Alexandre Dumas - ANGE PITOU - Tome II
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– Tiens, papa ! qu’avez-vous donc à votre cocarde ? du sang ?
C’était le rouge national.
La reine avec un cri regarda à son tour.
Le roi baissait la tête pour embrasser sa fille, en réalité pour cacher sa honte.
Marie-Antoinette arracha cette cocarde avec un profond dégoût, sans voir, la noble furieuse, qu’elle blessait au cœur cette nation, qui saurait se venger un jour.
– Jetez cela, monsieur, jetez cela, dit-elle.
Et elle lança par les degrés cette cocarde, sur laquelle passèrent les pieds de toute l’escorte qui conduisait le roi dans ses appartements.
Cette étrange transition avait éteint chez la reine tout l’enthousiasme conjugal. Elle chercha des yeux, mais sans paraître le chercher, M. de Charny, qui se tenait à son rang comme un soldat.
– Je vous remercie, monsieur, lui dit-elle, lorsque leurs regards se furent rencontrés, après plusieurs secondes d’hésitation de la part du comte ; je vous remercie, vous avez bien tenu votre promesse.
– À qui parlez-vous ? demanda le roi.
– À M. de Charny, dit-elle bravement.
– Oui, pauvre Charny, il a eu bien du mal à venir jusqu’à moi. Et Gilbert, je ne le vois pas, ajouta-t-il.
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La reine, attentive depuis la leçon du soir :
– Venez souper, dit-elle, Sire, en changeant la conversation. Monsieur de Charny, poursuivit-elle, cherchez madame la comtesse de Charny ; qu’elle vienne avec vous. Nous souperons en famille.
Là, elle fut reine. Mais elle soupira en songeant que Charny, de triste qu’il était, redevint joyeux.
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Chapitre XL
Foullon
Billot nageait dans la joie.
Il avait pris la Bastille, il avait rendu la liberté à Gilbert, il avait donné au roi la cocarde tricolore, il avait été distingué par La Fayette, qui l’appelait par son nom.
Enfin il avait vu l’enterrement de Foullon.
Peu d’hommes à cette époque étaient aussi exécrés que Foullon ; un seul peut-être eût pu faire concurrence, c’était son gendre, M. Bertier de Sauvigny.
Aussi tous deux avaient joué de bonheur le lendemain de la prise de la Bastille.
Foullon était mort, et Bertier s’était sauvé. Ce qui avait mis le comble à l’impopularité dont jouissait Foullon, c’est qu’à la retraite de M. de Necker il avait accepté la place du vertueux Genevois , comme on l’appelait alors, et qu’il avait été trois jours contrôleur général.
Aussi y avait-il eu force chants et danses à son enterrement.
On avait bien eu l’idée un instant de tirer le cadavre de la bière et de le pendre ; mais Billot était monté sur une borne,
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avait fait un discours sur le respect dû aux morts, et la voiture mortuaire avait continué son chemin.
Quant à Pitou, il était passé à l’état de héros.
Pitou était l’ami de M. Élie et de M. Hullin, qui daignaient lui faire faire leurs commissions.
Il était en outre le confident de Billot, de Billot qui avait été distingué par La Fayette, comme nous avons dit, lequel La Fayette le chargeait quelquefois de faire la police autour de lui avec ses larges épaules et ses poings d’Hercule.
Depuis le voyage du roi à Paris, Gilbert, mis en communication par M. de Necker avec les principaux de l’Assemblée nationale et de la municipalité, travaillait sans relâche à l’éducation de cette révolution dans l’enfance.
Il négligeait donc Billot et Pitou, qui, négligés par lui, se jetaient avec ardeur dans les réunions bourgeoises, au sein des-quelles on agitait des questions de politique transcendante.
Enfin, un jour que Billot avait passé trois heures à donner son avis sur l’approvisionnement de Paris aux électeurs, et que, fatigué d’avoir péroré, mais heureux au fond d’avoir fait l’orateur, il se reposait avec délices au bruit monotone des discours de ses successeurs, qu’il se gardait bien d’écouter, Pitou accourut tout effaré, se glissa comme une anguille dans la salle des séances de l’Hôtel de Ville, et d’une voix émue qui contrastait avec l’habituelle placidité de son accent :
– Oh ! monsieur Billot ! dit-il, cher monsieur Billot !
