Emile Chevalier - Le gibet

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– Dites-moi, Coppie, de quel côté sont-ils allés?

– Ils se sont réfugiés vers la rivière Kansas.

– Étaient-ils nombreux?

– Vingt-cinq ou trente.

– Vingt-cinq ou trente, répéta le capitaine d’un ton rêveur.

Il réfléchit pendant une minute; puis, promenant un coup d’œil satisfait sur les sept hercules que la nature lui avait donnés:

– Mes enfants, demanda-t-il, vous sentez-vous de taille, en y joignant nos amis Coppie, Cox, Hazlett, Stevens et Joe, à vous mesurer avec les vingt-cinq bandits qui ont saccagé nos biens, massacré nos serviteurs?

– À l’instant, père! clamèrent-ils à l’envi.

– Que le Dieu d’Israël vous bénisse, et qu’il vous protège contre nos ennemis, car nous allons sans tarder marcher sur eux, dit le vieux Brown en levant les yeux au ciel.

– Amen! répondirent les assistants.

– Mais où sont les autres? interrogea encore le capitaine.

– Cox et Hazlett sont restés près de Lexington pour surveiller les esclavagistes; Stevens et Joe m’accompagnent. J’ai couru un peu, afin de vous prévenir plus tôt. Sans cela, ils seraient arrivés avec moi.

– En route donc! dit Brown en examinant les amorces de sa carabine.

Chacun de ses fils s’arma d’un fusil à deux coups, d’une paire de revolvers, d’un couteau à double tranchant, d’une hache; chacun remplit de munitions et de provisions de bouche une gibecière en peau de daim, et la petite troupe sortit de la ferme, le vieux Brown en tête.

La porte de l’habitation ne fut pas fermée, car on savait que l’on n’y reviendrait pas et qu’avant deux jours l’ennemi l’aurait brûlée.

Au moment du départ, le soleil se couchait sous un épais rideau de nuages noirs avec de larges franges orangées; le vent soufflait par rafales bruyantes; du sud-ouest, comme un écho de l’Océan courroucé, montaient les grondements de la foudre; tout faisait présager une nuit sombre, tempétueuse.

V. L’expédition[5]

Presque au sortir de la ferme, la bande s’engagea dans un chemin creux, qui courait le long d’une petite rivière. Des rochers énormes, tantôt à pic, tantôt surplombant le sentier, et tantôt fuyant en arrière par un angle aigu, bastionnaient la passe d’un côté, tandis qu’une immense prairie, dont les herbes dépassaient de plusieurs pieds la tête des voyageurs, l’encaissait de l’autre côté.

Cette passe, connue de John Brown et de ses fils seulement, menait à la rivière Kansas; mais elle se bifurquait plusieurs fois avant d’y aboutir.

Quoiqu’elle fût au ras du sol de la prairie, on se serait cru à vingt mètres sous terre, tant les sons d’en haut descendaient sourds et profonds.

Les mugissements du vent y parvenaient à peine; les cimes des longues tiges herbacées frémissaient, grésillaient avec un bruit monotone, irritant et fouettaient les piétons à la face. Mais les roulements du tonnerre se faisaient plus imposants dans l’étroit sentier. Son rempart de granit en tremblait. On eût pu craindre qu’il ne s’écroulât sur les audacieux qui bravaient ainsi les fureurs de l’ouragan.

À ces voix lugubres, ajoutez, d’intervalle en intervalle, la plainte aiguë de quelque nocturne habitant des airs, ou un rugissement qui glace les bêtes d’épouvante et fait frissonner les hommes les plus hardis, le rugissement du carcajou; l’animal sanguinaire s’il en fût, l’ennemi caché qui peut à chaque pas fondre sur vous et vous trancher l’artère jugulaire avant que vous ayez même songé à vous défendre, – le tigre du désert américain, en un mot.

Dans la gorge on ne distinguait ni ciel ni terre. Le vieux Brown n’en marchait pas moins d’un pas assuré.

Ses compagnons, auxquels s’étaient joints deux autres hommes, Hazlett et Cox, les suivaient deux à deux.

Près d’Edwin Coppie se tenait un des fils du capitaine.

