Emile Chevalier - Le gibet

Здесь есть возможность читать онлайн «Emile Chevalier - Le gibet» — ознакомительный отрывок электронной книги совершенно бесплатно, а после прочтения отрывка купить полную версию. В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: foreign_antique, foreign_prose, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

Le gibet: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Le gibet»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Le gibet — читать онлайн ознакомительный отрывок

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Le gibet», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

– Qu’y a-t-il de nouveau, César? questionna Brown.

– Rien, massa; chevaux bonne santé, César aussi; li ben content de voir vous.

Et il se prit à rire.

Les contractions de ce rire, en étirant son faciès, le rendirent plus repoussant encore.

– Vous allez seller les chevaux, continua le capitaine, et, quand ce sera fait, vous vous disposerez à nous accompagner.

Les rires du nègre redoublèrent. Il sauta d’allégresse.

– Dépêchez-vous, car nous sommes pressés, mon ami, lui dit doucement Brown.

César s’élança aussitôt vers un parc, qu’à la lueur de la lanterne, on apercevait à une faible distance.

Coppie remarqua qu’il était dans une éclaircie dont les limites se perdaient au sein des ombres, mais qui s’appuyait à la barrière rocheuse de la petite rivière.

– Mes enfants, dit Brown, je vous engage à vous restaurer, car nous ignorons quand et où nous pourrons prendre un repas demain.

Les jeunes gens avaient emportés dans leurs gibecières quelques morceaux de venaison fumée.

Ils s’assirent à l’entrée de la grotte et se mirent à manger de bon appétit.

Quant à leur père, il refusa de prendre de la nourriture. Mais, se plaçant sur un quartier de roche, il approcha de lui la lanterne que César avait laissée à leur disposition, ouvrit sa Bible qui ne le quittait jamais, et lut à voix haute le chapitre LX d’Isaïe:

«Lève-toi, Jérusalem, ouvre les yeux à la lumière; elle s’avance la gloire du Seigneur; elle a brillé sur toi».

On l’écouta dans un religieux silence.

Quelle peinture que celle de ces jeunes gens vêtus et armés comme des brigands, adossés à des falaises abruptes, dans un lieu effroyablement sauvage et dans une nuit orageuse, à peine trouée par les faibles rayons d’une lanterne, prêtant, – tout en soupant sans bruit, – une oreille pieuse à la parole de Dieu transmise par un homme à l’air noble et sévère, mais dont l’équipement annonce des intentions aussi meurtrières que les leurs.

Au bout d’une demi-heure, César revint avec dix chevaux sellés. Brown et chacun de ses enfants les montèrent aussitôt.

Les quatre hommes, demeurés à pied, sautèrent en croupe derrière ceux des fils du capitaine avec qui ils étaient le plus liés.

– César, dit le chef au nègre, prends aussi place sur ma jument.

– Non, massa, pas m’asseoir à côté de vous, courir devant, avec lanterne, répondit-il.

Et, saisissant le falot, il partit à toutes jambes en avant de la caravane.

– Mon cœur bat comme si j’allais à un rendez-vous d’amour, dit Coppie à Frederick, dont il avait enfourché le cheval.

– Si miss Rebecca vous entendait! fit celui-ci en riant.

– Ah! je ne pense plus à elle.

– Ni à votre mariage?

– Non; depuis que je me suis joint à vous pour combattre les partisans de l’esclavage, je n’ai plus qu’un désir, plus qu’une passion.

– Votre vengeance!

– Peut-être, repartit-il d’un ton rêveur.

– Taisez-vous dans les rangs! ordonna Brown.

On lui obéit.

Durant plus de trois heures, les cavaliers continuèrent d’avancer au petit trot sans échanger une parole et sans que cette course prolongée parût fatiguer César.

Ce fut lui qui le premier rompit le silence.

– Massa, nous arriver près rivière Kansas, dit-il, en éteignant sa lanterne.

Une zone blanchâtre apparaissait à l’orient; les caps diminuaient en élévation, les herbes de la prairie devenaient plus courtes, plus drues et la route ondulait sur un coteau doucement incliné.

Brown appela Coppie près de lui.

– Vous connaissez, lui dit-il, le lieu où nous sommes.

– Oui; Lexington doit se trouver à cinq ou six milles à notre gauche, sur l’autre rive du Kansas.

