Jean-Christophe Grangé - Le Passager

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Je suis l'ombre. Je suis la proie. Je suis le tueur. Je suis la cible. Pour m'en sortir, une seule option : fuir l'autre. Mais si l'autre est moi-même ?…
Grangé a le chic, en construisant avec une minutie d’horloger son intrigue au long cours, de rendre crédible ce que son imagination débordante invente de façon totalement débridée. Bravo l’artiste ! Blaise de Chabalier, Le Figaro littéraire. Diaboliquement construit suivant le principe des poupées russes,
se dévore avec un mélange d’effroi et de jubilation. Grangé explore la frontière ténue qui sépare la raison de la folie. Celle floue entre le bien et le mal. Il nous entraîne vers des abîmes d’autant plus angoissants qu’il les a puisés dans l’ordinaire — à peine exagéré — de la société contemporaine et ses dérives.
Hubert Lizé, Aujourd’hui en France.

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Aujourd’hui, elle en était à sa période Meetic.

Trois mois de rencontres merdiques, de bavardages stériles, de connards avérés. Pour des résultats nuls et toujours humiliants. Elle sortait de chaque histoire un peu plus usée, un peu plus accablée par la cruauté masculine. Elle cherchait des compagnons, elle récoltait des ennemis. Elle visait « N’oublie jamais ». On lui servait « Les douze salopards ».

Elle leva les yeux. Ses larmes avaient séché. Elle écoutait maintenant Right where it belongs de Nine Inch Nails. À travers les brumes, les gargouilles de la cathédrale l’observaient. Ces monstres de pierre lui rappelaient tous ces hommes dissimulés derrière leurs écrans, qui la guettaient, la séduisaient avec des mensonges. Des étudiants en médecine en réalité livreurs de pizzas. Des créateurs d’entreprise qui touchaient le RSA. Des célibataires en quête de l’âme sœur dont l’épouse attendait un troisième enfant.

Des gargouilles.

Des diables.

Des traîtres…

Elle tourna la clé de contact. Le Lexomil avait fait son effet. Mais surtout, sa colère revenait, et avec elle, sa haine. Des sentiments qui la stimulaient plus sûrement que n’importe quelle drogue.

En démarrant, elle se souvint de l’événement majeur de la nuit. Un homme dans sa ville avait tué un innocent et lui avait enfoncé une tête de taureau sur le crâne. Elle se sentit ridicule avec ses préoccupations de midinette. Et cinglée d’y penser alors qu’un tueur courait dans les rues de Bordeaux.

Les dents serrées, elle prit la direction de la rue François-de-Sourdis. Pour une fois, elle n’avait pas perdu sa nuit.

Elle tenait un cadavre.

C’était toujours mieux qu’un connard vivant.

9

— Hier, tu m’as dit que tu t’appelais Mischell.

— C’est vrai. Pascal Mischell.

Freire nota le prénom. Vrai ou faux, un nouvel élément. Il n’avait eu aucune difficulté à plonger le cow-boy en état d’hypnose. Son amnésie le prédisposait à se déconnecter du monde extérieur. Un autre facteur jouait : la confiance qu’il accordait au psychiatre. Sans confiance, pas de décontraction. Sans décontraction, pas d’hypnose.

— Tu sais où tu habites ?

— Non.

— Réfléchis.

Le colosse se tenait droit sur sa chaise, les mains sur les cuisses, portant son inévitable chapeau. Freire avait voulu mener la séance dans son bureau, au Point Consultations. Un dimanche, c’était le lieu idéal pour ne pas être dérangé. Il avait tiré les stores et verrouillé la porte. Pénombre et tranquillité.

Il était 9 heures du matin.

— Je crois… Oui, le nom de la ville, c’est Audenge.

— Où est-ce ?

— Dans le bassin d’Arcachon.

Freire nota.

— Quel est ton métier ?

Mischell ne répondit pas tout de suite. Des plis sur son front, juste sous le bord du Stetson, dessinaient des lignes de réflexion.

— Je vois des briques.

— Des briques de construction ?

— Oui. Je les tiens. Je les pose.

L’homme mimait les gestes, paupières closes, comme un aveugle. Freire songea aux particules découvertes sur ses mains et sous ses ongles. De la poussière de brique.

— Tu travailles dans le bâtiment ?

— Je suis maçon.

— Où travailles-tu ?

— Je suis… Je crois… En ce moment, j’bosse sur un chantier au Cap-Ferret.

