Alexandre Dumas - ANGE PITOU - Tome II

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Il salua, en effet, et fit un pas pour sortir.

– Monsieur, monsieur ! s’écria Andrée en s’élançant au-devant de Charny, monsieur, ménagez vous !

Il ne manquait plus à cette scène que l’explosion des craintes d’Andrée.

Aussi, à peine Andrée, emportée malgré elle hors de sa froideur ordinaire, eut-elle prononcé ces paroles imprudentes et témoigné cette sollicitude inusitée, que la reine devint affreusement pâle.

– Eh ! madame, dit-elle à Andrée, comment donc se fait-il que vous usurpiez ici le rôle de la reine ?

– Moi, madame, balbutia Andrée, comprenant qu’elle venait, pour la première fois, de faire jaillir hors de ses lèvres le feu qui, depuis si longtemps, brûlait son âme.

– Quoi ! continua Marie-Antoinette, votre mari est au service du roi, il va trouver le roi ; s’il s’expose, c’est pour le roi, et quand il s’agit du service du roi vous recommandez à M. de Charny de se ménager !

À ces foudroyantes paroles, Andrée perdit contenance, elle chancela et serait tombée sur le parquet, si Charny, se précipi-tant vers elle, ne l’eut retenue dans ses bras.

– 56 –

Un mouvement d’indignation dont Charny ne fut pas le maître acheva de désespérer Marie-Antoinette, qui croyait n’être qu’une rivale blessée et qui avait été une souveraine injuste. – La reine a raison, dit enfin Charny avec effort, et votre mouvement, madame la comtesse, a été mal calculé ; vous n’avez point de mari, madame, lorsqu’il s’agit des intérêts du roi. Et ce serait à moi de vous ordonner le premier de ménager votre sensibilité, si je m’apercevais que vous daignassiez éprouver quelque crainte pour moi.

Puis, se retournant vers Marie-Antoinette :

– Je suis aux ordres de la reine, dit-il froidement, et je pars. C’est moi qui vous rapporterai des nouvelles du roi, de bonnes nouvelles, madame, ou qui n’en rapporterai point.

Puis, ces paroles prononcées, il s’inclina jusqu’à terre et partit, sans que la reine, frappée à la fois de terreur et de colère, eût songé à le retenir.

On entendit, l’instant d’après, retentir sur le pavé de la cour les fers d’un cheval qui partait au galop.

La reine demeura immobile, mais en proie à une agitation intérieure d’autant plus terrible qu’elle faisait de plus grands efforts pour la cacher.

Chacun comprenant ou ne comprenant pas la cause de cette agitation, respecta du moins, en se retirant, le repos de la souveraine.

On la laissa seule.

– 57 –

Andrée sortit avec les autres de l’appartement, abandonnant Marie-Antoinette aux caresses de ses deux enfants, qu’elle avait fait demander et qu’on venait d’introduire auprès d’elle.

– 58 –

Chapitre XXXIX

Le retour

La nuit était venue, amenant son cortège de craintes et de visions sinistres, quand tout à coup à l’extrémité du palais retentirent des cris.

La reine tressaillit et se leva. Une fenêtre était sous sa main, elle l’ouvrit.

Presque au même instant, des serviteurs transportés de joie entrèrent chez Sa Majesté en s’écriant :

– Un courrier, madame ! un courrier !

Puis trois minutes après un hussard se précipitait dans les antichambres.

C’était un lieutenant dépêché par M. de Charny. Il arrivait à toute bride de Sèvres.

– Et le roi ? dit la reine.

– Sa Majesté sera ici dans un quart d’heure, répliqua l’officier, qui pouvait à peine parler.

– Sain et sauf ? dit la reine.

– Sain et sauf et souriant, madame.

– 59 –

– Vous l’avez vu, n’est-ce pas ?

– Non, madame ; mais M. de Charny me l’a dit en m’expé-

diant.

La reine tressaillit de nouveau à ce nom que le hasard venait accoler au nom du roi.

