Alexandre Dumas - ANGE PITOU - Tome II
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– Qu’avez-vous ? dit-il à la reine. Prétendez-vous retarder ou empêcher ce dont nous sommes convenus hier ensemble ?
– Nullement, Sire.
– Je vous en prie, n’est-ce pas, plus de raillerie sur un sujet de cette gravité. Je dois, je veux aller à Paris ; je ne puis plus m’en dispenser. Ma maison est commandée ; les personnes qui m’accompagneront sont dès hier soir désignées.
– Sire, je ne prétends rien, mais…
– Songez, dit le roi en s’animant par degrés pour se donner du courage, songez que déjà la nouvelle de mon voyage à Paris a dû parvenir aux Parisiens, qu’ils se sont préparés, qu’ils m’attendent ; que les sentiments très favorables que selon la prédic-
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tion de Gilbert ce voyage a jetés dans les esprits, peuvent se changer en une hostilité désastreuse. Songez enfin…
– Mais, Sire, je ne vous conteste pas ce que vous me faites l’honneur de me dire ; je me suis hier résignée, résignée je suis aujourd’hui.
– Alors, madame, pourquoi ces préambules ?
– Je n’en fais pas.
– Pardon ; pourquoi ces questions sur mon habillement, sur mes projets ?
– Sur l’habillement, à la bonne heure, reprit la reine, en essayant encore de ce sourire qui, à force de s’évanouir, devenait de plus en plus funèbre.
– Que voulez-vous de mon habillement ?
– Je voudrais, Sire, que vous quittassiez votre habit.
– Ne vous paraît-il pas séant ? C’est un habit de soie d’une couleur violette. Les Parisiens sont accoutumés à me voir ainsi vêtu ; ils aimaient chez moi cette couleur, sur laquelle, d’ailleurs, un cordon bleu fait bien. Vous me l’avez dit vous-même assez souvent.
– Je n’ai, Sire, aucune objection à faire contre la nuance de votre habit.
– Alors ?
– C’est contre la doublure.
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– Vraiment, vous m’intriguez avec cet éternel sourire… la doublure… quelle plaisanterie !…
– Je ne plaisante plus, hélas !
– Bon, voilà que vous palpez ma veste, à présent ; vous dé-
plaît-elle aussi ? Taffetas blanc et argent, garniture que vous m’avez brodée vous-même, une de mes vestes favorites.
– Je n’ai rien non plus contre la veste.
– Que vous êtes singulière ! c’est le jabot, c’est la chemise de batiste brodée qui vous offusquent ? Eh ! ne dois-je pas faire toilette pour aller voir ma bonne ville de Paris ?
Un amer sourire plissa les lèvres de la reine ; sa lèvre infé-
rieure surtout, celle qu’on lui reprochait tant, à l’Autrichienne, s’épaissit et s’avança comme si elle se fût gonflée de tous les poi-sons de la colère et de la haine.
– Non, dit-elle, je ne vous reproche pas votre belle toilette, Sire, c’est toujours la doublure, toujours, toujours.
– La doublure… de ma chemise brodée ! ah ! expliquez-vous, enfin.
– Eh bien ! je m’explique ; le roi, haï, gênant, qui va se jeter au milieu de sept cent mille Parisiens ivres de leurs triomphes et de leurs idées révolutionnaires, le roi n’est pas un prince du moyen âge, et cependant il devrait faire aujourd’hui son entrée à Paris dans une bonne cuirasse de fer, sous un armet de bon acier de Milan ; il devrait s’y prendre de façon, ce prince, que pas une balle, pas une flèche, pas une pierre, pas un couteau ne pût trouver le chemin de sa chair.
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– C’est vrai, au fond, dit Louis XVI pensif ; mais ma bonne amie, comme je ne m’appelle ni Charles VIII, ni François Ier, ni même Henri IV, comme la monarchie d’aujourd’hui est nue sous le velours et la soie, j’irai nu sous mon habit de soie, et pour mieux dire… j’irai avec un point de mire qui pourra guider les balles. J’ai la plaque des ordres sur le cœur.
