Eco - Le pendule de Foucault
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« Allons, dit Agliè, d'un ton sec. C'est fini. »
Je m'aperçus, en l'entendant, que le nuage se trouvait au-dessus de nous et autour de nous, et que je ne discernais presque plus mes voisins.
« Comment, c'est fini ? dit Garamond. Il me semble que le meilleur commence à présent !
– C'est fini, pour ce que vous pouviez voir, vous. Impossible. Respectons le rite. Allons. »
Il rentra dans le bois, aussitôt absorbé par l'humidité qui nous enveloppait. Nous avançâmes en frissonnant, glissant sur le terreau de feuilles pourries, haletants et désordonnés tels les soldats d'une armée en fuite. Nous nous retrouvâmes sur la route. Nous pourrions être à Milan en moins de deux heures. Avant de monter dans la voiture de Garamond, Agliè nous salua : « Pardonnez-moi si j'ai interrompu le spectacle. Je voulais vous faire connaître quelque chose, quelqu'un qui vit autour de nous, et pour qui, au fond, vous aussi désormais vous travaillez. Mais on ne pouvait en voir davantage. Lorsque j'ai été informé de cet événement, j'ai dû promettre que je ne troublerais pas la cérémonie. Notre présence eût négativement influencé les phases suivantes.
– Mais les cochons ? Et que se passe-t-il maintenant ? demanda Belbo.
– Ce que je pouvais dire, je l'ai dit. »
– 63 –
« A quoi te fait penser ce poisson ? – A d'autres poissons. – A quoi te font penser les autres poissons ? – A d'autres poissons. »
Joseph HELLER, Catch 22, New York, Simon & Schuster, 1961, XXVII.
Je revins du Piémont bourrelé de remords. Mais, comme je revis Lia, j'oubliai tous les désirs qui m'avaient effleuré.
Toutefois, ce voyage m'avait fourni d'autres pistes, et je trouve à présent préoccupant de ne m'en être pas alors préoccupé. J'étais en train de mettre définitivement en ordre, chapitre après chapitre, l'iconographie pour l'histoire des métaux, et je ne parvenais plus à m'arracher au démon de la ressemblance, comme cela m'était déjà arrivé à Rio. Qu'est-ce qu'il y avait de différent entre ce poêle cylindrique de Réaumur, 1750, cette chambre chaude pour le couvage des oeufs, et cet athanor XVII e, ventre maternel, sombre utérus pour le couvage de qui sait quels métaux mystiques ? C'était comme si on avait installé le Deutsches Museum dans le château piémontais que j'avais visité une semaine auparavant.
Il me devenait de plus en plus difficile de faire le départ entre le monde de la magie et ce que nous appelons aujourd'hui l'univers de la précision. Je retrouvais des personnages que j'avais étudiés à l'école comme des porteurs de la lumière mathématique et physique au milieu des ténèbres de la superstition, et je découvrais qu'ils avaient travaillé un pied dans la Kabbale et un pied dans leur laboratoire. Se pouvait-il que je fusse en train de relire l'histoire entière à travers les yeux de nos diaboliques ? Mais enfin, je tombais sur des textes insoupçonnables qui me racontaient comment les physiciens positivistes, frais émoulus de l'université, allaient se frotter aux séances médiumniques et aux cénacles astrologiques, et comment Newton était arrivé aux lois de la gravitation universelle parce qu'il croyait à l'existence de forces occultes (je me rappelais ses explorations dans la cosmologie rose-croix).
Je m'étais fait un devoir scientifique d'incrédulité, mais à présent il fallait que je me méfie même des maîtres qui m'avaient appris à devenir incrédule.
Je me dis : je suis comme Amparo, on ne m'y prend pas mais je me laisse prendre. Et je me surprenais à réfléchir sur le fait qu'au fond la grande pyramide avait vraiment pour hauteur un milliardième de la distance terre-soleil, ou que se dessinaient vraiment des analogies entre mythologie celtique et mythologie amérindienne. Et je commençais à interroger tout ce qui m'entourait, les maisons, les enseignes des magasins, les nuages dans le ciel et les gravures dans les bibliothèques, pour qu'ils me racontent non pas leur histoire mais une autre histoire, que certainement ils cachaient mais qu'en définitive ils dévoilaient à cause et en vertu de leurs mystérieuses ressemblances.
C'est Lia qui me sauva, momentanément du moins.
