Marc Levy - La Première nuit
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– Qui comptes-tu charger d'une telle mission ? demandai-je.
Keira me fixa avec une intensité dans le regard qui trahissait ses intentions.
– Pas sans toi ! répondis-je avant même qu'elle parle. C'est hors de question.
– Adrian, je ne peux pas le confier à Éric, et si je quitte mon équipe une seconde fois, on ne me le pardonnera pas.
– Je me fiche de tes collègues, de tes recherches, de ce squelette et même de cette bille ! S'il t'arrivait quelque chose, je ne te le pardonnerais pas non plus ! Même pour la plus importante découverte scientifique qui soit, je ne partirai pas d'ici sans toi.
– Adrian, je t'en prie !
– Écoute-moi bien, Keira, ce que j'ai à dire me demande beaucoup d'efforts et je ne me répéterai pas. J'ai consacré la plus grande partie de ma vie à scruter les galaxies, à chercher les traces infimes des premiers instants de l'Univers. Je pensais être le meilleur dans mon domaine, le plus avant-gardiste, le plus culotté, je me croyais incollable et j'étais fier de l'être. Quand j'ai pensé t'avoir perdue, j'ai passé mes nuits, la tête levée vers le ciel, incapable de me souvenir du nom d'une seule étoile. Je me moque de l'âge de ce squelette, je me fiche de ce qu'il nous apprendra sur l'espèce humaine ; qu'il ait cent ans ou quatre cents millions d'années m'est totalement égal si tu n'es plus là.
J'avais totalement oublié la présence d'Alvaro qui toussota, un peu embarrassé.
– Je ne veux pas me mêler de vos histoires, dit-il, mais avec la découverte que tu viens de nous offrir, tu peux revenir dans six mois et nous demander de faire une course en sac de pommes de terre autour du Machu Picchu, je serais prêt à parier que tout le monde te suivrait, moi le premier.
Je sentis Keira hésiter, elle regarda les ossements dans le sol.
– Madre de Dios ! cria Alvaro, après ce que vient de te dire cet homme, tu préfères passer tes nuits à côté d'un squelette ? Fiche le camp d'ici et reviens vite me dire ce que contient cette bille de résine !
Keira me tendit la main pour que je l'aide à sortir de son trou. Elle remercia Alvaro.
– File, je te dis ! Demande à Normand de te ramener à Jinka, tu peux lui faire confiance, il est discret. J'expliquerai tout aux autres quand tu seras partie.
Pendant que je regroupais nos affaires, Keira alla parler à Normand. Par chance, le reste du groupe avait délaissé le campement pour aller se rafraîchir à la rivière. Nous retraversâmes tous les trois le sous-bois et lorsque nous arrivâmes devant le 4 × 4, Harry nous y attendait, les bras croisés.
– Tu allais encore repartir sans me dire au revoir ? dit-il en toisant Keira.
– Non, cette fois, ce ne sera l'affaire que de quelques semaines. Je serai bientôt de retour.
– Cette fois, je n'irai plus t'attendre à Jinka, tu ne reviendras pas, je le sais, répondit Harry.
– Je te promets le contraire, Harry, je ne t'abandonnerai jamais ; la prochaine fois, je t'emmènerai avec moi.
– Je n'ai rien à faire dans ton pays. Toi qui passes ton temps à chercher les morts, tu devrais savoir que ma place est là où mes vrais parents sont enterrés, c'est ma terre ici. Va-t'en maintenant.
Keira s'approcha d'Harry.
– Tu me détestes ?
– Non, je suis triste et je ne veux pas que tu me voies triste, alors va-t'en.
– Moi aussi je suis triste, Harry, il faut que tu me croies, je suis revenue une fois, je reviendrai à nouveau.
– Alors peut-être que j'irai à Jinka, mais de temps en temps seulement.
– Tu m'embrasses ?
– Sur la bouche ?
– Non, pas sur la bouche, Harry, répondit Keira dans un éclat de rire.
– Alors je suis trop vieux maintenant, mais je veux bien que tu me serres dans tes bras.
Keira prit Harry dans ses bras, elle déposa un baiser sur son front et le garçon fila vers la forêt sans se retourner.
