Emily Brontë - Les Hauts De Hurle-Vent

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Les Hauts de Hurle-vent sont des terres situées au sommet d'une colline et balayées par les vents du nord. La famille Earnshaw y vivait, heureuse, jusqu'à ce qu'en 1771, M. Earnshaw adopte un jeune bohémien de 6 ans, Heathcliff. Ce dernier va attirer le malheur sur cette famille. Dès le début, Hindley, le fils de Earnshaw éprouve une profonde haine pour cet intrus. À la mort de son vieux bienfaiteur, Heathcliff doit subir la rancoeur de Hindley, devenu maître du domaine. Humilié par sa condition subalterne, Heathcliff, qui pourtant aime passionnément Catherine, la soeur de Hindley, jure de se venger. Sa fureur est décuplée lorsque Catherine, au tempérament aussi passionné que le sien, épouse le riche Edgar Linton…

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Je laissai mon domestique dans le village et descendis seul la vallée. L’église grise paraissait plus grise et le cimetière solitaire plus solitaire. Je distinguai un troupeau de moutons de la lande qui broutait l’herbe courte sur les tombes. Le temps était doux, chaud… trop chaud pour le voyageur; mais la chaleur ne m’empêcha pas de jouir du délicieux paysage qui s’étendait au-dessus et au-dessous de moi. Si nous eussions été plus près d’août, je suis sûr que j’aurais été tenté de passer un mois dans ces solitudes. En hiver, rien de plus lugubre, en été rien de plus divin que ces vallons resserrés entre les collines et que ces tertres aux escarpements hardis, couverts de bruyères.

J’atteignis la Grange avant le coucher du soleil. Je frappai, mais à en juger par une mince fumée bleue qui montait en spirales de la cheminée de la cuisine, les habitants s’étaient retirés dans les locaux situés derrière la maison, et ils ne m’entendirent pas. J’entrai dans la cour. Sous le porche, une petite fille de neuf ou dix ans était assise et tricotait; une vieille femme, appuyée contre les marches cavalières, fumait sa pipe d’un air songeur.

– Mrs Dean est-elle là? lui demandai-je.

– Mrs Dean? Non. E’ n’habite point ici; elle est là-haut, à Hurle-Vent.

– Est-ce donc vous qui gardez la maison?

– Oui, j’gardions la maison.

– Eh bien! je suis Mr Lockwood, le maître. Y a-t-il une chambre où je puisse loger? Je voudrais passer la nuit.

– El’maître! s’écria-t-elle tout étonnée. Eh ben! qui c’est qui s’serait douté qu’vous alliez venir? Vous auriez dû envoyer un mot. Y a pas un coin qui soye sèche ni convenable dans toute la maison! Y en a pas un!

Elle ôta sa pipe de sa bouche et entra avec précipitation; la petite fille la suivit, et j’en fis autant. M’apercevant vite que ses dires étaient exacts et, de plus, que mon apparition inopportune lui avait presque bouleversé la cervelle, je lui dis de se calmer. J’allais faire un tour; pendant ce temps-là, elle n’avait qu’à tâcher de me préparer un coin dans un salon, pour y souper, et une chambre à coucher pour y dormir. Inutile de balayer et d’épousseter: je ne demandais qu’un bon feu et des draps secs. Elle parut disposée à faire de son mieux, bien qu’elle grattât la grille du foyer avec la balayette au lieu du tisonnier, et qu’elle fît un emploi aussi peu judicieux d’autres ustensiles de ménage. Mais je me retirai, me fiant à son zèle pour trouver, quand je rentrerais, un endroit où me reposer. Les Hauts de Hurle-Vent étaient le but de l’excursion que je projetais. Une arrière-pensée me ramena sur mes pas quand j’eus traversé la cour.

– Tout va bien à Hurle-Vent? demandai-je à la femme.

– Oui, pour c’que j’en savions, répondit-elle, et elle disparut avec un poêlon plein de tisons ardents.

J’aurais voulu lui demander pourquoi Mrs Dean avait abandonné la Grange, mais il ne fallait pas songer à la retarder dans une pareille crise; je fis donc demi-tour et sortis, m’en allant sans me presser. Derrière moi resplendissait le soleil à son déclin, devant moi se levait la lune dans sa douce gloire. Peu à peu l’éclat du premier s’affaiblit, celui de l’autre grandit, tandis que je quittais le parc et que je montais le chemin qui bifurque vers la demeure de Mr Heathcliff. Avant que je fusse arrivé en vue des Hauts, il ne restait d’autre jour qu’une lueur ambrée diffuse à l’ouest; mais je voyais chaque caillou du chemin et chaque brin d’herbe grâce à ce clair de lune splendide. Je n’eus ni à escalader la barrière, ni à frapper… elle céda sous ma main. Voilà un progrès, pensai-je. Et mes narines en perçurent un autre: un parfum de giroflées et de ravenelles se dégageait d’entre les rustiques arbres fruitiers.

