Fedor Dostoïevski - Crime Et Châtiment

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Raskolnikov, étudiant à Saint-Pétersbourg, a interrompu ses études. Rêveur solitaire, refermé sur lui-même, sombre, triste, altier et fier, mais également généreux et bon, il se considère comme un homme hors du commun. Il est persuadé que, sur Terre, certains êtres sont nuisibles ou parasites. Il a une théorie. On peut sacrifier un pou si, par ce sacrifice, on fait le bien par ailleurs. Ce pou, il l'a trouvé en la personne d'une femme ignoble, prêteuse sur gages. Après avoir imaginé ce meurtre des centaines de fois, le regard brûlant, les joues creuses, il finit par commettre ce crime, mais rien ne se passe comme prévu… et sa vie bascule.
Un des plus grands romans de Dostoïevski et de la littérature russe, qu'il faut absolument avoir lu…

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«Moi-même, j’étais dans le désespoir, mais, que pouvais-je faire? Je ne connaissais d’ailleurs pas toute la vérité en ce temps-là. Le pis était que Dounetchka [15], entrée l’année dernière dans la maison comme gouvernante, avait pris d’avance la grosse somme de cent roubles, qu’elle s’engageait à rembourser sur ses honoraires; elle ne pouvait donc quitter sa place avant d’avoir éteint sa dette. Or, cette somme (je puis maintenant te l’expliquer, mon Rodia adoré), elle l’avait empruntée surtout pour pouvoir t’envoyer les soixante roubles dont tu avais un si pressant besoin à ce moment-là et que nous t’avons envoyés en effet l’année dernière. Nous t’avons trompé alors, en t’écrivant que cet argent provenait d’anciennes économies faites par Dounetchka; ce n’était pas vrai, je puis maintenant t’avouer toute la vérité, car premièrement notre chance a soudain tourné par la volonté de Dieu et aussi pour que tu saches combien Dounia t’aime et quel cœur d’or elle possède.

«En fait, M. Svidrigaïlov a commencé par se montrer très grossier envers elle; il lui faisait toutes sortes d’impolitesses à table et se moquait d’elle continuellement… Mais je ne veux pas m’étendre sur ces pénibles détails, qui ne feraient que t’irriter inutilement, maintenant que tout est terminé. Bref, Dounetchka souffrait beaucoup, quoiqu’elle fût traitée avec beaucoup d’égards et de bonté par Marfa Petrovna, la femme de M. Svidrigaïlov et toutes les autres personnes de la maison. Sa situation était surtout pénible quand il obéissait à une vieille habitude, prise au régiment, de sacrifier à Bacchus. Or, qu’avons-nous appris par la suite? Figure-toi que cet insensé s’était depuis longtemps pris pour Dounia d’une passion qu’il cachait sous des airs de grossièreté et de mépris. Peut-être en avait-il honte lui-même et était-il épouvanté à l’idée de nourrir, lui un homme déjà mûr, un père de famille, ces espoirs licencieux et s’en prenait-il involontairement à Dounia; ou encore ne pensait-il qu’à cacher la vérité aux autres par sa conduite grossière et ses sarcasmes. Finalement, il n’y tint plus et osa faire à Dounia des propositions déshonorantes et parfaitement claires. Il lui promettait toutes sortes de choses et même d’abandonner les siens et de partir avec elle pour un autre district ou peut-être pour l’étranger. Tu peux imaginer ce qu’elle souffrait! Il lui était impossible de quitter sa place, non seulement à cause de la dette qu’elle avait contractée, mais aussi par pitié pour Marfa Petrovna qui en eût peut-être conçu des soupçons, ce qui aurait introduit la discorde dans la famille. Pour elle-même, d’ailleurs, le scandale eût été affreux et les choses n’auraient pas été faciles à arranger.

