Antoine de Saint-Exupéry - CITADELLE

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Citadelle est un livre particulier dans le sens où il n'a jamais été achevé ni retouché (ou très peu) par Saint-Exupéry. L'œuvre est restée à l'état de brouillon dactylographié imparfait avant d'être mis en forme, tant bien que mal, par l'éditeur. Saint-Exupéry aborde ici tous ses thèmes récurrents déjà visités dans ses précédents écrits: l'Amour, l'Apprentissage, la Création, Dieu, les Hommes, les Voyages, etc.

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«Certes, vous vous sentirez libres, moi mort. Mais comme le fleuve de se diriger vers la mer, ou la pierre lâchée de descendre.

«Faites-vous branches. Faites vos fleurs et faites vos fruits. On vous pèsera à la vendange.

«Mon peuple bien-aimé, sois fidèle de génération en génération si j'ai augmenté ton héritage.»

Et comme je priais, faisait les cent pas la sentinelle. Et je méditais.

«Mon empire me délègue des sentinelles qui veillent. Ainsi j'ai allumé ce feu qui devient dans la sentinelle flamme de vigilance.

«Est beau mon soldat s'il regarde…»

CXXXI

Car je vous transfigure le monde, comme de l'enfant ses trois cailloux, si je leur attribue des valeurs diverses et un autre rôle dans le jeu. Et la réalité pour l'enfant ne réside ni dans les cailloux ni dans les règles qui ne sont qu'un piège favorable, mais dans la seule ferveur qui naît du jeu. Et les cailloux en sont en retour transfigurés.

Et que ferais-tu de tes objets, de ta maison, de tes amours et des bruits qui sont pour tes oreilles et des images qui sont pour tes yeux s'ils ne deviennent point matériaux de mon invisible palais lequel les transfigure?

Mais ceux-là qui ne tirent aucune saveur de leurs objets faute d'un empire qui les anime, ils s'irritent contre ces objets mêmes. «D'où vient que la richesse ne m'enrichisse point?» se lamentent-ils et ils supputent qu'il ne convient que de l'accroître car elle n'était point suffisante. Et ils en accaparent d'autres, qui les encombrent plus encore. Et les voilà cruels dans leur irréparable ennui. Car ils ne savent point qu'ils cherchent autre chose faute de l'avoir rencontré. Ils ont rencontré celui-là qui se montrait tellement heureux de lire sa lettre d'amour. Ils se penchent sur son épaule et observant qu'il tire sa joie de caractères noirs sur page blanche, ils ordonnent à leurs esclaves de s'exercer sur page blanche à mille arrangements de signes noirs. Et ils les fouettent de ne point réussir le talisman qui rend heureux.

Car il n'est rien pour eux qui fasse retentir les objets les uns sur les autres. Ils vivent dans le désert de leurs pierres en vrac.

Mais moi je viens qui à travers bâtis le temple. Et les mêmes pierres leur versent la béatitude.

CXXXII

Car je les rendais sensibles à la mort. Sans d'ailleurs le regretter. Car ainsi ils étaient sensibles à la vie. Mais si j'établissais chez toi le droit d'aînesse tu y trouverais plus de raisons, certes, de haïr, mais en même temps d'aimer et pleurer ton frère. Si même c'était celui qui de par ma loi te frustrait. Car ainsi meurt le frère aîné, ce qui a un sens, et le responsable, et le guide, et le pôle de la tribu. Et lui, si tu meurs, pleure sa brebis, celui qu'il aidait, celui qu'il aimait aimer, celui qu'il conseillait sous la lampe du soir.

Mais si je vous ai faits, l'un par rapport à l'autre, égaux et libres, rien ne changera par la mort et vous ne pleurerez point. Je l'ai bien observé de mes guerriers dans le combat. Ton camarade est mort et cependant rien n'a beaucoup changé. Il est remplacé sur l'heure par un autre. Et tu dénommes dignité du soldat, sacrifice consenti, noblesse masculine ta réserve devant la mort. Et ton refus des larmes. Mais au risque de te scandaliser je te dirai: Tu ne pleures point faute de motifs pour pleurer. Car celui-là qui est mort tu ne sais point qu'il est mort. Il mourra plus tard peut-être la paix venue. Aujourd'hui il en est toujours un autre à ta gauche et un autre à ta droite, ajustant leurs fusils. Tu n'as point le loisir de demander à l'homme ce qu'il était capable de donner seul. Comme cette protection de ton aîné. Car ce que donnait l'un, l'autre le donnera. Les billes d'un sac ne pleurent point l'absence d'une bille car le sac est tout gonflé de billes semblables. De celui qui meurt tu dis simplement: «Je n'ai pas le temps… il mourra plus tard.» Mais il ne mourra plus car, la guerre achevée, les vivants aussi se disperseront. Ainsi se défera la figure que vous formiez. Vivants et morts vous vous ressemblerez. Les absents seront comme des morts et les morts comme des absents.

