Louis-Ferdinand Céline - Nord

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Nord: краткое содержание, описание и аннотация

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Céline au milieu de l'Allemagne en flammes. Avec ses compagnons d'infortune, — sa femme Lili, l'acteur Le Vigan, et le chat Bébert —, le voici à Baden-Baden dans un étrange palace où le caviar, la bouillabaisse et le champagne comptent plus que les bombardements, puis dans Berlin en ruines, et enfin à Zornhof dans une immense propriété régie par un fou. C'est une gigantesque tragédie-bouffe, aux dimensions d'un pays qui s'effondre, vécue par celui qui se nomme lui-même « le clochard vieillard dans la merde ».

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S.A., une autre guerre en plein !… dix, vingt Hiroshima par jour, vous pourrez vous dire que ça boume, furieux bruits, c'est tout !… bénignités, chichis, froissements atroces… mais tout pourvu que Mercure s'y retrouve !… l'essentiel !… que ce soit dans les bagnes russes, à Buchenwald, ou dans les « pires asiles de force », ou sous les cendres atomiques Mercure est là ! son petit temple ?… vous êtes tranquille !… la vie continue… Nasser aussi et son canal !… et marmelades !… et les vrais esturgeons de Rostov !… que le dernier parachute qui reste aille pas s'amuser s'il vous plaît à laisser tomber autre chose qu'une vraiment forte caisse de Chianti, plus coupes et miroirs biseautés, « purs Venise » plus mieux que tout !… ensembles déshabillés nylon, « façon Valenciennes » !… tout sur la table des dames « Kommissar » !… un peu là, idoles parfumées, blasées des tortures, bâillantes aux potences… pensez un peu aux chemisettes « ratafia-nylon », dernier parachute !… qu'on vous le répète pas ! pas toujours aux trucs fastidieux à pulvériser cinq provinces ! balancer des si forts neutrons qu'on retrouve plus la gare Saint-Lazare !… pas un écrou de locomotive !… assez de vos extravagances !

Je vous assure qu'à Baden-Baden, Brenner Hotel , il y avait ce qu'il faut pour enchaîner !… pas que les gens des Koncern de Ruhr et les banques Centre-Europe-Balkans, aussi les généraux blessés, un peu, de tous les fronts, surtout à la table du ministre Schulze, représentant de la Chancellerie… tout ça se privait pas je vous jure… fines nourritures et de ces complots, trames et horaires !… vous me direz que j'invente… pas du tout !… chroniqueur fidèle !… il fallait y être bien sûr… les circonstances ! c'est pas tout le monde… la fin des repas congestionnée de gigots, de lourds secrets, et de Bourgogne… menus pas à résister !… finesses bout en bout, des hors-d'œuvre aux fraises crème battue… melba… sirop ?… plus ?… moins ?… zest ?… et tous ces garçons du service, bien attentionnés, à l'écoute et bien notant, hésitations, ja et soupirs… en vraiment fines fleurs des réseaux, cocos, fifis, geheimdienst , Wilhelmstrasse, tutti frutti … tous les râteliers !… aussi habiles prompts à servir quatre « micros » d'un coup qu'à présenter faisans, langouste deux sauces, et céleri, d'une même main ! au même moment ! à douze dîneurs… souplesse, silence, précision !… beaucoup avaient servi Pétain et au Ritz à Paris Gœring… et pas qu'Hermann ! tous les hauts dignitaires nazis et la baronne de Rothschild… pour les paumés, loqueteux, ratés, billevesées racistes !… l'élite c'est l'élite n'importe comment, n'importe où !… aux autres les meetingues et la merde ! motions, brailleries, poings levés, poings bas, pouces à l'envers, à genoux, couchés, aux chiottes l'engeance !… un loufiat de la Maison-Blanche, Kremlin, Vichy, ou du « Brenner » vous a une façon de passer les raviers que vous vous trompez pas… le « truand de base » que ce soit chou rouge ou chou-fleur, « bortch » ou pot-au-feu, aura toujours le pet commun, attristant… même au beaujolais ou vodka !… tout à fait d'autres digestions : Windsor, le Kremlin, l'Élysée !… que demande l' Huma , l'« intelligenzia » des damnés ?… son bonheur, ferveur ?… avoir les mêmes pets que Kroukroutchev ou Picasso !… être damné comme !… pas si facile !… style, traditions, épaisses moquettes, plats aucun bruit !… holà, manants !