– Si tout va bien, dit Normand, nous arriverons à Jinka avant la navette postale, vous pourrez repartir à son bord, je connais le pilote. Vous devriez vous poser à temps à Addis-Abeba pour attraper l'avion de Paris, sinon il y a toujours le vol de Francfort qui part le dernier, celui-là vous êtes sûrs de l'avoir.
Alors que nous roulions sur la piste, je me tournai vers Keira, une question me trottait dans la tête.
– Qu'est-ce que tu aurais fait si Alvaro n'avait pas plaidé en ma faveur ?
– Pourquoi me demandes-tu cela ?
– Parce que quand j'ai vu ton regard aller de ce squelette à moi, je me suis demandé lequel de nous deux te plaisait le plus.
– Je suis dans cette voiture, cela devrait répondre à ta question.
– Mouais, grommelai-je en me retournant vers la route.
– C'est quoi ce « mouais »... tu en doutais ?
– Non, non.
– Si Alvaro ne m'avait pas parlé, j'aurais peut-être fait ma fière et je serais restée, mais, dix minutes après ton départ, j'aurais supplié quelqu'un de m'emmener à bord du second 4 × 4 pour te rattraper. Tu es content maintenant ?
*
* *
Paris
Ce fut une course folle pour réussir à monter dans l'avion de Paris. Lorsque nous nous présentâmes au comptoir d'Air France, l'embarquement du vol était presque terminé. Heureusement il restait une dizaine de places libres et une hôtesse bienveillante accepta de nous faire traverser les filtres de sécurité en coupant la longue file des passagers qui attendaient leur tour. Avant que l'avion ait quitté le terminal, j'avais réussi à passer deux brefs appels téléphoniques, l'un à Walter que j'avais réveillé au milieu de sa nuit, l'autre à Ivory qui ne dormait pas. Annonçant notre retour en Europe, je leur avais posé la même question : où pouvions-nous trouver le laboratoire le plus compétent pour procéder à des tests complexes sur de l'ADN ?
Ivory nous pria de le rejoindre à son domicile dès notre arrivée. À 6 heures du matin un taxi nous conduisit de l'aéroport Charles-de-Gaulle à l'île Saint-Louis. Ivory nous ouvrit la porte en robe de chambre.
– Je ne savais pas exactement quand vous arriveriez, nous dit-il, je me suis laissé surprendre tardivement par le sommeil.
Il se retira dans la cuisine pour nous faire du café et nous invita à l'attendre dans le salon. Il revint avec un plateau dans les mains et s'assit dans un fauteuil en face de nous.
– Alors, qu'avez-vous trouvé en Afrique ? C'est à cause de vous si je n'ai pas dormi, impossible de fermer l'œil après votre appel.
Keira sortit la bille de sa poche et la présenta au vieux professeur. Ivory ajusta ses lunettes et examina attentivement l'objet.
– C'est de l'ambre ?
– Je n'en sais encore rien, mais les taches rouges à l'intérieur sont probablement du sang.
– Quelle merveille ! Où avez-vous trouvé cela ?
– À l'endroit précis indiqué par les fragments, répondis-je.
– Sur le thorax d'un squelette que nous avons exhumé, reprit Keira.
– Mais c'est une découverte majeure ! s'exclama Ivory.
Il se dirigea vers son secrétaire, ouvrit un tiroir et en sortit une feuille de papier.
– Voici l'ultime traduction que j'ai faite du texte en guèze, lisez.
Je pris le document qu'Ivory agitait sous mon nez et le lus à voix haute :
J'ai dissocié le disque des mémoires, confié aux maîtres des colonies les parties qu'il conjugue. Sous les trigones étoilés, que restent celées les ombres de l'infinité. Qu'aucun ne sache où l'hypogée se trouve. La nuit de l'un est gardienne de l'origine. Que personne ne l'éveille, à la réunion des temps imaginaires, se dessinera la fin de l'aire.
– Je crois que cette énigme prend désormais tout son sens, n'est-ce pas ? dit le vieux professeur. Grâce au bricolage d'Adrian à Virje nous avons fait parler le disque qui nous a indiqué la position d'une tombe. Le fameux hypogée où il fut probablement découvert au IVe millénaire. Ceux qui en comprirent l'importance en dissocièrent les fragments et allèrent les porter aux quatre coins du monde.
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