Mais si vous êtes d'un arbre, alors chacun dépend de tous et tous dépendent de chacun. Et vous pleurerez si l'un s'en va.

Car si vous êtes soumis à quelque figure, il y a entre vous hiérarchie. Alors votre importance l'un pour l'autre se montre. Car s'il n'est point de hiérarchie il n'est point de frères. Et j'ai toujours entendu dire «mon frère» quand il y avait quelque dépendance.

Et je ne veux point vous faire le cœur dur à la mort. Car alors il ne s'agit point de vous durcir contre une faiblesse humiliante comme le serait la peur du sang ou la crainte des coups, lequel durcissement vous fait grandir, mais de subir moins durement la mort parce qu'il mourrait moins de choses. Et certes, plus pour votre cœur votre frère se fera provision maigre, moins vous irez pleurer sa mort.

Je désire, moi, vous enrichir et faire retentir votre frère sur vous. Et faire que votre amour, si vous aimez, soit découverte d'un empire et non saillie comme du bouc. Car certes, ne pleure point le bouc. Mais qu'elle meure, celle de votre amour, et vous êtes en exil. Et celui-là qui dit qu'il prend sa mort en homme c'est qu'il en faisait un bétail. Et à son tour elle prendra sa mort à lui en bétail et dira: «Il est bon que les hommes meurent à la guerre…» Mais moi je veux que vous mourriez en guerre. Car qui aimera si ce n'est le guerrier? Mais je ne veux point que par lâcheté vous ayez dégradé vos trésors, par désir de les moins regretter, car qui mourra sinon un automate morne et qui ne sacrifie rien à l'empire?

J'exige, moi, que l'on me donne le meilleur. Car alors seulement vous voilà grands.

Donc il ne s'agit point de vous solliciter de mépriser la vie, mais bien de vous la faire aimer.

Et de vous faire aussi aimer la mort, si elle est échange contre l'empire.

Car rien ne s'oppose. L'amour de Dieu vous augmente l'amour de l'empire. L'amour de l'empire celui du domaine. Celui du domaine l'amour de l'épouse. Et l'amour de l'épouse l'amour du simple plateau d'argent qui est du thé auprès d'elle après l'amour.

Mais comme je vous fais la mort déchirante, je veux en même temps vous en consoler. C'est pourquoi pour ceux-là qui pleurent j'ai inventé cette prière: Prière contre la mort.

CXXXIII

«J'ai écrit mon poème. Il me reste à le corriger.»

Mon père s'irrita:

«Tu écris ton poème après quoi tu le corrigeras! Qu'est-ce qu'écrire sinon corriger! Qu'est-ce que sculpter sinon corriger! As-tu vu pétrir la glaise? De correction en correction sort le visage, et le premier coup de pouce déjà était correction au bloc de glaise. Quand je fonde ma ville je corrige le sable. Puis corrige ma ville. Et de correction en correction, je marche vers Dieu.»

CXXXIV

Car certes, tu t'exprimes par des relations. Et tu fais retentir les cloches les unes sur les autres. Et n'ont point d'importance les objets que tu fais retentir. Ce sont matériaux du piège pour des captures, lesquelles ne sont jamais de l'essence du piège. Et je t'ai dit qu'il fallait des objets reliés.

Mais dans la danse ou la musique il est un déroulement dans le temps qui ne me permet pas de me tromper sur ton message. Tu allonges ici, ralentis là, montes là et descends ici. Et fais maintenant écho à toi-même.

Mais là où tu me présentes tout en son ensemble il me faut un code. Car s'il n'est ni nez, ni bouche, ni oreille, ni menton, comment saurai-je ce que tu allonges ou raccourcis, épaissis ou allèges, redresses ou dévies, creuses ou bombes? Comment connaîtrai-je tes mouvements et distinguerai-je tes répétitions et tes échos? Et comment lirai-je ton message? Mais le visage sera mon code car j'en connais un qui est parfait et qui est banal.

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