Eco - Le pendule de Foucault
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Ensuite, elle nous invita à sortir dans le jardin de derrière, pour visiter les chapelles, avant le début du rite. Dans le jardin se trouvaient les maisons des orixâs. Une ribambelle de fillettes nègres, en costume de Bahia, se pressaient gaiement pour les derniers préparatifs.
Les maisons des orixâs étaient disposées dans le jardin comme les chapelles d'un Sacro Monte, et montraient à l'extérieur l'image du saint correspondant. A l'intérieur hurlaient les couleurs crues des fleurs, des statues, des nourritures cuites depuis peu et offertes aux dieux. Blanc pour Oxalá, bleu et rose pour Yemanjâ, rouge et blanc pour Xangô, jaune et or pour Ogun... Les initiés s'agenouillaient en baisant le seuil et en se touchant sur le front et derrière l'oreille.
Mais alors, demandai-je, Yemanjâ est ou n'est pas Notre-Dame de la Conception ? Et Xangô est ou n'est pas Jérôme ?
« Ne posez pas de questions embarrassantes, me conseilla Agliè. Dans l'umbanda, c'est encore plus compliqué. A la ligne d'Oxalá appartiennent saint Antoine et les saints Côme et Damien. A la ligne de Yemanjâ appartiennent les sirènes, les ondines, les caboclas de la mer et des fleuves, les marins et les étoiles-guides. A la ligne d'Orient appartiennent les Hindous, les médecins, les hommes de science, les Arabes et les Marocains, les Japonais, les Chinois, les Mongols, les Égyptiens, les Aztèques, les Incas, les Caraïbes et les Romains. A la ligne d'Oxossi appartiennent le soleil, la lune, le caboclo des cascades et le caboclo des Noirs. A la ligne d'Ogun appartiennent Ogun Beira-Mar, Rompe-Mato, lara, Megé, Narueé... En somme, ça dépend.
– Bon Dieu, dit encore Amparo.
– On dit Oxalá, lui susurrai-je en lui effleurant l'oreille. T'inquiète, no pasarán. »
La Ialorixá nous montra une série de masques que des acolytes portaient au temple. C'étaient des masques-heaumes en paille, ou des capuchons, dont devraient se couvrir les médiums au fur et à mesure qu'ils entraient en transe, proie de la divinité. C'est une forme de pudeur, nous dit-elle, dans certains terreiros les élus dansent le visage nu, exposant leur passion aux assistants. Mais l'initié doit être protégé, respecté, soustrait à la curiosité des profanes, ou de ceux qui, de toute façon, n'en peuvent appréhender la jubilation intérieure et la grâce. C'était la coutume de ce terreiro, nous dit-elle, et donc on n'admettait pas volontiers les étrangers. Mais peut-être un jour, qui sait, commenta-t-elle. Ce n'était pour nous qu'un au revoir.
Cependant elle ne voulait pas nous laisser aller avant de nous avoir offert, non pas prises dans les corbeilles, qui devaient rester intactes jusqu'à la fin du rite, mais dans sa cuisine, quelques échantillons des comidas de santo. Elle nous emmena derrière le terreiro, et ce fut un festin polychrome de mandioca, pimenta, coco, amendoim, gemgibre, moqueca de siri mole, vatapá, efó, caruru, haricots noirs avec farofa, dans une odeur molle de denrées africaines, saveurs tropicales douceâtres et fortes, que nous goûtâmes avec componction, sachant que nous participions au repas des anciens dieux soudanais. Justement, nous dit la Ialorixá, parce que chacun de nous, sans le savoir, était l'enfant d'un orixá, et souvent on pouvait dire de qui. Je demandai hardiment de qui j'étais le fils. La Ialorixá d'abord esquiva, dit qu'on ne pouvait pas l'établir avec certitude, puis elle consentit à m'examiner la paume de la main, y passa le doigt, me regarda dans les yeux, et dit : « Tu es un enfant d'Oxalá. »
J'en fus fier. Amparo, maintenant détendue, suggéra qu'on découvrît de qui Agliè était le fils, mais il dit qu'il préférait ne pas le savoir.
De retour dans notre chambre, Amparo me dit : « Tu as regardé sa main ? Au lieu d'une ligne de vie, il a une série de lignes brisées. Comme un ruisseau qui rencontre une pierre et recommence à couler un mètre plus loin. La ligne de quelqu'un qui devrait être mort de nombreuses fois.
