Guillaume Musso - Un appartement à Paris

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« L'art est un mensonge qui dit la vérité… » « Techniquement maîtrisé, narrativement efficace, ce page turner s'inscrit dans la lignée de Harlan Coben et de Jesse Kellerman. »
Michel Dufranne — RTBF « Une intrigue qui vous tient en haleine jusqu'à la dernière page. »
Marina Carrère d'Encausse — France 5
Paris, un atelier d'artiste caché au fond d'une allée verdoyante.
Madeline l'a loué pour s'y reposer et s'isoler. À la suite d'une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
L'atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l'assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd'hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d'unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.
Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.
Guillaume Musso signe un thriller addictif et envoûtant porté par des personnages profondément humains. Une plongée vertigineuse dans le monde mystérieux de la création.

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Dans la bibliothèque, au milieu des Pléiade et des éditions limitées publiées chez Taschen ou Assouline, Gaspard mit la main sur une monographie consacrée à l’œuvre de Lorenz. Une somme de près de cinq cents pages, luxueusement reliée et dont le poids dépassait à coup sûr les trois kilos. Gaspard posa son verre sur la table basse et s’installa dans le canapé pour parcourir le livre. L’honnêteté l’obligeait à reconnaître qu’il ne connaissait pas les œuvres de Lorenz. En peinture, ses goûts le portaient davantage vers l’école flamande et l’âge d’or néerlandais : Van Eyck, Bosch, Rubens, Vermeer, Rembrandt… Il feuilleta la préface, signée par un certain Bernard Benedick, qui promettait une analyse approfondie du travail de Lorenz et l’accès à des archives inédites. Dès les premiers mots, Gaspard apprécia le ton libre et direct que prenait Benedick pour planter les grandes lignes de la biographie du peintre.

Sean Lorenz était né à New York au milieu des années 1960. C’était le fils d’une gouvernante, Elena Lorenz, et d’un médecin de l’Upper West Side qui ne l’avait jamais reconnu. Fils unique, le futur peintre avait passé son enfance et son adolescence avec sa mère dans les Polo Grounds Towers, une cité HLM au nord de Harlem. Bien qu’elle tirât le diable par la queue, sa mère s’était saignée aux quatre veines pour envoyer son fils dans un établissement privé protestant. Mais le jeune Sean ne s’était pas montré digne de ce sacrifice : après avoir été plusieurs fois renvoyé de son école, il avait glissé peu à peu dans la petite délinquance. C’est à la fin de l’adolescence, entre deux larcins, qu’il avait commencé à peindre ou plutôt à taguer les murs et les métros de Manhattan au sein d’un collectif de graffeurs qui se faisait appeler « Les Artificiers » .

Gaspard observa les photos d’époque reproduites dans l’ouvrage. On y voyait Sean à vingt ou vingt-cinq ans — allure juvénile, mais visage déjà tourmenté — vêtu d’un manteau noir trop grand pour lui, d’un tee-shirt barbouillé de peinture, d’une casquette de rappeur et d’une paire de Converse fatiguée. Armé de ses bombes aérosols, il était, sur la plupart des clichés, accompagné de deux « complices » : un Hispanique fluet aux traits fins et une fille très forte et un peu masculine toujours coiffée d’un bandeau d’Indienne. Les fameux Artificiers qui recouvraient de graphes rageurs les wagons, les palissades et les murs éventrés. Des clichés un peu flous, au grain sale, pris dans les entrepôts, les terrains vagues et les souterrains du métro. Des clichés qui ravivaient le New York sauvage, crade, violent et stimulant que Gaspard avait connu lorsqu’il était étudiant.

3.

— Les années 1980, c’était la grande époque du graffiti à New York, expliqua Bernard Benedick en entortillant ses spaghettis autour de sa fourchette. Pour se réapproprier la ville, des gamins comme Sean barbouillaient de peinture tout ce qui leur tombait sous la main : les rideaux de fer des magasins, les boîtes aux lettres, les bennes à ordures et, bien sûr, les wagons de métro.

Assise en face du galeriste, Madeline l’écoutait attentivement en grignotant sa salade de poulpe.

Après avoir posé ses couverts sur la table, Benedick attrapa dans sa poche un smartphone grande taille et fouilla dans l’application de photos pour sélectionner un répertoire d’images consacré à Sean Lorenz.

— Regardez ça, dit-il en tendant l’appareil à Madeline.

La jeune femme balaya l’écran de l’iPhone pour faire défiler des clichés numérisés datant de cette époque.

Lorz74 , ça veut dire quoi ? demanda-t-elle en pointant le sigle bombé qui revenait sur beaucoup de réalisations.