– C’est cela. Alors, Stevens et Joe sont près de nous.

– Je le crois.

– Êtes-vous convenu avec eux d’un signal particulier de ralliement?

– Il a été convenu entre nous que je les avertirais de votre venue en imitant le cri du coq de prairie.

– Faisons une halte et voyons s’ils sont toujours à leur poste.

On arrêta les chevaux; Edwin se mit à glousser avec tant de perfection qu’on eût juré qu’un tétras saluait le réveil de l’aurore.

Des gloussements semblables lui répondirent tout de suite, et, peu après, deux hommes s’approchèrent des cavaliers.

C’étaient ceux que l’on attendait.

Toute la journée, ils avaient surveillé le parti esclavagiste. Il était campé sur la rive opposée du Kansas et plongé, sans doute, dans l’ivresse, car il avait passé la plus grande partie de la nuit à boire et à chanter.

Brown décida qu’il fallait profiter de cette circonstance pour l’assaillir à l’improviste.

S’étant fait préciser le lieu exact où ses ennemis avaient bivouaqué, il remonta le cours du Kansas à un quart de mille plus haut.

Stevens et Joe enfourchèrent deux des chevaux qui ne portaient qu’un seul cavalier, et la troupe se précipita dans les eaux de la rivière.

Les montures étaient vigoureuses. Il ne leur fallut pas plus d’un quart d’heure pour les franchir, malgré la rapidité du courant.

Le jour se levait lorsque les Brownistes atteignirent le bord méridional.

Ayant renouvelé les amorces de leurs armes, ils tournèrent lentement et avec précaution un bouquet de bois, derrière lequel leurs adversaires avaient campé.

Coppie, Cox, Hazlett, Stevens, Joe, mirent pied à terre et coupèrent à travers le bois, afin d’attaquer l’ennemi sur les deux flancs.

Mais cette tactique était superflue.

Fatigués par la veille et gorgés de whiskey, les esclavagistes dormaient si profondément qu’un bon nombre ne s’éveillèrent qu’aux premiers coups de fusil.

Une dizaine furent tués sur-le-champ; les autres s’enfuirent et se dispersèrent dans la campagne, sans avoir même riposté aux agresseurs.

Les jeunes gens voulaient les poursuivre, mais le chef s’y opposa.

– Ne frappez pas un ennemi vaincu! leur dit-il.

Cette victoire avait été l’affaire de quelques minutes.

Dans le camp, on trouva les bestiaux que les esclavagistes avaient enlevés à Brown; et, de plus, une quantité d’armes considérable, ce qui fit présumer que le parti défait attendait des renforts pour les équiper.

Le capitaine interrogea un nègre qui n’avait été que légèrement blessé.

D’abord ce nègre refusa de répondre; mais, menacé d’être fusillé s’il persistait dans son mutisme, il déclara que les troupes commandées par le capitaine Hamilton en personne, comptaient sur une centaine d’auxiliaires qu’on devait lui dépêcher du Missouri pour investir la ville de Lawrence, quartier général des abolitionnistes.

– Enfants, cria alors Brown d’une voix prophétique à ceux qui l’entouraient, je vous le répète, l’épée est tirée du fourreau, elle n’y rentrera que quand le droit des noirs aux mêmes libertés que celles dont jouissent les blancs aura été reconnu dans le monde!

Comme il achevait ces mots, les notes stridentes du clairon retentirent.

Tous les regards se portèrent vers l’ouest.

Un fort détachement de cavalerie descendait bride abattue, sabre en main, la rive droite du Kansas.

VI. À Lawrence

La vue de cette troupe, dix fois plus nombreuse que la leur, inspira un certain émoi aux jeunes gens.

– Ce sont les esclavagistes, s’écria Coppie avec exaltation; nous ne pouvons leur échapper, mais il faut leur faire payer chèrement notre vie.

– Bien parlé, mon fils, dit le vieux Brown, en lui serrant affectueusement la main. Délibérons vite, car le Seigneur a dit: «Les pensées s’affermissent par le conseil et la guerre doit être dirigée par la prudence». Quel est ton avis?

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «Le gibet»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Le gibet» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «Le gibet»

Обсуждение, отзывы о книге «Le gibet» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.

x