Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan

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« Barbier, barbier, quel dommage que tu ne sois as là ! » se disait Rob. Lui qu'un tel maître avait initié à la gastronomie, ne connaissait depuis des mois que des repas hâtifs, Spartiates, disputés à l'étude qui remplissait sa vie. Il entreprit de bon cœur de goûter à tout.

Au crépuscule, les esclaves allumèrent de grandes chandelles fixées à la carapace de tortues vivantes, puis on apporta un potage aux herbes, des œufs, un hachis fortement épicé et du poisson frit qui rappelait la chair du carrelet, avec la délicatesse de la truite. L'ombre s'épaissit et les cris des oiseaux de nuit se mêlèrent aux murmures, aux bruits de mâchoires et aux éructations. Il y eut encore une salade d'hiver et une d'été, un sherbet aigre-doux, des pâtisseries, des noix au miel et des graines salées, servis avec du vin. Il arrivait sans cesse des outres pleines prises aux inépuisables réserves du chah. Les convives commençaient à se lever pour aller se soulager ou vomir. D'autres étaient ivres morts.

Les tortues s'en furent ensemble, peut-être à bout de nerfs, regroupant les lumières dans un coin et laissant dans le noir le reste du jardin. Un jeune eunuque, s'accompagnant à la lyre, chanta les guerriers et l'amour sans se soucier de deux hommes qui se battaient à côté de lui en se traitant de « con de pute » et de « gueule de Juif » ; il fallut les séparer et les mettre dehors. Finalement, le chah inconscient fut pris de nausées. On le porta dans sa voiture.

Alors, Rob s'en alla. Dans la nuit sans lune, il eut du mal à retrouver son chemin. Cavaliers et meneurs d'attelage le dépassaient sans lui proposer de monter et il mit des heures à regagner Ispahan. Il s'arrêta à mi-chemin, et s'assit sur un mur bas pour contempler cette étonnante cité, où l'on faisait tout ce qui était interdit par le Coran. Un homme pouvait avoir quatre épouses, mais beaucoup plus nombreux étaient ceux qui risquaient la mort en couchant avec d'autres femmes, tandis que le roi des rois baisait ouvertement comme il lui plaisait. Le vin, proscrit sous peine de péché par le Prophète, était une passion nationale et le souverain collectionnait les grands crus.

Rêvant à ce puzzle qu'était la Perse, il rentra sur ses jambes chancelantes tandis que les cieux s'irisaient de reflets nacrés et que le muezzin appelait à la prière en haut du minaret de la mosquée du Vendredi.

43. L'ÉQUIPE MÉDICALE

IBN SINA avait l'habitude des vertueuses malédictions de l'imam Qandrasseh qui, ne pouvant s'en prendre au chah, avertissait ses conseillers avec une véhémence grandissante : l'ivrognerie et la débauche attireraient des foudres plus puissantes que celles du trône. Le vizir avait donc réuni des informations de l'étranger qui prouvaient avec évidence que la colère d'Allah se déchaînait contre les pécheurs sur la terre entière.

Selon des voyageurs de la route de la soie, les terres chinoises arrosées par le Kiang et le Hoai étaient dévastées de séismes et de brouillards pestilentiels. En Inde, la sécheresse avait été suivie d'abondantes pluies printanières, mais les récoltes en plein épanouissement étaient la proie des criquets. De violentes tempêtes avaient ravagé les côtes de la mer d'Arabie, causant des inondations meurtrières, tandis que l'Egypte connaissait la famine après les crues insuffisantes du Nil. Un volcan surgissait ici ; là, deux mullahs voyaient des démons en rêve. Un mois avant le ramadan, une éclipse partielle du soleil avait embrasé le ciel.

Mais le pire vint des astrologues royaux, qui prévoyaient avant deux mois la conjonction de trois planètes majeures, Saturne, Jupiter et Mars, dans le signe du Verseau. On discutait de la date, mais tous s'accordaient sur la gravité de l'événement. Ibn Sina lui-même se rappelait ce qu'avait écrit Aristote sur la menace d'une conjonction Mars-Jupiter. Aussi personne ne s'étonna lorsqu'un matin Qandrasseh manda Ibn Sina pour lui annoncer que la peste s'était déclarée à Chiraz, la plus grande ville de l'Anshan.

