Charles Dickens - Le magasin d'antiquités, Tome II

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Le magasin d'antiquités, Tome II: краткое содержание, описание и аннотация

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Ce qu'il y a de certain, c'est que Kit regarda fréquemment à sa fenêtre dès le point du jour pour voir quel chemin suivaient les nuages; ce qu'il y a de certain, c'est que Barbe se fut mise également à la sienne si elle n'eût veillé très-tard à empeser et repasser de petits morceaux de mousseline, à les plisser et à les coudre sur d'autres morceaux, le tout destiné à former un magnifique ensemble de toilette pour le lendemain. Mais tous deux furent prêts de bonne heure avec un très-médiocre appétit pour le déjeuner et moins encore pour le dîner, et ils étaient dans une vive impatience quand la mère de Barbe arriva en s'extasiant sur la beauté du temps (ce qui ne l'avait pas empêchée de se munir d'un grand parapluie, car c'est un meuble sans lequel les gens de cette catégorie sortent rarement aux jours de fête), et quand on sonna pour les avertir de monter l'escalier pour aller recevoir leur trimestre en or et en argent.

Et puis M. Garland ne fut-il pas bien bon quand il dit:

«Christophe, voici vos gages, vous les avez bien gagnés?»

Et mistress Garland ne fut-elle pas excellente quand elle dit: «Barbe, voici ce qui vous revient; je suis très-contente de vous!» Et Kit, comme il signa son reçu d'une main ferme! Et Barbe, comme elle tremblait en signant le sien! Et comme il fut intéressant de voir mistress Garland verser à la mère de Barbe un verre de vin, et d'entendre la mère de Barbe s'écrier: «Dieu vous bénisse, madame, vous qui êtes une si bonne dame; et vous aussi, mon bon monsieur. À votre santé, Barbe, mon cher amour. À votre santé, monsieur Christophe.» Elle resta aussi longtemps à boire que si son verre avait été un vidrecome; et, ses gants aux mains, elle regardait la compagnie et causait gaiement; mais c'est quand ils furent tous sur l'impériale de la diligence, qu'il fallait les voir rire à coeur joie en repassant tous ces bonheurs et s'apitoyer sur les gens qui n'ont pas de jour de congé!

Quant à la mère de Kit, n'aurait-on pas dit qu'elle était de bonne famille et qu'elle avait été toute sa vie une grande dame? Elle était sous les armes pour les recevoir avec tout un attirail de théière et de tasses qui eût brillé dans une boutique de porcelaines. Le petit Jacob et le poupon étaient si parfaitement arrangés, que leurs habits paraissaient comme tout neufs, et Dieu sait cependant s'ils étaient vieux. On n'était pas assis depuis cinq minutes, que la mère de Kit disait que la mère de Barbe était exactement la personne qu'elle s'était figurée; la mère de Barbe disait la même chose de la mère de Kit; la mère de Kit complimentait la mère de Barbe sur sa fille, et la mère de Barbe complimentait la mère de Kit sur son fils; Barbe elle-même était au mieux avec le petit Jacob; mais aussi, jamais enfant ne sut mieux que celui-ci accourir quand on l'appelait, ni se faire comme lui des amis.

«Et dire que nous sommes veuves toutes les deux, dit la mère de Barbe. Vrai! nous étions nées pour nous connaître.

– Je n'en doute nullement, répondit mistress Nubbles. Et combien je regrette que nous ne nous soyons pas connues plus tôt!

– Mais, dit la mère de Barbe, il est si doux que la connaissance se fasse par un fils et une fille! Cela fait plaisir complet; n'est-il pas vrai?»