— C’était le pseudonyme de Sean. C’est courant chez les graffeurs d’associer leur nom et le numéro de leur rue.

— Les deux autres personnes à côté de Lorenz, c’est qui ?

— Des jeunes de son quartier avec qui il traînait alors. Leur groupe se faisait appeler Les Artificiers . Le petit minet latino signait ses graffitis avec le pseudonyme NightShift , mais il a rapidement disparu des radars. La fille qui ressemble à un bulldozer, c’est autre chose : une artiste très douée connue sous le nom de LadyBird . L’une des rares femmes dans le monde du graffiti.

Madeline continua à visionner les dizaines de photos stockées par Benedick. Le New York des années 1980 et 1990 avait peu de ressemblance avec la ville qu’elle avait connue. On devinait une ville-jungle âpre, des quartiers sous la coupe des gangs, des existences ravagées par le crack. En contrepoint de cette misère, les couleurs vives des graffitis éclataient comme des feux d’artifice. La plupart des peintures de Lorenz consistaient en des lettres énormes et colorées, rondes comme des ballons gonflés à l’hélium, qui se chevauchaient et s’entrelaçaient dans la pure tradition wildstyle . Madeline songea aux murs de la cité de Manchester dans laquelle elle avait passé son adolescence. Cet alphabet labyrinthique, enchevêtrement chaotique de flèches et de points d’exclamation, provoquait chez elle des sentiments contraires. Si elle en détestait le côté anarchique et transgressif, elle était forcée de reconnaître que ces fresques vitaminées avaient au moins le mérite de combattre la tristesse et la grisaille du béton.

— Si je résume, reprit le galeriste, au tout début des années 1990, Sean Lorenz est un petit délinquant qui traîne avec sa bande en se cramant le cerveau à l’héroïne. C’est aussi un graffeur plutôt doué, assez technique, et qui est capable de faire des choses intéressantes…

— … mais rien de transcendant, devina Madeline.

— Sauf que tout va changer à partir de l’été 1992.

— Que s’est-il passé ?

— Cet été-là, Sean Lorenz croise à Grand Central une jeune Française de dix-huit ans et en tombe raide amoureux. Elle s’appelle Pénélope Kurkowski. Sa mère est corse, son père, polonais. Elle travaille à New York comme jeune fille au pair, mais, en parallèle, elle court les castings pour essayer de devenir mannequin.

Le galeriste marqua une pause, le temps de se servir un verre d’eau pétillante.

— Pour attirer l’attention de Pénélope, Sean va se mettre à la peindre sur tout ce que New York compte de rames de métro. Pendant deux mois, il réalisera un nombre impressionnant de fresques mettant en scène sa dulcinée.

Il récupéra son téléphone pour y chercher d’autres photos tout en expliquant :

— Lorenz n’est pas le premier graffeur à déclarer son amour à une femme à travers ses peintures — Cornbread et Jonone l’avaient fait avant lui —, mais c’est le seul à l’avoir traduit de cette façon.

Ayant trouvé ce qu’il cherchait, il posa l’iPhone sur la table et le fit glisser en direction de Madeline.

La jeune femme approcha son visage de l’écran. Ce qu’elle y découvrit la laissa bouche bée. Les peintures étaient une ode à la beauté féminine, à la volupté et à la sensualité. Si les premières fresques étaient sages, presque romantiques, les suivantes devenaient beaucoup plus impudiques. Pénélope y apparaissait comme une femme liane, multiple, à la fois aérienne et aquatique, qui se déployait de wagon en wagon. Paré de feuillages, de roses et de fleurs de lis, son visage était encadré de cheveux fous qui flottaient, ondulaient, s’entrelaçaient pour former des arabesques aussi élégantes que menaçantes.

4.

Le livre ouvert sur ses genoux, Gaspard Coutances ne parvenait pas à détacher son regard des photos des wagons de métro peints par Sean Lorenz en ces mois de juillet et août 1992. Ces fresques étaient éblouissantes. Il n’avait jamais rien vu de pareil. Ou plutôt si : elles lui rappelaient La Femme-fleur de Picasso ainsi que certaines affiches d’Alfons Mucha, mais version underground et classées X. Qui était cette fille dont le corps flamboyait comme s’il avait été recouvert de feuilles dorées ? L’épouse de Lorenz, bien sûr, lui indiqua la légende. Cette Pénélope qu’il avait déjà aperçue sur les portraits de famille en noir et blanc. Une femme ambivalente, tantôt accueillante, tantôt vénéneuse. Une créature aux jambes interminables, à la peau d’albâtre et aux cheveux couleur de rouille.

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