« Voulez-vous je vous prie, ce consommé aux pointes ?… mieux lié !…

— Mille grâces, Altesse ! »

Voilà !… ainsi du turbot !… vous n'avez pas à le dire deux fois !…

Bien entendu la Bibici, Brazzaville et la Chaux-de-Fonds étaient renseignés avant nous des moindres variations d'humeur, des plus minimes glouglous de bidets… vous pouviez entendre heure par heure tous les haut-parleurs des couloirs sonner toutes les stations du monde et toutes les nouvelles du « Brenner »… vous appreniez par Trébizonde ce qui se passait la chambre à côté… les nouveaux venus et les départs… Bordieu ! que ça ne gênait personne !… l'énorme bidon, si sanglé, « pleins-pouvoirs » Legationsrat Hans Schulze pensait qu'à sa propre débinette… toutes ses pensées, sécurité !… biens, et famille, en Bavière-Est… et pour nous, bien sûr, l'abattoir !… certain qu'il avait son « réseau » !… que tous les laquais, cuisines, couloirs, et maîtres d'hôtel lui venaient absolument tout dire… heure par heure… tout ce qui se passait dans les piaules, baccara, partouzes, coco… pour les maladies, c'était moi… rapport aussi tous les matins !… c'est un fait, personne ira oser prétendre qu'il y avait quelque chose de caché au « Brenner Hotel »… je vous ai dit, le livre précédent à propos de Sigmaringen, un moment donné, pourvu que les « renseignements » rappliquent, s'emberlifiquent bien, fassent masse… tout va !… ça peut aller tel quel ainsi des siècles ! exemple, Rome, Ninive, Byzance, Babylone… et plus près de nous les Soviets… vous verrez que nous pouvons durer deux… trois millénaires, Soviets et nous, de procès-fuites en ballets roses, de corridas inter-police en purges au sang… et re-discours et re-voteries ! Hurrah ! que la pithécanthropie gode et fort !… pas sortie des cavernes pour rien !… palabres, filatures, micro-films, et plantureuse vie ! fignoleries de braguettes et d'agapes !… le nôtre, Legationsrat Schulze demandait pas autre chose… des renseignements et la vie de prince !… je l'ai soigné lui et sa famille il occupait lui ses bureaux, les gouvernantes et ses enfants, toute « l'aile au soleil » de l'hôtel… il pouvait pas désirer mieux !… si !… question la cuisine !… pas content du tout ! ils lui rataient ses « bouillabaisses » !… ils y mettaient pourtant du soin… mais… mais ils le faisaient exprès ! bel et bien ! Schulze le fin connaisseur, dix ans consul à Marseille ! lui faire monter de ces ratatouilles ! sabotage !

« Docteur ! Docteur ! goûtez-moi ce brouet !… une soupe pour l'Armée du Salut ! »

Lui, dix ans consul à Marseille ! il faisait monter le chef… de Marseille aussi, le chef ! et ça s'expliquait, et avec l'accent ! toute l'armée allemande refoulait, on peut dire perdait l'Europe, abandonnait vingt armées, mais la bouillabaisse de Schulze a toujours été le grand souci du « Brenner Hotel »… et par ravitaillement « exprès » ! rascasse, ail, safran et petits poissons de la Côte des Maures, vingt espèces, lancés aux cuisines à l'heure fixe, en frais aquarium, par avion… pas qu'on puisse prétendre, plus tard, guerre pas guerre, qui y avait eu du laisser-aller au « Brenner Hotel »… et pourtant là cette bouillabaisse prêtait plus qu'à des commentaires… des soupçons !…

Je veux, que peut-être aux cuisines, en sous-sol, ils aient été un peu secoués… des Marauders , des malpolis, faisaient semblant de viser l'hôtel… semblaient !… et pas du tout !… looping et pirouette et salut !… filaient bombarder la campagne !… mais en sous-sol aux cuisines ils pouvaient croire que ça y était… la terre tremblait… et les marmites… et les râpés de la bouillabaisse… enfin tout de même, Schulze et le chef étaient pas si persuadés que c'était pas un marmiton…

Et je vous raconte pas le Casino !… coupable oubli !… Casino « rendez-vous de l'Europe », toutes les élites… noblesse, ambassades, théâtres… bien avant que les « masses » voyagent et que l'Amérique vienne en trois heures… figurez-vous ces salles de jeu, baroque « à la Transylvanie » tapissées velours framboise et or… vous attendez des Grieux… Manon est en « répétition »… dix Manon !… pas repenties du tout !… pire en pire joueuses !… du rouge et de la noire… des cils, des nénés, des hanches… et ce soutien-gorge qui fout le camp !

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