– Merci, monsieur ; reposez-vous, dit-elle au jeune gentilhomme.

Le jeune homme salua et sortit.

Elle, prenant ses deux enfants par la main, se dirigea vers le grand perron, sur lequel déjà se groupaient tous les serviteurs et les courtisans.

L’œil perçant de la reine aperçut au premier degré une jeune femme blanche accoudée sur la balustrade de pierre et plongeant un regard avide dans les ombres de la nuit.

C’était Andrée, que la présence de la reine ne réussit pas à distraire de sa préoccupation.

Évidemment, elle, si empressée à venir se ranger aux côtés de la reine, elle n’avait point vu sa maîtresse, ou dédaignait de la voir.

Elle avait donc rancune de la vivacité de Marie-Antoinette, vivacité cruelle dont elle avait eu à souffrir dans la journée.

Ou bien emportée par un sentiment d’intérêt puissant, elle guettait pour son propre compte le retour de Charny, auquel elle avait témoigné tant d’appréhensions affectueuses.

– 60 –

Double coup de poignard qui rouvrit chez la reine une plaie encore saignante.

Elle ne prêta plus qu’une oreille distraite aux compliments et à la joie de ses autres amies et des courtisans.

Elle se sentit même un instant distraite de cette violente douleur qui l’avait accablée pendant toute la soirée. Une trêve se faisait en elle à l’inquiétude qu’excitait dans son cœur le voyage du roi, menacé par tant d’ennemis.

Mais avec une âme forte, la reine chassa bientôt tout ce qui n’était pas la légitime affection de son cœur. Elle mit aux pieds de Dieu sa jalousie, elle immola ses colères et ses joies secrètes à la sainteté du serment conjugal.

Ce fut Dieu, sans doute, qui lui envoyait comme repos et comme soutien cette salutaire faculté d’aimer le roi son époux par-dessus toute chose.

En ce moment, du moins, elle le sentit ou crut le ressentir, l’orgueil de la royauté élevait la reine au-dessus de toutes les passions terrestres, l’amour du roi était son égoïsme.

Elle avait donc absolument refoulé au dehors, et les petites vengeances de femme, et les coquetteries frivoles de l’amante, quand les flambeaux de l’escorte apparurent au fond de l’ave-nue. Ces feux grossissaient à chaque seconde par la rapidité de la course.

On entendait hennir et souffler les chevaux. Le sol tremblait dans le silence de la nuit sous le poids cadencé des escadrons en course.

– 61 –

Les grilles s’ouvrirent, les postes se précipitèrent au-devant du roi avec mille cris d’enthousiasme. Le carrosse retentit avec éclat sur le pavé de la grande cour.

Éblouie, ravie, fascinée, ivre de tout ce qu’elle avait éprouvé, de tout ce qu’elle ressentait de nouveau, la reine se précipita par les degrés au-devant du roi.

Louis XVI, descendu de voiture, montait l’escalier le plus rapidement possible au milieu de ses officiers, tout remués par les événements et leur triomphe, tandis qu’en bas, les gardes, mêlés sans façon aux palefreniers et aux écuyers, arrachaient des carrosses et des harnais toutes les cocardes que l’enthousiasme des Parisiens y avaient plantées.

Le roi et la reine se rencontrèrent sur un palier de marbre.

La reine, avec un cri de joie et d’amour, étreignit son époux à plusieurs reprises.

Elle sanglotait, comme si le retrouvant elle avait cru ne jamais le revoir.

Tout entière à ce mouvement d’un cœur trop plein, elle ne vit pas le serrement de main silencieux que Charny et Andrée venaient d’échanger dans l’ombre.

Ce n’était rien qu’un serrement de main, mais Andrée était la première au bas des marches : c’était elle que Charny avait vue et touchée la première.

La reine, après avoir présenté ses enfants au roi, les fit embrasser à Louis XVI, et alors le dauphin, voyant au chapeau de son père la nouvelle cocarde sur laquelle les flambeaux proje-taient une sanglante lumière, s’écria dans son étonnement en-fantin :

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