Alexandre Dumas - ANGE PITOU - Tome II
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– Ah ! que voilà les hommes ! Croyez-vous que j’eusse ajouté foi aux témoignages d’un autre, d’un indifférent lorsqu’il s’agissait de la vie de mon époux, du salut de la France ?
– Il me semble pourtant que c’est là ce que vous avez fait, Antoinette, vous avez ajouté foi…
Elle secoua la tête avec une obstination charmante.
– Demandez, fit-elle en désignant la femme qui était là, demandez à cette bonne Campan ce qu’elle et moi nous avons fait ce matin.
– Quoi donc, mon Dieu ? demanda le roi tout intrigué.
– Ce matin, que dis-je, cette nuit, comme deux folles, nous avons éloigné tout le service, et nous nous sommes enfermées
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dans sa chambre, à elle, qui est reculée au fond du dernier corps de logis des pages ; or, les pages sont partis hier soir pour les logements à Rambouillet. Nous nous sommes assurées que personne ne pouvait nous surprendre avant que nous eussions ef-fectué notre projet.
– Mon Dieu ! mais vous m’effrayez véritablement. Quels desseins avaient donc ces deux Judith ?
– Judith fit moins, dit la reine ; moins de bruit, surtout.
Sauf cela, la comparaison serait merveilleuse. Campan tenait le sac qui renfermait ce plastron ; moi, je portais un long couteau de chasse allemand de mon père, cette lame infaillible qui tua tant de sangliers.
– Judith ! toujours Judith ! s’écria le roi en riant.
– Oh ! Judith n’avait pas ce lourd pistolet que j’ai pris à vos armes et que j’ai fait charger par Weber.
– Un pistolet !
– Sans doute. Il fallait nous voir dans la nuit, peureuses, troublées au moindre bruit, nous dérobant aux indiscrets, filant comme deux souris gourmandes par les corridors déserts. Campan ferma trois portes, matelassa la dernière ; nous accrochâ-
mes le plastron au mur sur le mannequin qui sert à étendre mes robes ; et moi, d’une main solide, je vous jure, j’appliquai un coup de couteau à la cuirasse ; la lame plia, bondit hors de mes mains, et alla se ficher dans le parquet, à notre grande épouvante.
– Peste ! fit le roi.
– Attendez.
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– Pas de trou ? demanda Louis XVI.
– Attendez, vous dis-je. Campan ramassa la lame, et me dit : « Vous n’êtes pas assez forte, madame, et votre main tremblait peut-être ; moi, je serai plus robuste, vous allez voir. » Elle saisit donc le couteau et en bourra au mannequin fixé sur le mur un coup tellement bien appliqué, que ma pauvre lame allemande se brisa net sur les mailles. Tenez, voici les deux morceaux, Sire ; je veux vous faire faire un poignard avec ce qui reste.
– Oh ! mais c’est fabuleux, cela, dit le roi ; et pas de brè-
che ?
– À peu près une égratignure au chaînon supérieur, et il y en a trois l’un sur l’autre, s’il vous plaît.
– Je voudrais voir.
– Vous verrez.
Et la reine se mit à déshabiller le roi avec une prestesse merveilleuse, pour lui faire admirer son idée et ses hauts faits.
– Voici une place un peu gâtée, ce me semble, dit le roi en montrant du doigt une légère dépression produite sur une surface d’environ un pouce.
– C’est la balle du pistolet, Sire.
– Comment, vous avez tiré un coup de pistolet à balles, vous ?
– Je vous montre la balle aplatie, noire encore. Tenez, croyez-vous maintenant que votre existence soit en sûreté ?
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– Vous êtes un ange tutélaire, dit le roi qui se mit à dégrafer lentement le gilet pour mieux observer la trace du coup de couteau et la trace de la balle.
– Jugez de ma frayeur, cher roi, dit Marie-Antoinette, quand il me fallut lâcher le coup de pistolet sur la cuirasse. Hé-
las ! ce n’était rien encore que de faire cet affreux bruit dont j’ai tant de peur ; mais c’est qu’il me semblait, en tirant sur le gilet destiné à vous protéger, que je tirais sur vous-même ; c’est que j’avais crainte de voir un trou dans les mailles, et alors mon travail, mes peines, mon espoir étaient à jamais ruinés.
