Franck Thilliez - Gataca

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Gataca: краткое содержание, описание и аннотация

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Quel lien entre onze psychopathes gauchers et l'homme de Cro-Magnon ?
Alors que Lucie Henebelle peine à se remettre de ses traumatismes, l'ex-commissaire Sharko se voit relégué à des enquêtes de seconde zone. Telle la découverte du corps de cette jeune scientifique, battue à mort par un grand singe.
À nouveau réunis pour le pire, les deux flics plongent aux origines de la violence, là où le génome humain détermine son avenir : l'extinction.
Bienvenue à GATACA… « Cette plongée dans l'univers de la génétique reste haletante de bout en bout. »
Guilles Durand —
« Vous aviez aimé
? Voici la suite, magistrale. »
Femmes d'aujourd'hui

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Et ne pas savoir. Ne pas être fichue de reconnaître l’une de ses propres filles. Ces fontaines de vie qu’elle avait portées, accompagnées pendant huit ans, le jour, la nuit, durant les maladies et les carnavals scolaires, celles dont elle connaissait chaque trait, le moindre détail caché, jusqu’à la plus infime variation de leur visage.

Le sang de son sang.

Il allait falloir patienter, les secondes allaient désormais s’écouler comme un lent poison dans ses veines avec, au bout du chemin, l’horreur : soit l’une des jumelles était morte, soit elle tremblait encore entre les mains de son bourreau. Le pire, ou le pire du pire…

Quel monstre les avait enlevées ? Pourquoi ? Clara et Juliette avaient disparu en allant chercher des glaces, sur la plage des Sables-d’Olonne. Il avait fallu moins d’une minute pour qu’elles s’évaporent dans la foule. Les avait-on kidnappées par un sinistre hasard ? Les avait-on surveillées ? Dans quel but ? Lucie ne cessait d’envisager tous les scénarios, toutes les déclinaisons possibles d’histoires sordides, jusqu’à s’en rendre malade. Et un scénario était remplacé par un autre, pire encore. La bobine d’horreur n’en finissait plus.

Ce déferlement de ténèbres à cause de Franck Sharko. Elle lui en voulait à mort et jamais, plus jamais, elle ne souhaitait le revoir. Il valait mieux ainsi : elle se sentait capable de lui sauter à la gorge et de le tuer.

Qu’allaient être les prochains jours, dans l’attente des analyses, de l’enquête, des recherches du meurtrier ? Quel démon avait pu s’acharner de la sorte sur une enfant ? Où qu’il se terre, Lucie le traquerait, jusqu’au bout de ses forces.

Pas Clara ni Juliette. Ce n’est pas Clara ni Juliette que j’ai vues ce soir. C’était… autre chose.

Une timide lueur tremblait par la fenêtre de son appartement, au cœur du quartier étudiant de Lille. Un endroit sympa, d’ordinaire, lourd de vie, de conversations, de chaleur humaine. Ici, le boulevard était désert, les feux tricolores crachaient leurs vert, rouge, orange, dans une monotonie de fin du monde. Lucie avait peur de rentrer chez elle. Ces quatre murs, sans Clara et Juliette à ses côtés, c’était plus atroce qu’un sarcophage.

Sa mère, Marie Henebelle, enchaînait les tasses de café et les médicaments pour rester consciente. Il était 3 heures du matin, et la dame aux mèches blondes décolorées, à l’énergie d’ordinaire infaillible, avait pris dix ans en l’espace de quelques jours. C’est elle qui avait élevé les filles, depuis leur naissance, à cause du métier de leur mère. C’est elle qui avait changé les couches, préparé les biberons, veillé à leur chevet quand les maladies frappaient, ou quand les planques dans les bagnoles emportaient Lucie dans la nuit.

Et aujourd’hui, Seigneur, aujourd’hui…

Lucie resta immobile dans l’embrasure, les mâchoires serrées, face à sa mère. Si seulement elle avait pu fuir loin, loin d’ici, sans jamais se retourner. Marcher sur une grande langue de sable qui s’enfoncerait au milieu de l’océan. Elle pensait déjà au lendemain, à la brûlure de chaque réveil si elle avait la chance de dormir, aux lits vides dans la chambre rose et verte, à ces peluches en attente de câlins. L’éléphant de Juliette gagné aux grues de la fête foraine, l’hippopotame que Clara aimait tant serrer contre sa poitrine. Tous ces souvenirs, devenus, déjà, des plaies béantes.