– Eh bien ! quoi ?
– Grande nouvelle !
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– Bonne nouvelle ?
– Glorieuse nouvelle.
– Quoi donc ?
– Vous savez que j’étais allé au club des Vertus, barrière de Fontainebleau ?
– Oui. Eh bien ?
– Eh bien ! on y disait une chose extraordinaire.
– Laquelle ?
– Vous savez que ce scélérat de Foullon s’est fait passer pour mort, et même a fait semblant de se laisser enterrer ?
– Comment, s’est fait passer pour mort ? Comment, a fait semblant de se faire enterrer ? Il est, pardieu ! bien mort, puisque j’ai vu passer l’enterrement.
– Eh bien ! monsieur Billot, il est vivant.
– Vivant !
– Vivant comme vous et moi.
– Tu es fou !
– Cher monsieur Billot, je ne suis pas fou. Le traître Foullon, l’ennemi du peuple, la sangsue de la France, l’accapareur, n’est pas mort.
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– Mais puisque je te dis qu’on l’avait enterré après une attaque d’apoplexie, puisque je te répète que j’ai vu passer l’enterrement, et que j’ai même empêché qu’on le tirât de sa bière pour le pendre.
– Et moi je viens de le voir vivant, ah !
– Toi ?
– Comme je vous vois, monsieur Billot. Il paraît que c’est un de ses domestiques qui est mort, et à qui le scélérat a fait faire un enterrement d’aristocrate. Oh ! tout est découvert ; c’est par peur de la vengeance du peuple qu’il a agi.
– Conte-moi cela, Pitou.
– Venez un peu dans le vestibule, monsieur Billot, nous y serons plus à notre aise.
Ils sortirent de la salle et gagnèrent le vestibule.
– Et d’abord, fit Pitou, il faut savoir si M. Bailly est ici.
– Parle toujours, il y est.
– Bon. J’étais donc au club des Vertus, où j’écoutais le discours d’un patriote. C’était celui-là qui en faisait des fautes de français ! On voyait bien qu’il n’avait pas fait son éducation chez l’abbé Fortier.
– Va toujours, dit Billot, tu sais bien qu’on peut être bon patriote et ne savoir ni lire ni écrire.
– C’est vrai, dit Pitou. Quand tout à coup un homme est accouru tout essoufflé : « Victoire ! s’est il écrié ; victoire ! Foullon n’était pas mort, Foullon vit toujours : je l’ai découvert, je l’ai
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trouvé ! » On était comme vous, père Billot, on ne voulait pas croire. Les uns disaient : « Quoi ! Foullon ? – Oui. » Les autres disaient : « Allons donc ! Allons donc ! tant que vous voudrez. »
D’autres enfin disaient encore : « Eh bien ! pendant que tu y étais, tu aurais bien dû en même temps découvrir son gendre Bertier. »
– Bertier ! s’écria Billot.
– Oui, Bertier de Sauvigny. Vous savez bien, notre intendant de Compiègne, l’ami de M. Isidor de Charny ?
– Sans doute, celui qui était toujours si dur avec tout le monde, et si poli avec Catherine.
– Précisément, dit Pitou, une horreur de traitant, une deuxième sangsue du peuple français, l’exécration du genre humain, la honte du monde civilisé, comme dit le vertueux Loustalot.
– Eh bien ! eh bien ! demanda Billot.
– C’est vrai, dit Pitou, Ad aventum festinat , ce qui veut dire, cher monsieur Billot : « Hâte-toi vers le dénouement. » Je continue donc. Cet homme arrive au club des Vertus tout essoufflé, en criant : « Je l’ai trouvé, Foullon, je l’ai trouvé ! » Là-
dessus, un cri énorme.
– Il se trompait ! dit la tête dure de Billot.
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