Alexandre Dumas - ANGE PITOU - Tome II

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– Il ne se trompait pas, puisque je l’ai vu.

– Tu l’as vu, toi, Pitou ?

– De mes deux yeux. Attendez donc.

– 69 –

– J’attends, mais tu me fais bouillir.

– Ah ! mais écoutez donc, j’ai assez chaud aussi, moi… Je vous dis donc qu’il s’était fait passer pour mort, qu’il avait fait enterrer un de ses valets à sa place. Heureusement la Providence veillait.

– Allons donc, la Providence ! fit dédaigneusement le voltairien Billot.

– Je voulais dire la nation, reprit Pitou avec humilité. Ce bon citoyen, ce patriote essoufflé, qui annonçait la nouvelle, il l’avait reconnu à Viry, où il se tenait caché.

– Ah ! ah !

– L’ayant reconnu, il le dénonça, et le syndic, un nommé M. Rappe, le fit arrêter sur-le-champ.

– Et quel est le nom du brave patriote qui a eu le courage de commettre une pareille action ?

– De dénoncer Foullon ?

– Oui.

– Eh bien ! on l’appelle M. Saint-Jean.

– Saint-Jean ; mais c’est un nom de laquais, cela.

– Eh ! c’est aussi le laquais de ce scélérat de Foullon. Aristocrate, va ! c’est bien fait, pourquoi as-tu des laquais ?

– Pitou, tu m’intéresses, fit Billot en se rapprochant du narrateur.

– 70 –

– Vous êtes bien bon, monsieur Billot. Voilà donc le Foullon dénoncé, arrêté ; on le conduit à Paris, le dénonciateur courait devant pour annoncer la nouvelle et recevoir le prix de la dénonciation, si bien que, derrière lui, Foullon est arrivé à la barrière.

– Et c’est là que tu l’as vu ?

– Oui, il avait un drôle d’air, allez ; on lui avait mis un collier d’orties à la place de cravate.

– Tiens, des orties, pourquoi cela ?

– Parce qu’il a dit, à ce qu’il paraît, le scélérat ! que le pain était pour les hommes, le foin pour les chevaux, mais que les orties étaient assez bonnes pour le peuple.

– Il a dit cela, le misérable ?

– Pardieu ! oui, il l’a dit, monsieur Billot.

– Bon ! voilà que tu jures, maintenant.

– Bah ! fit Pitou d’un air dégagé, entre militaires ! Enfin, il allait à pied, et on lui bourrait, tout le long de la route, une foule de coups dans les reins et sur la tête.

– Ah ! ah ! fit Billot un peu moins enthousiaste.

– C’était fort divertissant, continua Pitou, mais seulement tout le monde ne pouvait pas lui en donner, attendu qu’il avait plus de dix mille personnes qui criaient derrière lui.

– Et ensuite ? dit Billot, qui commençait à réfléchir.

– 71 –

– Ensuite, on l’a conduit chez le président du district Saint-Marcel, un bon, vous savez.

– Oui, M. Acloque.

– Cloque, c’est justement cela ; lequel a ordonné de le conduire à l’Hôtel de Ville, attendu qu’il ne savait qu’en faire, de sorte que vous l’allez voir.

– Mais comment est-ce toi qui viens annoncer cela, et non le fameux Saint-Jean ?

– Mais parce que j’ai des jambes de six pouces plus longues que les siennes. Il était parti avant moi, mais je l’ai rejoint et dépassé. Je voulais vous prévenir afin que vous prévinssiez M.

Bailly.

– Quelle chance tu as, Pitou.

– J’en aurai encore bien plus demain.

– Comment sais-tu cela ?

– Parce que le même Saint-Jean, qui a dénoncé M. Foullon, a proposé de faire prendre aussi M. Bertier, qui est en fuite.

– Il sait donc où il est ?

– Oui, il paraît que c’était leur homme de confiance, ce bon M. Saint-Jean, et qu’il a reçu beaucoup d’argent du beau-père et du gendre, qui voulaient le corrompre.

– Et il a pris cet argent ?

– 72 –

– Certainement ; l’argent d’un aristocrate est toujours bon à prendre ; mais il a dit : « Un bon patriote ne trahit pas la nation pour de l’argent. »

– Oui, murmura Billot ; il trahit ses maîtres, voilà tout.

