Eco - Le pendule de Foucault
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– Pas l'immortalité...
– Pas dans l'immédiat.
– Mais toi ?
– Il faut de la concentration. Je ne te cache pas que c'est pénible. Tu sais, je n'ai plus vingt ans... »
Je retrouvai mon groupe, au moment où il entrait dans une pièce aux murs blancs et aux angles arrondis. Sur le fond, comme dans un musée Grévin – mais l'image qui affleura à mon esprit ce soir-là fut celle de l'autel que j'avais vu à Rio dans la tente de umbanda–, deux statues presque grandeur nature, en cire, revêtues d'une matière scintillante qui me parut digne d'un très mauvais accessoiriste. L'une était une dame sur un trône, avec une robe immaculée, ou presque, constellée de paillettes. Au-dessus d'elle descendaient, suspendues à des fils, des créatures de forme imprécise, qui ressemblaient à ces poupées de Lenci, en feutre, servant d'ornement autrefois. Dans un coin, un amplificateur laissait parvenir un son lointain de trompettes, celui-ci de bonne qualité, sans doute un air de Gabrieli, et l'effet sonore était d'un goût plus sûr que l'effet visuel. Sur la droite, une autre figure féminine, habillée de velours cramoisi, ceinturée de blanc et coiffée d'une couronne de laurier, à côté d'une balance dorée. Agliè nous expliquait les diverses références, mais je mentirais en disant que j'y prêtais beaucoup d'attention. M'intéressait plutôt l'expression de nombreux invités, qui passaient d'un simulacre à l'autre avec un air révérencieux et ému.
« Ils ne sont pas différents de ceux qui vont dans un sanctuaire voir la Vierge noire aux robes brodées et recouvertes de coeurs en argent, dis-je à Belbo. Ils pensent peut-être que c'est là la mère du Christ en chair et en os ? Non, mais ils ne pensent pas non plus le contraire. Ils se plaisent à la similitude, ils sentent le spectacle comme vision, et la vision comme réalité.
– Oui, dit Belbo, mais le problème n'est pas de savoir si ces gens sont meilleurs ou pires que ceux qui vont au sanctuaire. J'étais en train de me demander qui nous sommes, nous. Nous qui croyons Hamlet plus vrai que notre concierge. Ai-je le droit de les juger, eux, moi qui rôde à la recherche de madame Bovary pour lui faire une scène ? »
Diotallevi hochait la tête et me disait à voix basse qu'on ne devrait pas reproduire d'images des choses divines, et que celles-ci étaient toutes des épiphanies du veau d'or. Mais ça l'amusait.
– 58 –
Par conséquent l'alchimie est une chaste prostituée, qui a beaucoup d'amants, mais elle les déçoit tous et ne concède son étreinte à aucun. Elle transforme les sots en fous, les riches en misérables, les philosophes en andouilles, et les trompés en de très loquaces trompeurs...
TRITHÈME, Annalium Hirsaugensium Tomus II, S. Gallo, 1690, p. 225.
Soudain la salle tomba dans la pénombre et les murs s'illuminèrent. Je m'aperçus qu'ils étaient recouverts aux trois quarts d'un écran semi-circulaire où on allait projeter des images. Lorsqu'elles apparurent, je me rendis compte qu'une partie du plafond et du pavement était d'une matière réfléchissante, et réfléchissants étaient aussi certains des objets qui d'abord m'avaient frappé par leur grossièreté, les paillettes, la balance, un écu, quelques coupes en cuivre. Nous nous trouvâmes plongés dans un milieu liquoraqueux, où les images se multipliaient, se segmentaient, se fondaient avec les ombres des assistants, le pavement reflétait le plafond, le plafond le pavement, et tous ensemble, les figures qui apparaissaient sur les murs. Avec la musique, des odeurs subtiles se répandirent dans la salle, au début des encens indiens, puis d'autres, plus imprécis, par moments désagréables.
D'abord la pénombre s'anéantit en une obscurité absolue ; puis, alors qu'on entendait un gargouillement glutineux, un bouillonnement de lave, nous fûmes dans un cratère où une matière visqueuse et sombre tressaillait à la lueur intermittente de grandes flammes jaunes et bleuâtres.