Freire écrivait toujours. Il ne prenait pas ces données pour argent comptant. La mémoire de Mischell pouvait déformer la vérité. Ou créer des éléments de pure fiction. Ces informations étaient plutôt des indices. Elles marquaient une orientation de recherche. Tout vérifier .

Il leva son stylo et attendit. Ne pas multiplier les questions. Laisser agir l’atmosphère du bureau . Lui-même se sentait gagné par le sommeil. Le géant ne parlait plus.

— Le nom de ton patron, reprit enfin Mathias, tu t’en souviens ?

— Thibaudier.

— Tu peux m’épeler ?

Mischell n’eut aucune hésitation.

— Tu ne te rappelles rien d’autre ?

Silence, puis :

— La dune. Du chantier, on voit la dune du Pilat…

Chaque réponse était comme un coup de crayon complétant l’esquisse.

— Tu es marié ?

Nouvelle pause.

— Pas marié, non… J’ai une amie.

— Comment s’appelle-t-elle ?

— Hélène. Hélène Auffert.

Après lui avoir fait épeler ce nouveau nom, Freire passa la vitesse supérieure :

— Que fait-elle dans la vie ?

— Assistante à la mairie.

— La mairie de votre village ? La mairie d’Audenge ?

Mischell se passa la main sur le visage. Elle tremblait.

— Je… Je sais plus…

Freire préféra stopper la séance. Il organiserait une autre session le lendemain. Il fallait respecter le rythme de la mémoire qui se frayait un chemin vers la lumière.

En quelques mots, il sortit Mischell de son état de suggestion puis releva les stores. L’éclat du soleil l’éblouit et relança la douleur au fond de son orbite. Il n’était plus question de brouillard sur Bordeaux. Un soleil d’hiver régnait sur la ville. Blanc et froid comme une boule de neige. Freire y vit un bon présage pour son travail sur l’amnésique.

— Comment tu te sens ?

Le cow-boy ne bougeait pas. Il portait une veste de toile, de même couleur que son pantalon, alloués par le CHS. Mi-pyjama, mi-costume de détenu. Freire secoua la tête. Il était opposé à l’idée d’un uniforme pour les patients.

— Bien, fit Mischell.

— Tu te souviens de notre conversation ?

— Vaguement. J’ai dit des trucs importants ?

Le psychiatre répondit avec prudence, utilisant les formules d’usage mais ne répétant pas à voix haute les renseignements. Il devait d’abord les vérifier, l’un après l’autre. Il s’assit derrière son bureau et regarda Mischell droit dans les yeux. Après quelques paroles d’apaisement, il l’interrogea sur son sommeil.

— J’ai encore fait le même rêve.

— Le soleil ?

— Le soleil, oui. Et l’ombre.

De quoi avait-il rêvé, lui ? Après l’épisode des hommes en noir, il était tombé dans l’inconscience comme une pierre dans un gouffre. Il avait dormi tout habillé sur le canapé du salon. Il devenait le clochard de sa propre existence.

Il se leva et fit le tour du géant, toujours assis :

— Tu as essayé de te souvenir de… ta nuit dans la gare ?

— Bien sûr. Rien me revient.

Freire marchait maintenant dans son dos. Il avait conscience que ses pas avaient quelque chose de menaçant, d’oppressant — un flic interrogeant son prisonnier. Il se rapprocha, sur sa droite :

— Pas même un détail ?

— Rien.

— La clé ? L’annuaire ?

Mischell cilla plusieurs fois. Des tics nerveux apparurent sur son visage.

— Rien. Je sais rien.

Le psychiatre revint derrière son bureau. Il sentait cette fois une résistance chez l’homme. Il avait peur. Peur de se souvenir . Freire lui adressa un sourire amical. Un vrai signe de conclusion, et d’apaisement. Il ne prenait pas assez de précautions avec ce patient. Sa mémoire était comme une feuille de papier froissée, qui pouvait se déchirer à mesure qu’on la dépliait.

— On va s’arrêter là pour aujourd’hui.

— Non. Je veux te parler de mon père.

La machine de la mémoire était enclenchée. Avec ou sans hypnose. Freire reprit son bloc.

— Je t’écoute.

— Il est mort. Y a deux ans. Un maçon. Comme moi. J’t’ai dit que je faisais ce métier ?

— Oui.

— Je l’aimais beaucoup.

— Où vivait-il ?

— Marsac. Un village dans le bassin d’Arcachon.

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