Louis-Ferdinand Céline - Nord

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Nord: краткое содержание, описание и аннотация

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Céline au milieu de l'Allemagne en flammes. Avec ses compagnons d'infortune, — sa femme Lili, l'acteur Le Vigan, et le chat Bébert —, le voici à Baden-Baden dans un étrange palace où le caviar, la bouillabaisse et le champagne comptent plus que les bombardements, puis dans Berlin en ruines, et enfin à Zornhof dans une immense propriété régie par un fou. C'est une gigantesque tragédie-bouffe, aux dimensions d'un pays qui s'effondre, vécue par celui qui se nomme lui-même « le clochard vieillard dans la merde ».

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« Je connais aussi un peu la Chine… l'Italie… et l'Espagne… et Monte-Carlo… je dois dire Monsieur Céline j'ai été gâtée… comme on ne l'est plus !… même une reine ! je le dis sans pudeur, c'est fini… même une reine de droit divin doit tenir compte de l'opinion de ses gens… la milliardaire la plus choyée a sa « fiche à jour »… dont sa femme de chambre prend grand soin… les plus petites folies de sa patronne, grands dîners, amants, fausses couches, au doigt et à l'œil… autres temps !… plus fragiles que Marie Stuart ! plus guettées que Marie-Antoinette… toujours est-il monsieur Céline ignorante je suis et mourrai… stupidité !… une addition à plus de quatre chiffres je laisse aux autres, je suis perdue !… »

Je dois dire, Lili, danseuse, trouvait aussi très naturel que je refasse les additions…

Comme c'était risible !… nous nous amusions !… et comme il faisait beau !… chaud, cependant aéré… un temps de Paradis…

Moi qui suis toujours inquiet, jamais à jouir de la minute, ne voyant personne là autour, ni sous les arceaux, ni sur les pelouses, je me demandais le pourquoi de ce silence… surtout à onze heures du matin, le moment des familles… par un temps pareil !… notre enclos de roses, parfumé, pas à tenir !… que Lili pourtant si discrète demande à M mevon Seckt si nous ne pourrions pas nous promener vers l'autre banc… vers les platanes, l'ombre… M mevon Seckt nous racontait comme au « Brenner » jeune mariée, son mari, alors capitaine, avait provoqué en duel l'ambassadeur du Brésil à propos d'une rose !… oui !… une rose pourpre-noire… tombée de haut… sur leur balcon… des fenêtres de l'ambassadeur !… exprès ! l'accusait son mari… non ! protestait Son Excellence… l'affaire s'était arrangée… bien grâce au prince !…

« Le prince Metternich… »

M mevon Seckt avait encore des souvenirs… bien d'autres… Achtung !… Achtung ! … une sirène beugle… attention ! attention ! et tout de suite une de ces fanfares !… l'annonce encore d'une victoire ?… impossible ! depuis au moins deux ans y avait plus que des reculs… une paix séparée avec la Russie ?… ça se pouvait !… l'haut-parleur était assez loin… entre l'hôtel et la roseraie… j'écoute… nous écoutons… il ne s'agissait pas d'une victoire !… Achtung ! Achtung ! … mais d'un attentat contre Hitler !… bouquet !

« Ils ne nous disent pas s'il est mort ?… »

M mevon Seckt remarque… et elle ajoute :

« S'il n'est pas mort ça va être beau… »

Vous n'avez pas à être surpris, lecteur… au moment de cet attentat les faits incidents quiproquos s'entremêlèrent, que maintenant encore vous vous retrouvez souvent en mésententes parallèles… conjurations contradictoires… le mieux je crois, imaginez une tapisserie, haut, bas, travers, tous les sujets à la fois et toutes les couleurs… tous les motifs !… tout sens dessus dessous !… prétendre vous les présenter à plat, debout, ou couchés, serait mentir… la vérité : plus aucun ordre en rien du tout à partir de cet attentat…

Ils l'auraient tué, réussi, c'était un ordre ! maintenant voyez où nous en sommes qu'il est échappé ! entrés dans le désordre pour toujours !… donc trouvez assez naturel que je vous raconte l'hôtel Brenner, Baden-Baden, après le « Löwen », Sigmaringen… où nous ne fûmes pourtant que bien après !… faites votre possible pour vous retrouver !… le temps ! l'espace ! Chronique, comme je peux !… je dis !… peintres, musiciens, font ce qu'ils veulent !… d'autant fêtés, couverts de milliards et d'honneurs… cinémas, jeux de boules !… moi là, historique, il me serait dénié de coudre tout de traviole ?… foudroyé suis lors ?… Zabus !… folle honte !… me sauve en loques et lambeaux !… la meute aux chausses !… pitié à pendre !… je vous salue, Messieurs Mesdames… les jeux sont faits ? tant pis !… larguez !… retrouvez-vous !… la roulette cahote ?… bonne mine !… la boule dingue ?… contrition !… sottise !… la faute de cet attentat mou !…