Une eau grasse et gluante s'évaporait vers le haut pour redescendre sur le fond, telle une rosée ou une pluie ; et, alentour, flottait une odeur de terre fétide, un relent de moisi. J'inhalais le sépulcre, le Tartare, les ténèbres, et se répandait autour de moi un purin venimeux qui coulait entre des langues de fumier, terreau, poudre de charbon, boue, menstrues, fumée, plomb, excrément, écorce, écume, naphte, noir plus noir que le noir même, qui s'éclaircissait à présent pour laisser apparaître deux reptiles – l'un bleu clair et l'autre rougeâtre – enlacés en une sorte d'étreinte, se mordant réciproquement la queue et formant comme une unique figure circulaire.
C'était comme si j'avais bu de l'alcool en dépassant la mesure, je ne voyais plus mes compagnons, disparus dans la pénombre, je ne reconnaissais pas les figures qui glissaient à côté de moi et je les percevais tel qui voit des silhouettes décomposées et fluides... Ce fut alors que je me sentis saisir par une main. Je sais que ce n'était pas vrai, et pourtant je n'osai pas me retourner sur le moment pour ne pas découvrir que je m'étais trompé. Mais je distinguais le parfum de Lorenza et c'est alors seulement que je compris combien je la désirais. Ce devait être Lorenza. Elle était là, pour reprendre ce dialogue fait de frôlements, d'ongles rampant contre la porte, qu'elle avait laissé en suspens la veille au soir. Soufre et mercure paraissaient s'unir dans une chaleur humide qui me faisait palpiter l'aine, mais sans violence.
J'attendais le Rebis, l'enfant androgyne, le sel philosophai, le couronnement de l' œuvre au blanc.
J'avais l'impression de tout savoir. Peut-être des lectures des derniers mois réaffleuraient-elles à mon esprit, peut-être Lorenza me communiquait-elle son savoir à travers le toucher de sa main, dont je sentais la paume légèrement moite.
Et je me surprenais à murmurer des noms lointains, des noms qu'à coup sûr, je le savais, les Philosophes avaient donnés au Blanc, mais avec lesquels moi – peut-être – j'étais en train d'appeler anxieusement Lorenza – je ne sais, ou peut-être ne faisais-je que répéter en moi-même comme une litanie propitiatoire : Cuivre blanc, Agneau immaculé, Aibathest, Alborach, Eau bénite, Mercure purifié, Orpiment, Azoc, Baurac, Cambar, Caspa, Céruse, Cire, Chaia, Comerisson, Electre, Euphrate, Eve, Fada, Favonius, Fondements de l'Art, Pierre précieuse de Givinis, Diamant, Zibach, Ziva, Voile, Narcisse, Lys, Hermaphrodite, Hae, Hypostase, Hylé, Lait de Vierge, Pierre unique, Lune pleine, Mère, Huile vive, Légume, Œuf, Flegme, Point, Racine, Sel de la Nature, Terre feuillée, Tevos, Tincar, Vapeur, Étoile du Soir, Vent, Virago, Verre de Pharaon, Urine d'Enfant, Vautour, Placenta, Menstrue, Serviteur fugitif, Main gauche, Sperme des Métaux, Esprit, Étain, Suc, Soufre onctueux...
Dans la poix, maintenant grisâtre, se dessinait un horizon de roches et d'arbres secs, au-delà duquel se couchait un soleil noir. Puis il y eut une lumière à presque nous aveugler et apparurent des images étincelantes qui se reflétaient de partout, créant un effet kaléidoscopique. Les effluves étaient à présent liturgiques, religieux, je commençai à éprouver un mal de tête, une sensation de poids au front, j'entrevoyais une salle fastueuse couverte de tapisseries dorées, peut-être un banquet de noces, avec un époux princier et une épouse tout de blanc vêtue, puis un vieux roi et une reine sur le trône, à côté d'eux un guerrier, et un autre roi à la peau sombre. Devant le roi avait été dressé un petit autel portatif, où se trouvait un livre relié de velours noir et une lumière sur un chandelier d'ivoire. A côté du chandelier, un globe terrestre tournant sur lui-même et une horloge à sonnerie, surmontée d'une petite fontaine de cristal d'où jaillissait sans cesse une eau rouge sang. Sur la fontaine il y avait peut-être un crâne ; d'une orbite à l'autre rampait un serpent blanc...
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