Alexandre Dumas - ANGE PITOU - Tome II

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– Bien, bien, je le savais, dit La Fayette.

– Nous le savions, dit Bailly, et les ordres sont donnés pour qu’il soit gardé là.

– Gardé là ? répète le courrier.

– Sans doute, j’ai envoyé deux commissaires avec une escorte.

– Une escorte de deux cent cinquante hommes, n’est-ce pas ? dit un électeur ; c’est plus que suffisant.

– 88 –

– Messieurs, dit le courrier, voici justement ce que je viens vous dire : l’escorte a été dispersée et le prisonnier enlevé par la multitude.

– Enlevé ! s’écrie La Fayette. L’escorte s’est laissé enlever son prisonnier ?

– Ne l’accusez pas, général, tout ce qu’elle a pu faire, elle l’a fait.

– Mais M. Bertier ? demanda avec anxiété Bailly.

– On l’amène à Paris, dit le courrier, et il est au Bourget en ce moment.

– Mais s’il vient jusqu’ici, s’écria Billot, il est perdu !

– Vite ! vite ! s’écria La Fayette, cinq cents hommes au Bourget. Que les commissaires et M. Bertier s’y arrêtent, qu’ils y couchent ; pendant la nuit nous aviserons.

– Mais qui osera se charger de cette commission ? dit le courrier, qui regardait avec terreur par la fenêtre cette mer hou-leuse dont chaque flot jetait son cri de mort.

– Moi ! s’écria Billot, celui-là je le sauverai.

– Mais vous y périrez, s’écria le courrier, la route est noire de monde.

– Je pars, dit le fermier.

– Inutile, murmura Bailly, qui venait de prêter l’oreille.

Écoutez ! Écoutez !

– 89 –

Alors on entendit du côté de la porte Saint-Martin un bruit pareil au rugissement de la mer sur les galets.

Ce bruit furieux s’échappait par-dessus les maisons, comme la vapeur bouillonnante s’échappe par-dessus les bords d’un vase.

– Trop tard ! dit La Fayette.

– Ils viennent ! ils viennent ! murmura le courrier ; les entendez vous ?

– Un régiment ! un régiment ! cria La Fayette, avec cette généreuse folie de l’humanité qui était le côté brillant de son caractère.

– Eh ! mordieu ! s’écria Bailly, qui jurait pour la première fois peut-être, oubliez-vous que notre armée, à nous, c’est justement cette foule que vous voulez combattre ?

Et il cacha son visage entre ses mains.

Les cris qu’on avait entendus au loin s’étaient communiqués, de la foule entassée dans les rues à la foule entassée sur la place, avec la rapidité d’une traînée de poudre.

On vit alors ceux qui insultaient les tristes restes de Foullon abandonner leur jeu sanglant pour s’élancer au-devant d’une vengeance nouvelle.

Les rues adjacentes à la place dégorgèrent immédiatement une grande partie de cette foule hurlante, qui se rua couteaux levés et poings menaçants vers la rue Saint-Martin, à la rencontre du nouveau cortège de mort.

– 90 –

Chapitre XLII

Le gendre

La jonction fut bientôt faite, il y avait hâte égale des deux côtés.

Alors voici ce qui arriva :

Quelques-uns de ces ingénieux que nous avons vus à la place de Grève, apportaient au gendre, au bout d’une pique, la tête de son beau-père.

M. Bertier arrivait par la rue Saint-Martin avec le commissaire, il était à peu près à la hauteur de la rue Saint-Merry.

Il était dans son cabriolet, voiture éminemment aristocratique à cette époque, voiture signalée à l’animadversion populaire, qui avait eu tant de fois à se plaindre de la rapidité de la course des petits-maîtres, ou des danseuses qui conduisaient elles-mêmes, et qui, emportés par un cheval ardent, écrasaient souvent, éclaboussaient toujours.

Bertier, au milieu des cris, des huées, des menaces, s’avan-

çait pas à pas, causant tranquillement avec l’électeur Rivière, ce commissaire envoyé à Compiègne pour le sauver, et qui, abandonné par son compagnon, avait eu bien de la peine à se sauver lui-même.

