Thilliez, Franck - L'anneau de moebius
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— Que quoi ? Que quoi ?
Elle prit le temps de répondre. Ses pupilles fuyaient à droite, à gauche.
— Cette… Cette ville me dit quelque chose. On en a déjà parlé lors de…
— De quoi ?
Elle secoua la tête.
— Mince, je ne m’en souviens plus. Une soirée, un cocktail pour un tournage, un truc dans le genre. Écoute, je suis fatiguée à présent. Oublie tes cauchemars, toutes ces coïncidences, par pitié.
Stéphane insista. Il tenait peut-être un détail, un début de piste prouvant qu’il n’était pas cinglé.
— L’immatriculation 8866 BCL 92 ! Une Porsche rouge ! Une belle maison bourgeoise, avec des toits en pointe, des tuiles bleues et noires, des fenêtres ovales, gigantesques ! Dis-moi que tu t’en rappelles !
Sylvie éteignit l’une des lumières.
— Que je m’en rappelle ? Mais je suis pas dingue, quand même ! Cela ne me dit absolument rien !
Elle s’immobilisa dans l’embrasure de la porte, exténuée, les yeux rouges de fatigue.
— Viens, allons nous coucher. On réglera ça demain, d’accord ? Si tu insistes, je prendrai une RTT, nous irons à la gendarmerie.
Nous tirerons tout cela au clair. Mais pas ce soir. Pas ce soir, s’il te plaît…
Elle vint se serrer contre lui, respira longtemps dans le creux de son cou, au bord des larmes.
— J’ai si peur que tout recommence…
Stéphane répondit à l’étreinte, les pupilles dilatées dans l’obscurité. Il voyait encore le mouchoir rose imbibé de sang. Les horreurs racontées à la radio résonnaient dans ses oreilles. Une gamine noyée. Méry-sur-Oise… Une ville à une demi-heure seulement de Lamorlaye.
Sans bouger, Sylvie se mit à lui parler doucement.
— Tout ce qui est arrivé n’était pas ta faute. Pas ta faute…
Stéphane sentit la douleur l’envahir : ces anciennes images,
les cris, le sang… Sylvie continuait à raconter, il ne percevait plus que des bribes de paroles.
— … cauchemars, tes pressentiments, ta stérilité, c’est tout cela qui te travaille, remonte à la surface en même temps. Je ne veux pas qu’on t’abrutisse encore de médicaments. Je ne veux pas avoir à revivre l’enfer.
Elle l’enlaça avec tendresse et murmura :
— Tu dois me dire pourquoi nous sommes venus habiter ici, Stéphane. Tu dois me confier ce que tu cherches dans cette maison isolée, cette ville perdue.
Stéphane inspira. Il aurait aimé la serrer plus fort encore, l’étourdir de caresses jusqu’à la chambre. Mais l’envie n’arrivait pas, n’arrivait plus. Trop d’horreurs lui bourraient le crâne. Et elles le dévoraient, l’étranglaient, l’étouffaient depuis si longtemps.
— Je ne cherche rien. Rien du tout.
Sylvie chuchota, la voix entrecoupée de petits hoquets :
— Je me rappelle bien, la première fois où tu m’as emmenée en pleine nuit dans ton atelier, le Vieil atelier de Bagnolet où tu faisais tes débuts. Tu te souviens ?
— Je… Excuse-moi. Les médocs m’ont grillé pas mal de neurones.
Elle baissa les paupières.
— Tu t’étais mis le masque en latex d’un homme d’au moins quatre-vingts ans, tu t’es agenouillé devant moi, avec un faux bouquet de fleurs, et tu m’as demandé si je t’aimerais même si tu devenais un Vieux croûton aigri.
— Et… qu’as-tu répondu ?
— Je t’ai arraché les fleurs des mains, les ai jetées, je t’ai plaqué au sol et on a fait l’amour entre une bonne dizaine de faux corps carbonisés, moi entièrement nue, et toi nu, mais avec le masque et tes chaussures. Et je t’ai dit : « Quelle que soit ton apparence, ce qui compte, c’est…
— … Ce qu’il y a au fond de ton cœur. »
La poitrine de Sylvie se serra.
— Montons, je t’en prie. Tout n’est pas si loin que cela.