Ce jeune homme, nommé Frederick, mais que par abréviation on appelait familièrement Fred, était l’ami intime de l’amant de Rebecca Sherrington.

Quoiqu’ils se connaissaient depuis quelques mois seulement, le partage d’une vie de travaux, fatigues et dangers communs, plus encore peut-être que la convenance des humeurs et la similitude des goûts, les avait promptement amenés à des confidences mutuelles.

Ils ne gardaient rien de caché l’un pour l’autre.

– Enfin, dit Edwin à Frederick, j’éprouve un instant de joie sans mélange.

– Vraiment! fit celui-ci, je croyais que loin de miss Sherrin…

– Ne parlons pas d’elle, ne parlons pas d’elle, interrompit Coppie; vous gâteriez tout mon plaisir.

– Alors, je ne vous comprends pas!

– Vous ne comprenez pas que je vois arriver avec bonheur le moment de me venger des scélérats qui m’ont ruiné!

– Vous connaissez les idées de mon père sur la vengeance.

– Sans doute, Fred, sans doute; mais lui-même n’en cède pas moins en cet instant à un désir de se venger du mal qu’on lui a fait.

– Pas si haut, mon cher, je ne voudrais pas qu’il nous entendît.

– Pour moi, reprit Edwin, je hais l’esclavage, vous le savez; j’ai appuyé mes opinions par des actes, je les appuierai encore; mais…

– Miss Sherrington en épousera un autre, dit gaiement Frederick.

Coppie tressaillit.

– Laissons miss Sherrington, je vous en prie, dit-il.

– Du tout, du tout; j’en veux causer avec vous, répondit son interlocuteur qui prenait plaisir à le taquiner.

– C’est un sujet qui ne me plaît point à cette heure, répliqua Edwin d’un ton brusque.

– Auriez-vous fait le serment que son père exigeait de vous?

– Jamais!

– Alors…

– Chut! fit Coppie.

– Qu’y a-t-il?

– J’entends du bruit. On dirait des cavaliers…

– Vous vous trompez, dit Frederick, ce ne sont pas des cavaliers, mais nos chevaux.

– Vos chevaux?

– Oui, une dizaine de chevaux que mon père a parqués ici dans une clairière et où ils sont en sûreté contre l’ennemi.

– Challenge (qui vive)! cria tout à coup une voix forte dans l’obscurité.

– Brown, répondit le capitaine en s’arrêtant.

Le reste de la bande imita ce mouvement.

– Le mot d’ordre? demanda-t-on encore.

– Esclave, dit Brown.

– Émancipation, ajouta le premier.

Une lanterne brilla dans les ténèbres et un nègre, d’une taille gigantesque, parut à l’entrée d’une grotte naturelle, formée par les rochers.

Cet individu, qui mesurait près de sept pieds de haut, était hideusement défiguré.

Il avait le corps énorme en proportion de sa taille, et la moitié du visage bouffi; mais l’autre moitié sèche, ridée, laissait percer les os; une partie de la mâchoire paraissait à nu, et pour surcroît de hideur, l’orbite de l’œil était vide.

Ces mutilations, ces cicatrices affreuses, le nègre les devait à son évasion.

Esclave chez un planteur, à l’embouchure du Mississipi, il brisa ses fers et s’enfuit. Mais poursuivi et serré de près, il ne vit d’autre moyen d’échapper à ses bourreaux qu’en se jetant dans un marais.

La fange était si profonde, si épaisse que le pauvre Africain enfonça jusque au-dessus des aisselles; il ne put sortir du bourbier.

Il resta pendant deux jours dans cette horrible position, sans boire ni manger, exposé à un soleil tropical qui lui brûlait le crâne.

Ce n’était pas assez; un crabe monstrueux s’attaqua à cette victime sans défense et lui rongea tout un côté de la face. Il lui eût dévoré la tête entière, si un autre esclave marron n’était venu au secours de son camarade.

Arraché à l’abîme, à une mort atroce, le premier guérit, et finit, après mille nouveaux périls, par atteindre le Kansas, où Brown le prit à son service. C’était une nature bonne, dévouée, mais grossière, peu intelligente et faite pour obéir.

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