Eco - Le pendule de Foucault
Здесь есть возможность читать онлайн «Eco - Le pendule de Foucault» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Современная проза, Историческая проза, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.
- Название:Le pendule de Foucault
- Автор:
- Жанр:
- Год:неизвестен
- ISBN:нет данных
- Рейтинг книги:3 / 5. Голосов: 1
-
Избранное:Добавить в избранное
- Отзывы:
-
Ваша оценка:
- 60
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
Le pendule de Foucault: краткое содержание, описание и аннотация
Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Le pendule de Foucault»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.
Le pendule de Foucault — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком
Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Le pendule de Foucault», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.
Интервал:
Закладка:
– Oui, maman.
– Bien sûr que oui, mon petit. Le soleil est bon parce qu'il fait du bien au corps, et parce qu'il a le bon sens de réapparaître chaque jour, par conséquent tout ce qui revient est bon, pas ce qui passe et s'en va et disparaît de la circulation. La meilleure façon de revenir d'où on est passé sans refaire deux fois le même chemin c'est d'avancer en cercle. Et comme l'unique bête qui fait la gimblette est le serpent, de là viennent tous ces cultes et ces mythes du serpent, parce qu'il est difficile de représenter le retour du soleil en faisant faire la gimblette à un hippopotame. Par ailleurs, si tu dois procéder à une cérémonie pour invoquer le soleil, tu as intérêt à te déplacer en cercle, parce que si tu te déplaces en ligne droite tu t'éloignes de chez toi et il faudrait que la cérémonie soit très courte ; sans compter que le cercle est la structure la plus pratique pour un rite, et même ceux qui crachent le feu sur les places le savent, parce qu'en cercle tout le monde voit également qui se tient au centre, tandis que si une tribu entière se mettait en ligne droite comme une escouade de soldats, les plus éloignés ne verraient pas, et voilà pourquoi le cercle et le mouvement rotatoire et le retour cyclique sont fondamentaux dans tout culte et dans tout rite.
– Oui, maman.
– Bien sûr que oui. Et maintenant, passons aux nombres magiques qui plaisent tant à tes auteurs. Un c'est toi qui n'es pas deux, un c'est ton petit machin là, une c'est ma petite machine ici et uns sont le nez et le coeur et donc tu vois combien de choses importantes sont un. Et deux sont les yeux, les oreilles, les narines, mes seins et tes épaules, les jambes, les bras et les fesses. Trois est le plus magique de tous parce que notre corps ne le connaît pas, nous n'avons rien qui soit trois choses, et ce devrait être un nombre très mystérieux, très, que nous attribuons à Dieu, où que nous vivions. Mais si tu y réfléchis, moi j'ai une seule petite chose et toi tu as un seul petit truc – tais-toi et ne fais pas le malin – et si nous mettons les deux ensemble, il sort un nouveau trucmuche et nous devenons trois. Mais alors, il faut vraiment un professeur agrégé de l'université pour découvrir que tous les peuples ont des structures ternaires, trinités et choses de ce genre ? Mais les religions, ils ne les faisaient tout de même pas avec un computer, c'étaient tous des gens très bien, qui baisaient comme il faut, et toutes les structures trinitaires ne sont pas un mystère, elles sont le récit de ce que tu fais toi, de ce qu'ils faisaient eux. Mais deux bras et deux jambes font quatre, et voilà que quatre est aussi un beau nombre, surtout si tu penses que les animaux ont quatre pattes et qu'à quatre pattes vont les petits enfants, comme le savait le Sphinx. Cinq, n'en parlons pas, ce sont les doigts de la main, et avec deux mains tu as cet autre nombre sacré qui est dix, et forcément même les commandements sont au nombre de dix, sinon, s'il y en avait douze, quand le prêtre dit un, deux, trois et montre ses doigts, arrivé aux deux derniers il faut qu'il se fasse prêter une main par le sacristain. A présent, prends le corps et compte toutes les choses qui poussent sur le tronc : avec les bras, les jambes, tête et pénis, il y en a six ; mais pour la femme sept, raison pour quoi il me semble que parmi tes auteurs le six n'est jamais pris au sérieux sauf comme le double de trois, parce qu'il ne marche que pour les hommes, lesquels n'ont aucun sept, et quand ce sont eux qui commandent ils préfèrent le voir comme un nombre sacré, oubliant que mes tétons aussi poussent à l'extérieur, mais patience. Huit – mon Dieu, nous n'avons aucun huit... non, attends, si bras et jambes ne comptent pas pour un mais pour deux, à cause du coude et du genou, nous avons huit grands os longs qui bringuebalent dehors ; tu prends ces huit plus le tronc et tu as neuf, dix si par-dessus le marché tu ajoutes la tête. Mais à toujours tourner autour du corps, tu en tires les nombres que tu veux ; pense aux trous.