– 91 –

Le peuple avait commencé par le cabriolet ; il en avait brisé la capote, de sorte que Bertier et son compagnon se trouvaient à découvert, exposés à tous les regards et à tous les coups.

Chemin faisant, il s’entendait rappeler ses crimes, commentés, grossis par la fureur populaire.

Il avait voulu affamer Paris.

Il avait ordonné qu’on coupât les seigles et les blés verts, et la hausse s’étant faite sur les grains, il avait réalisé des sommes énormes.

Non seulement il avait fait cela, disait-on, ce qui était bien assez, mais encore il conspirait.

On avait saisi un portefeuille sur lui ; dans ce portefeuille étaient des lettres incendiaires, des ordres de massacre, la preuve que dix milliers de cartouches avaient été distribués à ses agents.

C’étaient de monstrueuses absurdités, mais, comme on le sait, la foule, arrivée au paroxysme de sa colère, débite comme véritables les nouvelles les plus insensées.

Celui qu’on accusait de tout cela était un homme jeune encore, de trente à trente-deux ans, élégamment vêtu, presque souriant au milieu des coups et des injures ; il regardait autour de lui, avec une insouciance parfaite, les écriteaux infâmes qu’on lui montrait, et causait sans forfanterie avec Rivière.

Deux hommes, irrités de son assurance, avaient voulu l’effrayer et dégrader son attitude : ils s’étaient placés à chacun des marchepieds du cabriolet, appuyant l’un et l’autre sur la poitrine de Bertier la baïonnette de leur fusil.

– 92 –

Mais Bertier, brave jusqu’à la témérité, ne s’était pas ému pour si peu ; il avait continué de causer avec l’électeur, comme si ces deux fusils n’eussent été qu’un accessoire inoffensif du cabriolet.

La foule, profondément irritée de ce dédain, qui contrastait d’une façon si opposée avec la terreur de Foullon, la foule rugis-sait autour de la voiture et attendait avec impatience le moment où, au lieu d’une menace, elle pourrait infliger une douleur.

C’est alors que Bertier fixa son regard sur quelque chose d’informe et d’ensanglanté qu’on agitait devant lui, et reconnut tout à coup la tête de son beau-père, qui s’inclinait jusqu’à la hauteur de ses lèvres.

On voulait la lui faire baiser.

M. Rivière, indigné, écarta la pique avec sa main.

Bertier le remercia d’un geste, et ne daigna pas même se retourner pour suivre de l’œil ce hideux trophée que les bourreaux portaient derrière le cabriolet, au-dessus de la tête de Bertier.

On arriva ainsi sur la place de Grève, et le prisonnier, après des efforts inouïs de la garde qu’on avait ralliée à la hâte, fut remis dans les mains des électeurs, à l’Hôtel de Ville.

Dangereuse mission, terrible responsabilité qui fit de nouveau pâlir La Fayette et bondir le cœur du maire de Paris.

La foule, après avoir un peu déchiqueté le cabriolet, abandonné au pied des degrés de l’Hôtel de Ville, s’installa aux bonnes places, garda toutes les issues, fit ses dispositions, et prépa-ra des cordes neuves aux poulies des réverbères.

– 93 –

Billot, à la vue de Bertier qui montait tranquillement le grand escalier de l’Hôtel de Ville, ne put s’empêcher de pleurer amèrement et de s’arracher les cheveux.

Pitou, qui avait quitté la berge et qui était remonté sur le quai quand il avait cru que le supplice de Foullon était achevé ; Pitou, épouvanté, malgré sa haine pour M. Bertier, coupable à ses yeux, non seulement de tout ce qu’on lui reprochait, mais encore d’avoir donné des boucles d’or à Catherine, Pitou s’ac-croupit en sanglotant derrière une banquette.

Pendant ce temps, Bertier, comme s’il se fût agi d’un autre que lui, était entré dans la salle du conseil et causait avec les électeurs.

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