Eco - Le pendule de Foucault

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Arriva le dénommé Annunziata avec un télex : « Voilà la réponse de Paris, patron. »

Il lut. « Excellent. A Paris ce Rakosky est inconnu, et de toute façon le numéro de son passeport correspond à celui de papiers d'identité volés il y a deux ans. Parfait, tout se précise. Monsieur Rakosky n'existe pas. Vous dites qu'il était directeur d'une revue... comment s'appelait-elle ? » Il prit note. « Nous essaierons, mais je parie que nous découvrirons que la revue non plus n'existe pas, ou qu'elle a cessé de paraître depuis belle lurette. Bien, messieurs. Merci pour votre collaboration, je vous dérangerai peut-être encore quelques fois. Oh, une dernière question. Cet Ardenti a-t-il laissé entendre qu'il avait des rapports avec un groupe politique quelconque ?

– Non, dit Belbo. Il paraissait avoir abandonné la politique pour les trésors.

– Et pour l'abus d'incapable. » Il s'adressa à moi : « J'imagine qu'il ne vous a pas plu, à vous.

– Les types comme lui ne me plaisent pas, dis-je. Quant à me mettre à les étrangler avec un fil de fer, non. Si ce n'est idéalement.

– Normal. Trop pénible. N'ayez crainte, monsieur Casaubon, je ne suis pas de ceux qui croient que tous les étudiants sont des criminels. Soyez tranquille. Tous mes vœux pour votre thèse. »

Belbo demanda : « Pardon, monsieur le commissaire, mais rien que pour comprendre. Vous êtes de la criminelle ou de la politique ?

– Bonne question. Mon collègue de la criminelle est venu cette nuit. Après qu'ils ont découvert dans les archives quelque chose de plus sur les écarts de notre Ardenti, il m'a passé l'affaire à moi. Je suis de la politique. Mais je ne sais vraiment pas si je suis la personne qu'il faut. La vie n'est pas aussi simple que dans les polars.

– Je le supposais », dit Belbo en lui tendant la main.

Nous nous en allâmes, et je n'étais pas tranquille. Pas à cause du commissaire, qui m'était apparu comme un brave type, mais je m'étais trouvé, pour la première fois de ma vie, au centre d'une sombre histoire. Et j'avais menti. Et Belbo avec moi.

Je le quittai sur le seuil des éditions Garamond et l'un et l'autre nous étions gênés.

« Nous n'avons rien fait de mal, dit Belbo d'un ton coupable. Que le commissaire soit au courant d'Ingolf ou des Cathares, ça ne fait pas beaucoup de différence. Ce n'étaient que des divagations. Ardenti a été contraint, pourquoi pas ? à s'éclipser pour d'autres raisons, et il y en avait mille. Rakosky est, pourquoi pas ? des services secrets israéliens et il a réglé de vieux comptes. C'était, pourquoi pas ? un compagnon d'armes dans la Légion étrangère avec de vieilles rancœurs. C'était, pourquoi pas ? un tueur algérien. L'histoire du trésor templier n'était, pourquoi pas ? qu'un épisode secondaire dans la vie de notre colonel. Oui, je sais, rouge ou marron, il manque le classeur. Vous avez bien fait de me contredire, il était clair comme ça que nous l'avions juste entr'aperçu... »

Je me taisais, et Belbo ne savait pas comment conclure.

« Vous me direz que j'ai fui de nouveau, comme dans la via Larga.

– Vétille. Nous avons bien fait. Au revoir. »

J'éprouvais de la pitié pour lui, parce qu'il se sentait lâche. Moi pas ; on m'avait appris à l'école qu'avec la police il faut mentir. Par principe. Mais c'est ainsi, la mauvaise conscience corrompt l'amitié.

A dater de ce jour, je ne le vis plus. J'étais son remords, il était le mien.

Mais j'eus alors la conviction qu'étudiant, on est toujours plus suspect que diplômé. Je travaillai encore un an et remplis deux cent cinquante feuillets sur le procès des Templiers. C'étaient les années où présenter sa thèse prouvait une loyale adhésion aux lois de l'État, et on se voyait traité avec indulgence.