Ah, Messieurs, Mesdames, bien sûr je n'aper cevais personne dans cet « enclos du Paradis » !… ni sur les bancs, ni dans les charmilles !… qu'ils s'étaient joliment planqués ! dès les premiers achtung ! achtung ! dans le fond des caves du « Brenner »… qu'on ne les entende, ni ne les regarde !… mais là à la piscine, tout de suite, tout près, redoublement d'engueulades ! un boucan ! pas seulement des « haut-parleurs », mais du public !… tout le « Brenner », le personnel et les clients… tout ça se foutait pas mal d'Adolf et de l'attentat… qu'ils l'aient déchiqueté ou non… « tes fesses, morue ! va te faire daufer ! au jus, putain !… »

Quel cul qu'ils pouvaient en avoir ?… « gros cul » ?… à qui ?…

« Le führer est mort !

— T'en sais rien, salée ! à l'eau !… raie ! unverschämt ! … éhontée !… raus ! raus ! dehors !… »

Ça tournait mal… et tout de suite d'autres cris…

« Elle a le droit ! boches ! enfiotés ! vous insultez une jeune fille !

— Une jeune fille ? aux gogs !… »

Là-dessus ça se boxe ! vlang !… pflaff !

« La suceuse ! »

De la roseraie nous entendions tout… que ça tournait en vraie bataille… les pour et les contre !… mais les fesses à qui ?…

« Trisse ! trisse, malheureuse !… »

Toute la vallée fait écho…

« Sors d'ici, goyau ! »

Une femme s'échappe de la piscine… elle court… elle vient vers nous…

« Madame von Seckt !… Madame von Seckt !… »

Nous la connaissons !… M llede Chamarande !… c'est pour elle, pour ses avantages, que toute la piscine hurle et se bat !… et que ça continue !… vlauf !… broum ! … de ces châtaignes !… un plus gros vrouf ! … du plongeoir !… et un autre !… ils se foutent à l'eau !… et dans la flotte ça continue… M llede Chamarande est là… elle s'assoit a côté de nous… hors d'haleine… son maillot en loques… elle prend la main de M mevon Seckt… elle pleure…

« Madame ! Madame ! je vous en prie… ils m'ont frappée !… ils sont fous !… ils veulent me tuer parce que leur führer est mort !… ils vont venir, Madame von Seckt !… ils vont vous tuer tous !… ils m'ont dit !

— Mais pas du tout, mon enfant !… le führer n'est pas mort ! il en a vu d'autres !… seulement un petit attentat ! vous n'êtes pas assez couverte, voilà tout !… ces hommes baigneurs voient trop de choses !… la belle affaire ! votre maillot est trop léger ! couvrez-vous et restez là ! tenez ! mon mouchoir !… séchez vos larmes ! vous n'aurez plus d'yeux bientôt !…

— Mais mon peignoir, Madame von Seckt !… ils m'ont arraché mon deuxième peignoir !… jaune et rouge ! ils n'ont pas voulu me le rendre !

– Évidemment ; je vais aller vous le chercher, moi !… ils me le rendront !…

— Madame von Seckt, ils sont furieux ! fous furieux !

— Pas avec moi, belle amie, la vieillesse dégrise les plus fous… attendez-moi ! ils seront bien trop contents de me le rendre, votre peignoir ! jaune et rouge, vous dites ? »

Nous restons là tous les quatre… exact !… elle y va !… l'allée de sable vers la piscine… à petits pas… et elle revient presque tout de suite avec le peignoir rouge et jaune.

« Ils ne vous ont rien dit ?

— Bien sûr !… rien du tout, chère amie ! couvrez-vous maintenant !… nous allons rentrer à l'hôtel !… tous ensemble ! »

En effet… nous passons, nous quatre à travers l'attroupement de loufiats… ils se boxaient un instant avant, maintenant très tranquilles… pas un murmure… M mevon Seckt les regarde, s'arrête…

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