissait des gens pour qui ce secteur de la ville avait moins de secrets que pour l’ordinateur municipal lui-même.

« Ne vous fiez à aucun homme », avait dit Elemak. Voilà qui ne serait pas trop difficile à observer. Meb connaissait beaucoup d’hommes, mais ses vraies amies, c’étaient les femmes. Il avait fait son choix dès qu’il avait eu l’âge de comprendre les applications pratiques de la différence entre les sexes. À seize ans, il avait failli éclater de rire quand son père lui avait trouvé une cousinette, et en s’approchant d’elle, il s’était amusé à feindre de ne rien connaître à l’amour physique ; mais au bout de quelques jours, elle l’avait renvoyé en disant plaisamment que si jamais il revenait, ce serait pour lui enseigner des choses qu’elle n’avait pas spécialement envie d’apprendre. Meb se débrouillait très bien avec les femmes. Elles l’adoraient, hier comme aujourd’hui, non parce qu’il s’y entendait pour leur procurer du plaisir, bien qu’il fût doué, mais parce qu’il savait leur donner l’impression qu’il les écoutait et qu’avec lui elles étaient à la fois utiles et en sécurité. Toutes ne l’aimaient pas, naturellement, mais elles étaient nombreuses à éprouver pour lui un sentiment profond et durable.

Aussi ne lui fallut-il, une fois arrivé, que quelques minutes pour se retrouver, rue de la Musique, dans la chambre d’une joueuse de zithère, puis dans ses bras, en elle enfin ; ensuite ils bavardèrent pendant une heure, puis elle sortit et requit l’aide de quelques comédiennes qu’ils connaissaient tous deux et qui n’étaient elles-mêmes pas insensibles au charme de Mebbekew. Peu après la tombée de la nuit, vêtu d’une robe, perruqué et maquillé, la voix et la démarche soudain féminisées, il franchit la porte de la Musique au milieu d’un groupe de femmes qui riaient et chantaient gaiement. Ce n’est qu’en appliquant son pouce sur l’écran qu’il révéla son identité ; mais le garde se contenta de lui faire un clin d’œil avant de lui souhaiter une bonne nuit.

Mebbekew conserva son déguisement jusqu’au lieu de rendez-vous, et son seul regret fut que ce soit Issib et non Elemak qui le regarde d’un air égaré avant de le reconnaître à sa voix. C’aurait été marrant de faire profiter son frère aîné de sa bonne farce ! Mais de toute façon, étant donné qu’ils venaient d’être dépossédés de toute leur fortune et du titre de leur père, Elemak n’aurait sans doute pas goûté la plaisanterie.

Quant à Elemak, sa sortie de la cité fut moins mouvementée. Il ne vit pas un seul assassin et n’eut aucun problème à gagner la maison d’Hosni, près de la porte Arrière. Craignant que des tueurs ne l’attendent à la porte elle-même, il jugea préférable de faire une visite à sa mère. Elle le régala d’un repas somptueux – elle louait toujours les services des meilleurs cuisiniers de Basilica –, prêta une oreille compatissante à son histoire, convint avec lui qu’une fausse couche pendant qu’elle portait Gaballufix aurait bien amélioré le monde, et finit par le laisser partir plusieurs heures après la tombée de la nuit avec un peu d’or au fond de sa poche, un solide couteau à la ceinture et un baiser sur la joue. Il savait pourtant que si Gaballufix venait ensuite chez elle se vanter d’avoir extorqué une fortune aux fils de Volemak, elle l’applaudirait en riant. Elle adorait tout ce qui était amusant, et presque tout l’amusait. Pleine d’entrain mais complètement superficielle, c’était d’elle que Gabya tenait sa morale, mais sûrement pas son intelligence. Pourtant, un jour, Rasa, alors professeur d’Elemak, avait dit à ce dernier que sa mère était très intelligente, en réalité, beaucoup trop pour le laisser deviner. « Imagine que tu sois entouré d’étrangers dangereux, lui avait-elle expliqué. Mieux vaut leur laisser croire que tu ne comprends pas leur langue, afin qu’ils parlent librement devant toi. C’est ce que fait cette chère Hosni au milieu des gens qui se croient très brillants et très instruits. Une fois qu’ils sont partis, elle se moque impitoyablement d’eux. »

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