Au cours des mois qui suivirent, certains étudiants commencèrent à se servir d'armes à feu ; l'époque des grandes manifs à ciel ouvert touchait à sa fin.

J'étais a court d'idéaux. J'avais un alibi car, en aimant Amparo, je faisais l'amour avec le Tiers Monde. Amparo était belle, marxiste, brésilienne, enthousiaste, désenchantée, elle avait une bourse d'études et un sang splendidement mêlé. Tout à la fois.

Je l'avais rencontrée à une fête et j'avais agi sous le coup de l'impulsion : « Pardon, mais je voudrais faire l'amour avec toi.

– Tu es un cochon de machiste.

– Je n'ai rien dit.

– Tu l'as dit. Je suis une cochonne de féministe. »

Elle était sur le point de rentrer dans son pays et je ne voulais pas la perdre. Ce fut elle qui me mit en contact avec une université de Rio où on cherchait un lecteur d'italien. J'obtins le poste pour deux années, renouvelables. Vu que je me sentais à l'étroit en Italie, j'acceptai.

Et puis, dans le Nouveau Monde, me disais-je, je ne rencontrerais pas les Templiers.

Illusion, pensais-je samedi soir dans le périscope. En montant les escaliers des éditions Garamond, je m'étais introduit dans le Palais. Diotallevi disait : Bina est le palais que Hokhma se construit en s'étendant à partir du point primordial. Si Hokhma est la source, Bina est le fleuve qui en découle, se divisant ensuite en ses différents bras, jusqu'à ce que tous se jettent dans la grande mer de la dernière sefira – et en Bina toutes les formes sont déjà préformées.

4

HÉSÉD

– 23 –

L'analogie des contraires, c'est le rapport de la lumière à l'ombre, de la saillie au creux, du plein au vide. L'allégorie, mère de tous les dogmes, est la substitution des empreintes aux cachets, des ombres aux réalités. C'est le mensonge de la vérité et la vérité du mensonge.

Eliphas LEVI, Dogme de la haute magie, Paris, Baillère, 1856, XXII, 22.

J'étais arrivé au Brésil pour l'amour d'Amparo, j'y étais resté pour l'amour du pays. Je n'ai jamais compris pourquoi cette descendante de Hollandais qui s'étaient installés à Recife et s'étaient mélangés avec des indios et des nègres soudanais, au visage de Jamaïcaine et à la culture de Parisienne, avait un nom espagnol. Je ne suis jamais venu à bout des noms propres brésiliens. Ils défient tout dictionnaire onomastique et n'existent que là-bas.

Amparo me disait que, dans leur hémisphère, quand l'eau est aspirée par le tuyau d'écoulement du lavabo, le mouvement tourbillonnaire va de droite à gauche, alors que chez nous il va dans le sens contraire – ou vice versa. Je n'ai pas pu vérifier si c'était vrai. Non seulement parce que dans notre hémisphère personne n'a jamais regardé de quel côté va l'eau, mais aussi parce qu'après différentes expériences au Brésil je m'étais rendu compte qu'il est très difficile de le comprendre. L'aspiration est trop rapide pour qu'on puisse la suivre, et probablement sa direction dépend de la force et de l'obliquité du jet, de la forme du lavabo ou de la baignoire. Et puis, si c'était vrai, qu'est-ce qui se passerait à l'équateur ? L'eau coulerait peut-être à pic, sans tournoyer, ou elle ne coulerait pas du tout ?

A cette époque, je ne dramatisai pas trop le problème, mais samedi soir je pensais que tout dépendait des courants telluriques et que le Pendule en cachait le secret.

Amparo était ferme dans sa foi. « Peu importe ce qui arrive dans le cas empirique, me disait-elle, il s'agit d'un principe idéal, à vérifier dans des conditions idéales, et donc jamais. Mais c'est vrai. »

A Milan, Amparo m'était apparue désirable pour son désenchantement. Là-bas, réagissant aux acides de sa terre, elle devenait quelque chose de plus insaisissable, lucidement visionnaire et capable de rationalités souterraines. Je la sentais agitée par des passions antiques ; elle veillait à les brider, pathétique dans son ascétisme qui lui commandait d'en refuser la séduction.

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