« Quelle peste ? demanda Ibn Sina.

– La mort. » (C'est ainsi qu'on appelait la peste noire.)

Ibn Sina pâlit, espérant encore que l'imam se trompait car la peste noire n'avait pas reparu en Perse depuis trois cents ans. Mais il s'attaqua aussitôt au problème.

« Il faut envoyer immédiatement des soldats sur la route des épices, pour refouler toutes les caravanes et les voyageurs venant du sud et dépêcher une équipe médicale à Chiraz...

– La région ne nous rapporte guère d'impôts...

– C'est notre propre intérêt de contenir le mal, car cette peste se propage très rapidement. »

Rentré chez lui, Ibn Sina décida de ne pas se séparer de ses collègues, dont on aurait besoin à Ispahan si le fléau s'y déclarait. Il enverrait plutôt un seul médecin avec une équipe d'étudiants. Ayant réfléchi, il prit une plume d'oie, de l'encre, du papier, puis écrivit :

Hakim Fadil ibn Parviz, chef ;

Suleiman al-Gamal, étudiant de troisième année ;

Jesse ben Benjamin, étudiant de première année ;

Mirdin Askari, étudiant de deuxième année.

L'équipe devait aussi comporter quelques-uns des élèves les plus faibles, pour leur donner cette chance unique, providentielle de rattraper leur retard et de devenir médecins. Il ajouta donc les noms suivants :

Omar Nivahend, étudiant de troisième année ;

Abbas Sefi, étudiant de troisième année ;

Ali Rashid, étudiant de première année ;

Karim Harun, étudiant de septième année.

Quand les huit jeunes gens réunis apprirent du médecin-chef qu'ils allaient au Anshan combattre la peste noire, ils furent pris d'un tel embarras qu'ils n'osaient pas se regarder.

« Il faut emporter des armes, dit Ibn Sina, car les réactions des gens sont imprévisibles en cas de peste. »

Ali Rashid poussa un long soupir en frissonnant. Il avait seize ans, les joues rondes, des yeux doux, et sa famille lui manquait tellement qu'il pleurait jour et nuit sans pouvoir travailler. Rob s'obligea à écouter attentivement ce que disait le maître.

« ... Nous ne savons pas la combattre car elle ne s'est pas produite de notre temps. Mais je vous donnerai un livre, composé il y a trois cents ans par des médecins qui ont survécu dans différents pays. Tout n'y est pas bon, sans doute, mais vous pourrez y trouver des renseignements utiles. Comme il est possible que la peste noire se répande par des effluves putrides dans l'atmosphère, je pense qu'il sera bon d'allumer de grands feux de bois aromatiques près des malades comme des bien-portants. Ces derniers se laveront avec du vin et du vinaigre dont ils aspergeront leurs maisons ; et ils respireront du camphre et autres substances volatiles.

« Vous veillerez à ce que les malades en fassent autant. Quand vous les approcherez, tenez devant votre nez des éponges imprégnées de vinaigre ; faites bouillir l'eau avant de la boire, pour la clarifier de ses impuretés, et nettoyez vos mains chaque jour car il est écrit dans le Coran que le diable se cache sous les ongles. Ceux qui survivront à l'épidémie ne devront pas rentrer immédiatement à Ispahan, où ils risqueraient de l'apporter. Vous irez dans une maison, au rocher d'Ibrahim, à un jour de Nain, et trois jours d'ici. Vous y resterez un mois avant de retourner chez vous. C'est compris ?

– Oui, maître », dit hakim Fadil ibn Parviz avec émotion, parlant pour tous puisqu'il était leur chef.

Le jeune Ali pleurait silencieusement, et le beau visage de Karim Harun s'était assombri. Enfin, Mirdin Askari éleva la voix.

« Ma femme et mes enfants... Je dois m'en occuper : si jamais...

– Oui. Ceux qui ont des responsabilités n'ont plus que quelques heures pour régler leurs affaires. »

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