Portes et fenêtres étaient ouvertes; pourtant, comme c’est l’habitude dans les districts charbonniers, un beau feu rouge illuminait la cheminée. La jouissance que l’œil en éprouve rend supportable la chaleur superflue. La salle de Hurle-Vent est d’ailleurs si grande que ses occupants ont toujours largement la place de se mettre à l’abri de l’ardeur du foyer; aussi ceux qui s’y trouvaient pour le moment s’étaient-ils établis non loin d’une des fenêtres. Je pus, avant d’entrer, les voir et les entendre parler et, en conséquence, je regardai et j’écoutai, mû par un sentiment de curiosité et d’envie mélangées, qui s’accrut à mesure que je m’attardais davantage.

Con-traire! disait une voix douce comme une clochette d’argent. C’est la troisième fois que je vous le répète, âne que vous êtes! Je ne vous le dirai plus. Tâchez de vous en souvenir, ou je vous tire les cheveux!

– Eh bien! contraire , alors, répondit une autre voix au timbre grave mais un peu voilé. Et maintenant, embrassez-moi, pour m’être si bien souvenu.

– Non, relisez d’abord correctement, sans une seule faute.

L’interlocuteur masculin commença de lire. C’était un jeune homme convenablement habillé et assis à une table, un livre devant lui. Son beau visage brillait de plaisir et ses yeux avaient peine à ne pas se détacher de la page pour se porter sur une petite main blanche appuyée sur son épaule, qui le rappelait à l’ordre d’une bonne tape sur la joue chaque fois qu’il donnait de pareils signes d’inattention. La personne à qui appartenait cette main se tenait derrière lui. Ses boucles légères et soyeuses se mêlaient par moments aux mèches noires de l’élève, quand elle se penchait pour surveiller le travail de celui-ci; et sa figure… il était heureux qu’il ne pût pas voir sa figure, car autrement il n’aurait jamais été attentif à sa leçon. Moi, je pouvais la voir; et je me mordais la lèvre de dépit en pensant que j’avais laissé passer la chance de faire quelque chose de plus que de contempler sa beauté captivante.

La leçon s’acheva, non sans autres bévues; mais l’élève réclama une récompense, et reçut au moins cinq baisers, qu’il rendit d’ailleurs généreusement. Puis ils vinrent à la porte et, à leur conversation, je jugeai qu’ils allaient sortir et faire une promenade dans la lande. Je supposai que je serais condamné dans le cœur de Hareton Earnshaw, sinon par sa bouche, au plus profond abîme des régions infernales, si je laissais voir en ce moment ma malencontreuse personne; avec la conscience de ma bassesse et de mon envie, je me glissai par derrière pour chercher refuge dans la cuisine. De ce côté non plus je ne rencontrai pas d’obstacles. À la porte était assise ma vieille amie Nelly Dean, qui cousait en fredonnant une chanson, souvent interrompue de l’intérieur par des paroles bourrues, sarcastiques et intolérantes, dont les accents n’avaient rien de musical.

– J’aimerions deux fois mieux avoir leurs jurons dans l’s oreilles du matin au soir, et n’point vous entendre, en tout cas, dit celui qui était dans la cuisine, en réponse à un propos de Nelly qui n’était pas parvenu jusqu’à moi. C’est eune pure honte, qu’je n’puissions ouvrir el Livre sacré sans qu’vous en offriez les gloires à Satan et à toute l’indigne perversité qu’y a jamais eu su’la terre! Oh! vous êtes eune vraie prop’à rien; et elle en est eune autre; et l’pauvre gars y va être perdu entre vous deux. Pauvre gars! ajouta-t-il en gémissant; il est ensorcelé, j’en étions sûr et certain! Ô Seigneur, jugez-les, car y a point d’loi ni point d’justice en ce monde!

– Non! sans quoi nous serions assises sur des fagots en flammes, je suppose, répliqua la chanteuse. Mais taisez-vous, vieillard, et lisez votre Bible comme un chrétien, sans vous occuper de moi. C’est Le mariage de la Fée Anne que je chante… un joli air… il donne envie de danser.

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