La mère de Kit donna un plein assentiment à ces paroles. Toutes deux, remontant des effets aux causes, revinrent à leurs maris défunts, dont elles passèrent en revue la vie, la mort, l'enterrement; elles comparèrent leurs souvenirs, et découvrirent diverses circonstances qui concordaient avec une exactitude surprenante; par exemple, que le père de Barbe n'avait vécu que quatre ans dix mois de plus que le père de Kit; que l'un était mort un mercredi et l'autre un jeudi; que tous deux étaient de bonne façon et de bonne mine, sans compter d'autres coïncidences extraordinaires. Ces souvenirs étant de nature à jeter un voile de tristesse sur la gaieté d'un jour de fête, Kit ramena la conversation à des sujets généraux, comme la beauté merveilleuse de Nell, dont il avait parlé à Barbe plus de mille fois déjà. Mais cette circonstance fut loin d'exciter chez les assistants l'intérêt que Kit avait supposé. Sa mère dit même, en regardant Barbe en même temps, par hasard sans doute, que miss Nell était assurément fort jolie, mais que ce n'était qu'une enfant, après tout, et qu'il y avait bien des jeunes femmes aussi jolies qu'elle; Barbe, de son côté, fit observer doucement qu'elle pensait de même et qu'elle ne pouvait s'empêcher de croire que M. Christophe fût dans l'erreur; assertion contre laquelle Kit se récria, ne concevant pas quelle raison elle avait de douter de ce qu'il disait. La mère de Barbe dit aussi qu'on voyait souvent une jeunesse changer vers quatorze ou quinze ans, et après avoir été d'abord très-belle, devenir tout à coup très-ordinaire; vérité qu'elle appuya d'exemples mémorables. Elle cita entre autres un maçon de grande espérance, qui même avait eu pour Barbe des attentions suivies, mais Barbe n'y avait pas répondu, et vraiment, quoiqu'elle ne voulût pas la contrarier là-dessus, elle ne pouvait pas s'empêcher de dire que c'était dommage. Kit fut de l'avis de la mère, et il le disait sincèrement, s'étonnant de voir Barbe devenir toute sérieuse depuis ce temps-là, et le regarder comme pour lui dire qu'il aurait aussi bien fait de se taire.

Cependant l'heure était arrivée de songer au spectacle, pour lequel on avait fait de grands préparatifs en châles et chapeaux, sans compter un mouchoir plein d'oranges et un autre rempli de pommes qu'ils eurent quelque peine à nouer, car ces fruits rebelles avaient une tendance à s'échapper par les coins. Enfin, tout étant prêt, ils partirent d'un bon pas. La mère de Kit tenait à la main le plus petit des enfants qui était terriblement éveillé; Kit conduisait le petit Jacob et donnait le bras à Barbe; ce qui faisait dire aux deux mères qui venaient par derrière qu'ils semblaient tous ne faire qu'une seule et même famille. Barbe rougit et s'écria: «Finissez donc, maman.» Mais Kit lui dit qu'elle ne devait pas se mêler de ce que disaient ces dames; et en vérité elle eût aussi bien fait de ne pas y prendre garde, si elle eût su combien il était loin de songer à lui faire la cour. Pauvre Barbe!

Enfin, ils arrivèrent au théâtre; c'était le cirque d'Astley. À peine se trouvaient-ils depuis deux minutes devant la porte fermée encore, que le petit Jacob fut rudement pressé, que le poupon reçut plusieurs meurtrissures, que le parapluie de la mère de Barbe fut emporté à vingt pas et lui revint par-dessus les épaules de la foule, que Kit frappa un individu sur la tête avec le mouchoir rempli de pommes, pour avoir poussé violemment sa mère, et qu'il s'éleva à ce sujet une vive rumeur. Mais lorsqu'ils eurent passé le contrôle et se furent frayé un chemin, au péril de leur vie, avec leurs contre-marques à la main; lorsqu'ils furent bel et bien dans la salle, assis à des places aussi bonnes que s'ils les eussent retenues d'avance, toutes les fatigues précédentes furent considérées comme un jeu, peut-être même comme une partie essentielle des plaisirs du spectacle.

Mon Dieu! mon Dieu! qu'il leur parut beau, ce théâtre d'Astley! avec ses peintures, ses dorures, ses glaces, avec la vague odeur de chevaux qui faisait pressentir les merveilles dont on allait jouir; avec le rideau qui cachait de si prodigieux mystères, la sciure de bois blanc fraîchement semée dans le cirque, la foule entrant et prenant ses places, les musiciens qui regardaient les spectateurs avec indifférence tout en accordant leurs instruments, comme s'ils n'avaient pas besoin de voir le spectacle pour commencer et comme s'ils savaient la pièce par coeur! Quel éclat se répandit partout autour d'eux lorsque la longue et lumineuse rangée des quinquets de la rampe monta lentement! et quel transport fébrile quand la petite sonnette retentit et que l'orchestre attaqua vivement l'ouverture avec roulement de tambours et accompagnement harmonieux de triangle! La mère de Barbe dit avec raison à la mère de Kit que la galerie était le meilleur endroit pour bien voir, et s'étonna de ce que les places n'y coûtaient pas beaucoup plus cher que celles des loges. Dans l'excès de son plaisir, Barbe ne savait si elle devait rire ou pleurer.

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