Louis-Ferdinand Céline - Nord

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Céline au milieu de l'Allemagne en flammes. Avec ses compagnons d'infortune, — sa femme Lili, l'acteur Le Vigan, et le chat Bébert —, le voici à Baden-Baden dans un étrange palace où le caviar, la bouillabaisse et le champagne comptent plus que les bombardements, puis dans Berlin en ruines, et enfin à Zornhof dans une immense propriété régie par un fou. C'est une gigantesque tragédie-bouffe, aux dimensions d'un pays qui s'effondre, vécue par celui qui se nomme lui-même « le clochard vieillard dans la merde ».

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Si vous croyez que je vais dire
qui j'ose aimer !

l'air favori de M mevon Seckt… désuet peut-être, mais agréable… surtout en ces salons d'époque, brocarts, velours, cordelières, pompons, hautes lampes, immenses abat-jour…

Si vous croyez

maintenant Amery !… le fils du ministre anglais… autant notre Constantini est plutôt hercule, autant Amery est le genre fluet… gentleman… dandy… oh mais pas affecté du tout !… ça va… puisqu'on chante, en avant… et qu'il s'accompagne lui-même !…

Mademoiselle d'Armentières, parlez-vous ?
Mademoiselle d'Armentières !

lui a plutôt la voix grave… il serait « basse »…

Mademoiselle d'Armentières…
hasn't been kissed for forty years !

M mevon Seckt n'est pas prise au dépourvu par la Mademoiselle d'Armentières ! … qu'elle t'attaque, plaque de ces accords !… sur l'autre piano !… à secouer les familles !… qu'elles chantent aussi les familles !… au refrain !… en français !… et en anglais… vous dire jusqu'où peut aller la bonne entente…

Mais je vois là-bas tout au fond quelqu'un qui me fait signe… du vestibule… ce quelqu'un c'est Schulze… oh, je lui dirai rien du tout… on parle toujours trop… j'y vais… il m'emmène… un couloir… un autre… vers l'extrême autre aile de l'hôtel… les « salons de la correspondance »… où personne ne va jamais… encore un autre salon « Privat »… il s'assoit… moi aussi… à lui de parler…

« Docteur, tout ça va finir ! vous êtes certainement au courant…

— De rien du tout, Monsieur le ministre !… je n'ai rien vu ! rien entendu !

— Vous répondez très bien, Docteur ! mettons ! mettons !… mais moi alors je dois vous dire que toutes les chambres de cet hôtel doivent être évacuées cette nuit !… cette nuit même !… vides demain matin : mettons à midi !… Ordre du Ministère !… et pas une seule de ces personnes ne doit rester à Baden-Baden… avez-vous beaucoup de malades ?… je veux dire : malades alités ?…

— Deux… peut-être…

— Ils iront à l'hôpital… M mevon Seckt s'en va aussi…

— A l'hôpital ?

— Où elle voudra !… ou à l'asile… elle est folle… on viendra la chercher ce soir… ne lui dites rien !…

— Bien, Monsieur Schulze !…

— Vous Docteur vous, mes instructions… vous êtes affecté à Berlin à la Reichsarztkammer … le professeur Harras se chargera de vous là-bas… vous prenez le train demain à l'aube, un train de troupe… je vous conduirai à la gare… moi-même !… vous ne dites rien… à personne !…

— Oh, soyez sûr, Monsieur Schulze ! je peux tout de même emmener ma femme ?… et mon chat ?… et Le Vigan ?

— Certainement ! certainement !

« Mais ne voyez personne autre, voulez-vous ?… et ne dites au revoir à personne… je vous ferai porter dans votre chambre vos trois repas pour ce soir… et un panier pour le voyage… et demain à l'aube soyez prêts !… mettons cinq heures !…

— Certainement, Monsieur le ministre ! »

Ils se doutent pas les autres là-bas l'autre aile… ce qui les attend… ils chantaient toujours… on les entendait… un petit peu… ils écoutaient un autre artiste… cette fois, un Allemand… une très belle voix…

Vater !… ô Vater !