Sais-tu, Pitou, qu’il me paraît une assez grande canaille, ton M.

Saint-Jean ?

– C’est possible, mais n’importe, on prendra M. Bertier comme on a pris maître Foullon, et on les pendra nez à nez tous les deux. La vilaine grimace qu’ils feront en se regardant, hein ?

– Et pourquoi les pendra-t-on ? demanda Billot.

– Mais parce que ce sont des scélérats et que je les déteste.

– M. Bertier, qui est venu à la ferme, M. Bertier, qui, dans ses tournées à l’Île-de-France, a mangé le lait chez nous, et qui a envoyé de Paris des boucles d’or à Catherine ! Oh ! non, non ! on ne le pendra pas.

– Bah ! fit Pitou avec férocité ; c’était un aristocrate, un en-jôleur.

Billot regarda Pitou avec stupéfaction. Sous le regard de Billot, Pitou ne put s’empêcher de rougir jusqu’au blanc des yeux.

Tout à coup, le digne fermier aperçut M. Bailly, qui passait de la salle dans son cabinet, après une délibération ; il s’élança vers lui et lui apprit la nouvelle.

Mais ce fut à Billot, à son tour, de trouver un incrédule.

– Foullon ! Foullon ! s’écria le maire, folies !

– 73 –

– Tenez, monsieur Bailly, dit le fermier, voici Pitou qui l’a vu.

– Je l’ai vu, monsieur le maire, fit Pitou en mettant une main sur la poitrine et en s’inclinant. Et il raconta à Bailly ce qu’il venait de raconter à Billot.

Alors on vit pâlir le pauvre Bailly ; il comprenait toute l’étendue de la catastrophe.

– Et M. Acloque l’envoie ici ? murmura-t-il.

– Oui, monsieur le maire.

– Mais comment l’envoie-t-il ?

– Oh ! soyez tranquille, dit Pitou, qui se méprenait à l’inquiétude de Bailly, il y a du monde pour garder le prisonnier ; on ne l’enlèvera pas en route.

– Plût à Dieu qu’on l’enlevât, murmura Bailly.

Puis, se retournant vers Pitou :

– Du monde… qu’entendez-vous, mon ami ?

– J’entends du peuple, donc !

– Du peuple ?

– Plus de vingt mille hommes, sans compter les femmes, dit Pitou triomphant.

– Le malheureux ! s’écria Bailly. Messieurs ! messieurs les électeurs !

– 74 –

Et d’une voix stridente, désespérée, il appela près de lui tous les assesseurs.

On n’entendit, à son récit, qu’exclamations, que cris d’angoisses.

Un silence de terreur s’établit, pendant lequel un bruit confus, lointain, inqualifiable, commença de pénétrer dans l’Hôtel de Ville, pareil à ces susurrements du sang, qui crie parfois aux oreilles, dans les crises cérébrales.

– Qu’est-ce cela ? demanda un électeur.

– Parbleu ! le bruit de la foule, répondit un autre.

Tout à coup une voiture roula rapidement sur la place ; elle renfermait deux hommes armés, qui en firent descendre un troisième, pâle et tremblant.

Derrière la voiture, conduite par Saint-Jean plus essoufflé que jamais, couraient une centaine de jeunes gens de douze à dix-huit ans, au teint hâve, aux yeux flamboyants.

Ils criaient : « Foullon ! Foullon ! » en courant presque aussi vite que les chevaux.

Les deux hommes armés cependant avaient quelques pas d’avance sur eux, ce qui leur donna le temps de pousser Foullon dans l’Hôtel de Ville, dont on ferma les portes sur ces aboyeurs enroués du dehors.

– Enfin, le voici, dirent-ils aux électeurs, qui attendaient au haut de l’escalier. Mordieu ! ce n’est pas sans peine.

– Messieurs ! messieurs ! s’écria en tremblant Foullon, me sauverez-vous ?

– 75 –

– Ah ! monsieur, répondit Bailly avec un soupir, vous êtes un grand coupable !

– Cependant, monsieur, demanda Foullon de plus en plus troublé, il y aura, je l’espère, une justice pour me défendre ?

En ce moment, le tumulte extérieur redoubla.

– Cachez-le vite, s’écria Bailly aux gens qui l’entouraient, ou bien…

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