Je lui avais tout raconté (ou presque) de ma visite au Piémont, et soir après soir je revenais à la maison avec de nouvelles données à ajouter à mon fichier des croisements. Elle commentait : « Mange, que tu es maigre comme un clou. » Un soir elle s'était assise à côté de mon bureau, elle avait tiré à droite et à gauche les mèches de son front pour me regarder droit dans les yeux ; elle s'était mis les mains sur son giron, comme fait une ménagère. Elle ne s'était jamais assise de cette façon, en écartant les jambes, la jupe tendue d'un genou à l'autre. Je pensai que c'était une pose disgracieuse. Et puis j'observai son visage, et il me paraissait plus lumineux, inondé d'une tendre couleur. Je l'écoutai – mais sans savoir encore pourquoi – avec respect.
« Poum, m'avait-elle dit, je n'aime pas la manière dont tu vis l'histoire des éditions Manuzio. Avant, tu recueillais des faits comme on recueille des coquillages. Maintenant, on dirait que tu coches des numéros sur les fiches du loto.
– C'est seulement parce que je m'amuse davantage, avec ces gens-là.
– Tu ne t'amuses pas, tu te passionnes, et c'est différent. Fais attention, ces gens-là sont en train de te rendre malade.
– N'exagérons pas à présent. Tout au plus, ce sont eux les malades. On ne devient pas fou en étant infirmier dans un asile d'aliénés.
– Ça, c'est encore à prouver.
– Tu sais que je me suis toujours méfié des analogies. Mainte nant, je me trouve dans une fête d'analogies, une Coney Island, un Premier Mai à Moscou, une Année Sainte d'analogies, je m'aperçois que certaines sont meilleures que d'autres et je me demande si par hasard il n'y aurait pas une vraie raison.
– Poum, m'avait dit Lia, j'ai vu tes fiches, parce que c'est moi qui les remets en ordre. Quoi que découvrent tes diaboliques, c'est déjà ici, regarde bien », et elle se tapait le ventre, les flancs, les cuisses et le front. Assise comme ça, les jambes écartées qui tendaient sa jupe, de face, elle donnait l'impression d'une nourrice solide et florissante – elle si fine et flexueuse – parce qu'une sagesse paisible l'illuminait d'autorité matriarcale.
« Poum, il n'y a pas d'archétypes, il y a le corps. Dans le ventre, c'est beau, parce que l'enfant y grandit, que s'y enfile, tout joyeux, ton oiseau et y descend la bonne nourriture pleine de saveur, et voilà pourquoi sont beaux et importants la caverne, l'anfractuosité, la galerie, le souterrain, et même le labyrinthe qui est fait à l'image de nos bonnes et saintes tripes, et quand quelqu'un doit inventer quelque chose d'important, il le fait venir d'ici, parce que tu es venu d'ici toi aussi le jour où tu es né, et la fertilité est toujours dans un trou, où quelque chose d'abord pourrit et puis voilà, un petit Chinois, un dattier, un baobab. Mais le haut est mieux que le bas, car si tu es la tête en bas le sang te monte à la tête, car les pieds puent et les cheveux moins, car il vaut mieux grimper sur un arbre pour cueillir des fruits que finir sous la terre pour engraisser les vers, car on se fait rarement mal en se cognant en l'air (ou alors il faut se trouver au grenier) et d'ordinaire on se fait mal en tombant par terre, et voilà pourquoi le haut est angélique et le bas diabolique. Mais comme ce que j'ai dit avant sur mon joli petit ventre est vrai aussi, l'une et l'autre chose sont vraies : le bas et le dedans sont beaux, en un sens, en un autre sens, le haut et l'extérieur sont beaux, et l'esprit de Mercure et la contradiction universelle n'ont rien à y voir. Le feu te tient chaud et le froid te donne une broncho-pneumonie, surtout si tu es un savant d'il y a quatre mille ans, et donc le feu a de mystérieuses vertus, d'autant qu'il te cuit un poulet. Mais le froid conserve le même poulet et le feu, si tu le touches, te fait pousser une ampoule grosse comme ça, par conséquent si tu penses à une chose qui se conserve depuis des millénaires, comme la sapience, il faut que tu la penses sur une montagne, en haut (et nous avons vu que c'est bien), mais dans une caverne (qui est aussi bien) et au froid éternel des neiges tibétaines (qui est excellent). Et puis si tu veux savoir pourquoi la sapience vient de l'Orient et non pas des Alpes suisses, c'est parce que le corps de tes ancêtres, le matin, quand il s'éveillait et qu'il faisait encore sombre, regardait à l'est en espérant que se lève le soleil et qu'il ne pleuve pas, nom d'un chien.
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