Stéphane ralluma l’halogène, les monstres se teintèrent alors de reflets roux. Dans ce théâtre d’horreur, il caressa le doux visage de sa femme.
— Je prends juste quelques notes et j’arrive, d’accord ? C’est important pour moi. J’ai déjà oublié certains éléments du rêve précédent et je dois tout marquer, si je veux garder une trace, si je veux pouvoir comprendre.
— Comprendre qu’il n’y a rien à comprendre ?
— S’il te plaît…
Elle hocha la tête en silence, les lèvres pincées, et disparut à reculons, sans plus un mot.
Les hauts talons claquaient encore dans le long couloir que Stéphane se ruait déjà sur son carnet. Il l’ouvrit, page trois.
Il nota la date et l’heure présumée du nouveau rêve : jeudi 3 mai 2007,23 h 25. Il lui donna un titre, « Route vers Sceaux », et en décrivit tous les détails, tant visuels que sonores. Il avait l’impression d’être un témoin, une caméra, qui enregistrait les événements sans pouvoir leur conférer un sens. Ce que le Stéphane imaginaire voyait, lui le voyait. Ce qu’il entendait, lui l’entendait. Mais sans plus. Il n’était pas un personnage omniscient comme dans la plupart des autres rêves où l’on évolue dans des décors changeants et improbables. Non. Il était juste lui-même : un personnage dans un monde réel. Trop réel.
Puis il compara le contenu de ses deux cauchemars. Il remarqua les sanglots, omniprésents. Les tremblements. Les coups sur la figure qui, dans le second rêve, avaient cicatrisé un peu plus que dans le précédent. Les traces de piqûres, sur l’avant-bras droit. Le flingue. Et le sang. Le sang sur ses mains, sur les vêtements, sur le mouchoir rose d’enfant. Ces deux histoires étaient-elles « dans l’ordre », représentaient-elles une suite logique d’événements ? Quels événements ?
Stéphane recula sur son siège à roulettes. Quel phénomène étrange… Lui qui, d’ordinaire, ne se rappelait de rien ! Même gamin, même adolescent. Pour lui comme pour la plupart des somnambules, les rêves n’existaient qu’à travers les livres. Et les récits des autres.
Alors, pourquoi les images affluaient-elles si distinctement à présent ? A cause du traumatisme crânien, de l’accident ? Du brusque arrêt des antidépresseurs, des neuroleptiques ? Des deux, qui, cumulés, créaient un dérèglement dans une zone de son cerveau ? Ou alors… c’étaient les signes de la schizophrénie, qui resurgissaient avec éclat.
Stéphane fixa les paumes de ses mains, leurs lignes de Vie. Jamais il n’avait été schizophrène ou psychologiquement déséquilibré. Jamais. Des coïncidences, juste d’horribles coïncidences.
Il feuilleta à nouveau son calepin, dont les pages commençaient déjà à se détacher.
Le flingue.
Dans le premier rêve, au moment où on le braquait dans la cave, il parlait d’un « pistolet à canon unique, noir, avec un chargeur ». Et dans le deuxième il précisait : « Sig Sauer ».
C’était un pistolet qu’on utilisait souvent sur les tournages des films policiers.
Parce qu’il s’agissait d’un flingue de flic.
Il se releva, la main sur le front, le tee-shirt trempé.
— Pas de panique… Calmos…
Peut-être avait-il rêvé d’un Sig Sauer parce qu’il ne connaissait que cette arme… Logique, même. Et Sceaux ? Les bribes d’un souvenir enfoui ? Pourquoi Sylvie avait-elle le sentiment de connaître cette ville, elle aussi ?
Il ingurgita un quart de bouteille d’eau et, brusquement, fonça sur l’ordinateur, planté juste derrière Hauntedmouth, géant à la mâchoire de requin dont l’ombre ciselée s’effondrait sur l’écran.
Dans Google, il tapa le numéro de la plaque d’immatriculation. 8866 BCL 92. Aucun résultat, bien évidemment.
Puis il s’intéressa à Méry-sur-Oise. Le terme « Enoc » lui disait vaguement quelque chose, il l’avait déjà entendu. Mais quand ? Impossible de se rappeler, sa mémoire lui jouait décidément de sales tours.
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