– Aux trous ?
– Oui, combien de trous a ton corps ?
– Eh bien... Je me comptais. Yeux narines oreilles bouche cul, ça fait huit.
– Tu vois ? Une autre raison pour laquelle huit est un beau nombre. Mais moi j'en ai neuf ! Et avec le neuvième je te fais venir au monde, et voilà pourquoi neuf est plus divin que huit ! Mais tu veux une explication d'autres figures récurrentes ? Tu veux l'anatomie de tes menhirs, dont tes auteurs parlent sans arrêt ? On est debout le jour et allongé la nuit – même ton petit machin, non, ne me dis pas ce qu'il fait la nuit ; le fait est qu'il travaille droit et se repose étendu. Par conséquent, la station verticale est vie, et se trouve en rapport avec le soleil, et les obélisques se dressent en l'air comme les arbres, tandis que la station horizontale et la nuit sont sommeil et donc mort, et tous adorent les menhirs, pyramides, colonnes, et personne n'adore les balcons et balustrades. As-tu jamais entendu parler d'un culte archaïque de la rampe sacrée ? Tu vois ? Et c'est aussi que le corps ne te le permet pas : si tu adores une pierre verticale, même si vous êtes une multitude, tout le monde la voit ; si, par contre, tu adores une chose horizontale, seuls ceux qui sont au premier rang la voient, et les autres poussent en disant et moi et moi, et ce n'est pas un beau spectacle pour une cérémonie magique...
– Mais les fleuves...
– Les fleuves, ce n'est pas parce qu'ils sont horizontaux, mais parce qu'il y a de l'eau dedans, et tu ne veux tout de même pas que je t'explique le rapport entre l'eau et le corps... Bon, en somme nous sommes faits comme ça, avec ce corps, tous, et c'est pour ça que nous élaborons les mêmes symboles à des millions de kilomètres de distance et forcément tout se ressemble ; et alors tu vois que les personnes douées d'un brin de jugeote, si elles regardent le fourneau de l'alchimiste, tout fermé et chaud dedans, pensent au ventre de la mère qui fait son enfant : et seuls tes diaboliques, voyant la Vierge sur le point d'accoucher, pensent que c'est une allusion au fourneau de l'alchimiste. C'est ainsi qu'ils ont passé des milliers d'années à chercher un message, quand tout était déjà ici, il suffisait qu'ils se regardent dans leur miroir.
– Toi, tu me dis toujours la vérité. Tu es mon Moi, qui au fond est mon Soi vu par Toi. Je veux découvrir tous les archétypes secrets du corps. » Ce soir-là nous inaugurâmes l'expression « faire les archétypes » pour indiquer nos moments de tendresse.
Alors que déjà je m'abandonnais au sommeil, Lia me toucha l'épaule. « J'allais oublier, dit-elle. Je suis enceinte. »
J'aurais dû écouter Lia. Elle parlait avec la sagesse de qui sait où naît la vie. En nous engageant dans les souterrains d'Agarttha, dans la pyramide d'Isis Dévoilée, nous étions entrés dans Gébura, la sefira de la terreur, le moment où la colère se fait sentir dans le monde. Ne m'étais-je pas laissé séduire, ne fût-ce qu'un instant, par la pensée de Sophia ? Moïse Cordovéro dit que le Féminin est à gauche, et que toutes ses directions sont de Gébura... A moins que l'homme ne mette en oeuvre ces tendances pour parer son Épouse, et, tout en l'attendrissant, ne la fasse marcher vers le bien. Comme pour dire que tout désir doit demeurer dans ses propres limites. Autrement Gébura devient la Sévérité, l'apparence obscure, l'univers des démons.
Discipliner le désir... Ainsi avais-je fait dans la tente de l'umbanda, j'avais joué de l'agogô, j'avais pris part au spectacle du côté de l'orchestre, et je m'étais soustrait aux transes. Et ainsi avais-je fait avec Lia, j'avais réglé le désir dans l'hommage à l'Épouse, et j'avais été récompensé au creux de mes lombes, ma semence avait été bénie.
Читать дальшеИнтервал:
Закладка:
Похожие книги на «Le pendule de Foucault»
Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Le pendule de Foucault» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.
Обсуждение, отзывы о книге «Le pendule de Foucault» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.