Schumann… je n'ai jamais revu personne de ces réfugiés de Baden-Baden… j'ai appris y a pas très longtemps qu'Amery avait été pendu, à Londres… Londres est comme qui dirait fait pour… et l'accordéon… la hache aussi… un psaume entre…

* * *

Depuis le moment où nous quittâmes, je dois dire sans fanfare, notre rue Girardon, pourchassés par les « petits cercueils », nous ne fîmes qu'aller de mal en pire… je vois plein de personnes inconséquentes, gavées d'alcool et de cigarettes, et de bulles de gazettes, faire fi de pareils présages ! si sérieux !… mieux ! froufrouter pire que sous Loubet !… gavées par les « Courriers du Cœur » !… l'« Art ménager »… l'« Art de guérir »… joli avenir !… mécanisés gibbons de choc !… pithécanthropes à bachots !… minute, papillon ! le fil de l'Histoire ?… admettons ! vos frocs d'hominiens tout trempés, vous sortiriez plus des coliques si vous étiez un peu à jeun… alas !… le fil de l'Histoire par le trou !… les détails sont un peu à rire… gloussons des chocs et contre-chocs !… comme à la foire, pouffons !… atomiques en diable, d'années en années, à travers mutations et mythes ! de Vénus en Mars et la Lune… jusqu'où n'irons ? à la bonne vôtre !… spectres !… voyage à mille années-lumière !… vous me croirez si je vous dis… j'ai déjà pris un petit élan, en cercueil tout droit, vertical, zinc, à la Police de Copenhague… si je suis sorti un peu du Temps… j'ai des raisons… vous pouvez vous-même… commettez voir un petit larcin ! la première boutique venue… ils vous feront bien goûter aussi de leur « cabine spatiale » !… allons ! allons ! un bon mouvement !… banal touriste ! vous aurez vu du pays !… vous raconterez vos aventures !… pittoresques !… vécues… mon Achille, tenez, est friand, mon philanthrope qui n'a plus d'âge…

« Vous n'avez pas encore fini ? Céline, vous me devez des millions !… ne l'oubliez pas ! »

C'est le mois dernier que fut fêté son « n'a plus d'âge » !… qu'il ait été strabique et sourd, enfin presque, les infirmités, les abus, personne ne faisait plus attention, on le voyait buter dans les meubles, se faire répéter les questions depuis si longtemps, que personne ne remarquait plus.. mais son « n'a plus d'âge » fut tout de même une heure émouvante… délégations des employés et rédacteurs, chefs d'écoles, orphéons en tête, suivis de trois quatre cercueils en nylon, symboliques, parés de soutiens-gorge et bas noirs, tout ornés de couronnes d'immortelles à larges rubans « à notre Achille si bien aimé »… un des cercueils plein de hochets… l'autre plein de francs lourds… l'autre de lunettes… bien entendu, un mois de vacances pour ceux qui n'y étaient pas déjà…

Je voyais là, que son « n'a plus d'âge », lui avait, en somme, réussi… le numéro spécial de la « Revue Compacte »… « Il n'a plus d'âge, il durera ! » lui avait fait un bien énorme, une très forte piqûre de vacherie…

« Vous n'avez pas encore fini ?

— Non, monsieur Achille, pas encore !

— Surtout pas de philosophie ! pas d'intelligentes remarques ! attention ! j'en ai plein mes caves !… j'en fous à la Seine !… des pleins hangars, des trains de péniches, des myriatonnes de “fines remarques” ! à propos de tout ! en manuscrits et imprimés, intelligentissimes ! même sadiques, fouettantes, saignantes ! piments éventés, Céline !… mon “n'a plus d'âge” m'a fait plaisir, mais mes “invendus !” y pensez-vous ?… Sisyphe à remonter cette camelote, lui faire passer la crête atroce, qu'elle déboule écrase les lecteurs, ces rotants monstres, me retombe pas toujours sur la nuque ! comprenez Céline !… essayez ! souvenez que vous me devez des sommes !… fuyez, fuyez l'intelligence, comme le petit goujon, l'épervier !… ne frôlez pas tant les abîmes !… diantre, holà ! je n'ai plus d'âge ! je n'ai plus d'âge !… Certes ! »

Vous comprenez par conséquent que je coupe très court aux commentaires… Achille malgré son « n'a plus d'âge » et sa « Revue Compacte » est en grand péril… je vous ramène vite à Baden-Baden ! oubliez tout ce qui précède ! oiseux commentaires ! jérémiades, salut ! nous revoici au « Brenner »… vous vous souvenez ?… eh bien, une surprise !… à peine remontés dans notre chambre… toc ! toc ! on frappe… M mevon Seckt !… tout est éteint… très difficile de nous trouver… paliers et détours… elle nous a cherchés, numéro par numéro… elle a une bougie à la main…

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