– Le champion international de métempsycose en longueur.
– No pasarán », rit Amparo.
– 29 –
Car en ce qu'ils changent & transposent leurs noms, en ce qu'ils desguisent leurs années, en ce que, par leur confession mesme, ils viennent sans se faire cognoistre, il n'y a Logicien qui puisse nyer que necessairement il faut qu'ils soient en nature.
Heinrich NEUHAUS, Pia et ultimissima admonestatio de Fratribus Roseae-Crucis, nimirum : an sint ? quales sint ? unde nomen illud sibi asciverint, Dantzig, Schmidlin, 1618 – éd. fr. 1623, p. 5.
Diotallevi disait que Héséd est la sefira de la grâce et de l'amour, feu blanc, vent du sud. L'autre soir, dans le périscope, je pensais que les derniers jours vécus à Bahia avec Amparo se plaçaient sous ce signe.
Je me rappelais – comme on se souvient, tandis qu'on attend des heures et des heures dans l'obscurité – un des derniers soirs. Nous avions mal aux pieds à force de parcourir les ruelles et les places, et nous étions mis tôt au lit, mais sans envie de dormir. Amparo s'était pelotonnée contre l'oreiller, en position fœtale, et faisait semblant de lire entre ses genoux légèrement écartés un de mes petits manuels sur l'umbanda. Par moments, elle s'étendait sur le dos, indolemment, les jambes ouvertes et le livre sur le ventre, et elle restait à m'écouter alors que je lisais le livre sur les Rose-Croix et tentais de l'entraîner dans mes découvertes. Le soir était doux mais, comme l'aurait écrit Belbo dans ses files , harassé de littérature, les souffles de la nuit ne flottaient pas sur Galgala. Nous nous étions offert un bon hôtel, par la fenêtre on apercevait la mer et dans la cuisine encore éclairée je voyais un panier de fruits tropicaux achetés ce matin-là au marché, qui me réconfortait.
« Il raconte qu'en 1614 paraît en Allemagne un écrit anonyme, Allgemeine und general Reformation, ou Réforme générale et commune de l'univers entier, suivie de la Fama Fraternitatis de la Très Louable Confrérie de la Rose-Croix, à l'adresse de tous les savants et souverains d'Europe, accompagnée d'une brève réponse du Seigneur Haselmeyer qui pour ce motif a été jeté en prison par les Jésuites et mis aux fers dans une galère. Aujourd'hui donnée à imprimer et portée à la connaissance de tous les cœurs sincères. Édité à Cassel par Wilhelm Wessel.
– Ce n'est pas un peu long ?
– Il semble qu'au XVII esiècle les titres étaient tous comme ça. C'est Lina Wertmüller qui les écrivait. C'est un ouvrage satirique, une fable sur une réforme générale de l'humanité, et de surcroît copiée en partie dans les Nouvelles du Parnasse de Trajan Boccalini. Mais il contient un opuscule, un libelle, un manifeste, d'une douzaine de petites pages, la Fama Fraternitatis, qui sera publié à part l'année suivante, en même temps qu'un autre manifeste, cette fois en latin, la Confessio fraternitatis Roseae Crucis, ad eruditos Europae. Dans l'un et l'autre la Confrérie des Rose-Croix se présente et parle de son fondateur, un mystérieux C.R. Après seulement, et par d'autres sources, on s'assurera ou on décidera qu'il s'agit d'un certain Christian Rosencreutz.
– Pourquoi n'y a-t-il pas le nom complet ?
– Regarde, c'est une vraie débauche d'initiales, ici personne n'est nommé en entier, ils s'appellent tous G.G.M.P.I. et ceux qui sont vraiment affublés d'un sobriquet affectueux s'appellent P.D. On raconte les années de formation de C.R., qui commence par visiter le Saint-Sépulcre, puis fait voile vers Damas, passe ensuite en Egypte, et de là à Fez, qui, à l'époque, devait être un des sanctuaires de la sagesse musulmane. Là-bas notre Christian, qui déjà savait le grec et le latin, apprend les langues orientales, la physique, la mathématique, les sciences de la nature, et accumule toute la sagesse millénaire des Arabes et des Africains, jusqu'à la Kabbale et la magie, allant jusqu'à traduire en latin un mystérieux Liber M , et il connaît ainsi tous les secrets du macro et du microcosme. Depuis deux siècles tout ce qui est oriental est à la mode, surtout si on ne comprend pas ce que ça veut dire.
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