Parce que Lucie ne bougeait plus, sa mère vint l’enlacer, respira longuement dans sa nuque, sans lâcher un mot. Que dire, dans ces moments-là ? Qu’on allait finir par retrouver les jumelles vivantes, et que tout allait rentrer dans l’ordre ? Un flic et, par conséquent, une mère de flic, savaient mieux que quiconque que, après quarante-huit heures, les chances de retrouver un enfant en vie s’approchaient du point zéro. La réalité, les statistiques étaient ainsi faites.

Marie remarqua le sachet hermétique et transparent que sa fille serrait dans son poing blanc. Elle comprit sur-le-champ. Le kit empaqueté contenait un masque, un tube transparent, une paire de gants en latex, une fiche cartonnée et trois écouvillons, ces espèces de cotons-tiges utilisés pour prélever de l’ADN.

Lucie murmura dans le dos de sa mère.

— Comment je vais faire, maman ? Comment je vais m’en sortir ?

Marie Henebelle s’assit sur le canapé, épuisée. Grande, fine, elle était une femme qui, à presque soixante ans, avait gardé toute sa séduction. Cette nuit-là, l’ensemble de son organisme criait à l’aide, mais elle tenait, tenait…

— Je serai là. Je serai toujours là.

Lucie acquiesça en reniflant.

— L’enfant, sur la table d’autopsie… Je l’ai maudite, maman, je l’ai maudite de me laisser dans le doute. Ce n’est pas mon enfant. Au fond de moi, je sais que ce n’est pas mon enfant. Comment l’une de mes petites filles aurait pu se retrouver là-dessus ? Comment on… comment on aurait pu lui faire du mal ? C’est seulement pas possible.

— Je sais que ce n’est pas possible.

— Je suis sûre que… que ce monstre est resté sur place quand… quand les flammes se sont déployées. Il a regardé.

— Lucie…

— Peut-être qu’ils vont le coincer très vite. Peut-être qu’il retient d’autres fillettes, et que mes enfants…

Marie répondit avec de la résignation dans la voix, signe, selon Lucie, d’une fatalité implacable.

— Peut-être Lucie, peut-être.

La flic ne trouva plus la force de parler. Dans la semi-obscurité, elle partit se laver les mains et déchira le sachet fourni par le laboratoire de police scientifique. Chacun de ses gestes pesait une tonne et revenait à admettre l’impossible. Une fois les gants enfilés, elle revint dans le salon. Elle échangea un regard avec sa mère, qui se recula, les doigts tremblant sur les lèvres.

En ses qualités d’officier de police judiciaire, Lucie glissa avec précaution l’écouvillon dans sa propre bouche, le remua délicatement afin que son extrémité en mousse blanche s’imprègne de salive. Elle frotta son visage en larmes contre son épaule, rien ne devait contaminer ses mouvements, pas même sa tristesse de mère. Elle savait que son acte était odieux, irréel : elle allait chercher dans son ADN de génitrice, les preuves que l’une de ses petites filles était peut-être morte.

Lucie appliqua ensuite le bout de l’écouvillon à l’endroit indiqué sur une carte rose — la carte FTA —, jusqu’à l’imprégner de son ADN, la rangea au fond d’un sachet, puis ferma précautionneusement avec la grosse bande autocollante rouge « Scellé judiciaire. Ne pas ouvrir. »

Le prélèvement partirait dès le lendemain matin, à la première heure, pour un laboratoire privé, où il serait empilé avec des centaines d’autres. Son avenir — leur avenir — reposait sur une vulgaire molécule qu’elle ne voyait même pas. Une succession de millions de lettres A, T, G, C qui constituait une empreinte génétique unique — sauf dans le cas de jumeaux monozygotes — et qui, tant de fois, avait orienté les enquêtes afin de confondre des suspects.

Malgré ses croyances, ses espoirs, Lucie ne put s’empêcher de penser qu’il faudrait peut-être, bientôt, vivre sans ses petites étoiles. Si cela devait arriver, comment allait-elle pouvoir continuer à exister ?

1

Un an plus tard

Le groupe Manien, de la brigade criminelle de Paris, était arrivé le premier sur les lieux du crime. Le drame s’était produit dans le bois de Vincennes, à proximité du zoo, non loin du lac Daumesnil et à quelques kilomètres seulement du fameux 36, quai des Orfèvres. Ciel bleu, eaux limpides, mais températures moyennes en ce tout début du mois de septembre. Un été mitigé, variable, souvent traversé de pluies torrentielles, permettait à la capitale de reprendre son souffle.

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