La reine poussa un gémissement étouffé.
– Sire, dit-elle, nous commençons à nous entendre. Vous allez voir, vous allez voir que votre femme ne plaisante plus.
Elle fit un signe à madame Campan, qui était restée au fond de la chambre, et celle-ci prit dans un tiroir du chiffonnier de la reine un objet de forme large, plate et oblongue, caché dans une enveloppe de soie.
– Sire, dit la reine, le cœur du roi appartient d’abord à la France, c’est vrai, mais je crois beaucoup qu’il appartient à sa femme et à ses enfants. Pour ma part, je ne veux pas que ce cœur soit exposé aux balles ennemies. J’ai pris mes mesures pour sauver de tout péril mon époux, mon roi, le père de mes enfants.
En même temps elle développait du linge de soie qui l’enfermait un gilet de fines mailles d’acier croisées avec un art si merveilleux qu’on eût dit une étoffe arabe, tant le point de la trame imitait la moire, tant il y avait de souplesse et d’élasticité dans les tissus et le jeu des surfaces.
– Qu’est cela ? dit le roi.
– Regardez, Sire.
– Un gilet, ce me semble.
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– Mais oui, Sire.
– Un gilet qui ferme jusqu’au col.
– Avec un petit collet destiné, comme vous le voyez, à doubler le col de la veste ou de la cravate.
Le roi prit le gilet dans ses mains et l’examina curieusement.
La reine, voyant cette bienveillante attention, était péné-
trée de joie.
Le roi, lui, semblait compter avec bonheur chacune des mailles de ce réseau merveilleux qui ondulait sous ses doigts avec la malléabilité d’un tricot de laine.
– Mais, dit-il, c’est là de l’admirable acier.
– N’est-ce pas, Sire ?
– Et un travail miraculeux.
– N’est-ce pas ?
– Je ne sais vraiment pas où vous avez pu vous procurer cela.
– Je l’ai acheté hier soir d’un homme qui depuis longtemps me l’avait offert pour le cas où vous iriez en campagne.
– C’est admirable ! admirable ! dit le roi, examinant en ar-tiste.
– Et cela doit aller comme un gilet de votre tailleur, Sire.
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– Oh ! croyez-vous ?
– Essayez.
Le roi ne dit mot ; il défit lui-même son habit violet.
La reine tremblait de joie ; elle aida Louis XVI à déposer les ordres, et madame Campan le reste.
Cependant le roi ôtait lui-même son épée. Quiconque à ce moment eût contemplé la figure de la reine l’eût vue illuminée d’une de ces triomphales clartés que reflète la félicité suprême.
Le roi se laissa dépouiller de sa cravate sous laquelle les mains délicates de la reine glissèrent le col d’acier.
Puis Marie-Antoinette elle-même attacha les agrafes de ce corselet qui prenait admirablement la forme du corps, couvrait les entournures, doublé partout d’une fine buffleterie destinée à amortir la pression de l’acier sur les chairs.
Ce gilet descendait plus bas qu’une cuirasse, il défendait tout le corps.
Placées par-dessus, la veste et la chemise le couvraient complètement. Il n’augmentait pas d’une demi-ligne l’épaisseur du corps. Il permettait les gestes sans amener aucune gêne.
– Est-ce bien pesant ? dit la reine.
– Non.
– Voyez donc, mon roi, quelle merveille, n’est-ce pas ? dit la reine, en battant des mains, à madame Campan qui achevait de fermer les boutons des manches du roi.
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Madame Campan manifesta sa joie tout aussi naïvement que la reine.
– J’ai sauvé mon roi ! s’écria Marie-Antoinette. Cette cuirasse invisible, essayez-la, placez-la sur une table, essayez de l’entamer avec un couteau, essayez de la trouer avec une balle, essayez ! essayez !
– Oh ! fit le roi d’un air de doute.
– Essayez ! répéta-t-elle dans son enthousiasme.
– Je le ferais volontiers par curiosité, dit le roi.
– Ne le faites pas, c’est inutile, Sire.
– Comment, il est inutile que je vous prouve l’excellence de votre merveille !
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