– Chère femme, dit Louis XVI en dégrafant complètement le gilet, que de reconnaissance !
Et il déposa le plastron sur une table.
– Eh bien ! que faites-vous donc ? demanda la reine.
Et elle prit le gilet qu’elle présenta une seconde fois au roi.
Mais lui, avec un sourire plein de grâce et de noblesse :
– Non, dit-il, merci.
– Vous refusez ? s’écria la reine.
– Je refuse.
– Oh ! mais, songez-y donc, Sire.
– Sire !… supplia madame Campan.
– Mais c’est le salut, mais c’est la vie !
– C’est possible, dit le roi.
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– Vous refusez le secours que Dieu lui-même nous envoie.
– Assez ! assez ! dit le roi.
– Oh ! vous refusez ! vous refusez !
– Oui, je refuse.
– Mais ils vous tueront !
– Ma chère, quand les gentilshommes sont en campagne, au XVIIIème siècle, ils y sont en habit de drap, veste et chemise, c’est pour les balles ; quand ils vont sur le terrain d’honneur, ils ne gardent que la chemise, c’est assez pour l’épée. Moi, je suis le premier gentilhomme de France, je ne ferai ni plus ni moins que mes amis. Il y a plus : là où ils prennent du drap, j’ai seul le droit de porter de la soie. Merci, ma chère femme, merci, ma bonne reine, merci.
– Ah ! s’écria la reine, à la fois désespérée et ravie ; pourquoi son armée ne l’entend-elle pas ?
Quant au roi, il avait achevé de s’habiller tranquillement, sans même paraître comprendre l’acte d’héroïsme qu’il venait d’accomplir.
– Est-ce donc une monarchie perdue, murmura la reine, que celle qui trouve de l’orgueil en de pareils moments ?
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Chapitre XXXVI
Le départ
En sortant de chez la reine, le roi se trouva immédiatement entouré de tous les officiers et de toutes les personnes de sa maison désignées par lui pour faire avec lui le voyage de Paris.
C’étaient MM. de Beauvau, de Villeroy, de Nesle et d’Estaing.
Gilbert attendit, confondu au milieu de la foule, que Louis XVI l’aperçût, ne fût-ce que pour lui jeter en passant un regard.
Il était visible que tout ce monde-là était dans le doute, et qu’on ne pouvait croire à la persistance de cette décision.
– Après déjeuner, messieurs, dit le roi, nous partons.
Puis, apercevant Gilbert :
– Ah ! vous voilà, docteur, continua-t-il ; très bien. Vous savez que je vous emmène.
– À vos ordres, Sire.
Le roi passa dans son cabinet, où il travailla deux heures.
Il entendit ensuite la messe avec toute sa maison, puis, vers neuf heures, il se mit à table.
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Le repas se fit avec le cérémonial accoutumé ; seulement, la reine, que l’on voyait depuis la messe avec des yeux gonflés et rouges, voulut, sans y prendre part le moins du monde, assister au repas du roi, afin de demeurer plus longtemps devant lui.
La reine avait amené ses deux enfants, qui, tous deux émus déjà sans doute par les conseils maternels, promenaient leurs yeux inquiets du visage de leur père à la foule des officiers et des gardes.
Les enfants, de temps en temps, essuyaient, en outre, sur l’ordre de leur mère, une larme qui venait poindre à leurs cils, et ce spectacle animait de pitié les uns, de colère les autres, de douleur toute l’assemblée.
Le roi mangea stoïquement. Il parla plusieurs fois à Gilbert sans le regarder ; il parla presque constamment à la reine, et toujours avec une affection profonde.
Enfin il donna des instructions à ses capitaines.
Il achevait son repas lorsqu’on lui vint annoncer qu’une colonne épaisse d’hommes à pied, venant de Paris, apparaissait à l’extrémité de la grande allée qui aboutit à la place d’Armes.
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