«Il y avait encore bien d’autres raisons qui faisaient que Dounia ne pouvait espérer s’échapper de cette horrible maison avant six semaines. Naturellement tu connais Dounia, l’énergie de son caractère; tu sais comme elle est intelligente. Elle peut supporter bien des choses et, dans les cas les plus tragiques, trouver en elle-même assez de force d’âme pour garder toute sa fermeté. Elle ne me parla même pas de toute cette histoire, afin de ne pas me peiner, et cependant nous correspondions souvent. Le dénoûment survint à l’improviste. Marfa Petrovna surprit un jour, par hasard, au jardin, son mari en train de harceler Dounetchka de ses supplications, et, comprenant la situation tout de travers, elle attribua tous les torts à ta sœur et la jugea seule coupable. Une scène terrible s’ensuivit, dans le jardin même; Marfa Petrovna alla même jusqu’à frapper Dounetchka: elle ne voulait rien entendre, et elle a crié pendant une heure au moins. Enfin, elle l’a fait ramener chez moi en ville, dans une simple charrette de paysan où tous ses effets, ses robes, son linge, avaient été jetés pêle-mêle; on ne lui avait même pas laissé le temps de les emballer. Une pluie diluvienne se mit à tomber à ce moment-là et Dounia, cruellement offensée et déshonorée, dut parcourir, en compagnie de ce paysan, dix-sept longues verstes [16]dans une charrette sans bâche. Dis-moi maintenant, que pouvais-je répondre à ta lettre que j’ai reçue et que te raconter sur cette histoire?

«Moi-même, j’étais désespérée; je n’osais pas t’écrire la vérité; elle t’eût rendu très malheureux et t’aurait mis en fureur. Et d’ailleurs que pouvais-tu faire? Te perdre toi-même, voilà tout. Du reste, Dounetchka me l’avait défendu. Quant à remplir ma lettre de phrases insignifiantes, alors que mon âme était pleine d’une si affreuse douleur, je m’en sentais incapable.

«À là suite de cette histoire, nous fûmes pendant tout un mois la fable de la ville, au point que nous n’osions même plus, Dounia et moi, aller à l’église, à cause de tous ces chuchotements, de ces regards méprisants et même des remarques à haute voix faites en notre présence. Tous nos amis s’étaient écartés de nous; on avait cessé de nous saluer; j’ai appris même, de bonne source, que certains petits commis et des employés avaient l’intention de nous insulter gravement en barbouillant de goudron [17]notre porte cochère, si bien que notre propriétaire exigea notre départ de sa maison. Tout cela à cause de Marfa Petrovna qui avait déjà eu le temps de diffamer et de salir Dounia un peu partout. Elle connaît tout le monde dans notre ville, et, ce mois-ci, elle y venait presque chaque jour; comme elle est un peu bavarde, qu’elle aime raconter des histoires de famille et surtout se plaindre de son mari à tout venant, ce que je blâme beaucoup, elle eut tôt fait de répandre l’histoire, non seulement en ville, mais dans tout le district. Je tombai malade. Quant à Dounetchka, elle se montra plus forte que moi. Si tu avais vu comment elle supportait ce malheur et essayait encore de me consoler et de me rendre le courage! C’est un ange. Mais la miséricorde divine a permis que nos malheurs prissent fin.

«M. Svidrigaïlov rentra en lui-même; il fut pris de remords et, apitoyé sans doute par le sort de Dounia, il présenta à Marfa Petrovna les preuves les plus convaincantes de son innocence: une lettre que Dounia, avant le jour où ils avaient été surpris au jardin par Marfa Petrovna, s’était vue obligée de lui écrire pour décliner toute explication de vive voix et toute promesse de rendez-vous; dans cette lettre, restée après le départ de Dounetchka entre les mains de M. Svidrigaïlov, elle lui reprochait, de la façon la plus vive, et avec une grande indignation, la bassesse de sa conduite envers Marfa Petrovna, lui rappelait qu’il était marié, père de famille, et quelle vilenie il commettait en persécutant une jeune fille malheureuse et sans défense. Bref, cher Rodia, cette lettre respire une telle noblesse, les termes en sont si émouvants que j’ai sangloté en la lisant et maintenant encore je ne puis la relire sans larmes. En outre, Dounia eut encore pour elle, finalement, le témoignage des domestiques qui en savaient bien plus que ne le supposait M. Svidrigaïlov lui-même.

«Marfa Petrovna fut donc tout à fait stupéfaite, «frappée de la foudre» comme elle dit, pour la seconde fois, mais elle ne garda aucun doute sur l’innocence de Dounetchka et le lendemain même, un dimanche, elle se rendit tout d’abord à l’église, y supplia la Sainte Vierge de lui donner la force de supporter cette nouvelle épreuve et d’accomplir son devoir. Ensuite, elle vint directement chez nous et nous raconta toute l’histoire, en pleurant amèrement. Pleine de remords, elle se jeta dans les bras de Dounia, en la suppliant de lui pardonner. Puis, sans perdre un instant, elle alla de chez nous dans toutes les maisons de la ville et partout, en versant des pleurs, y rendit hommage, dans les termes les plus flatteurs, à l’innocence, à la noblesse des sentiments et de la conduite de Dounia. Non contente de ces paroles, elle montrait à tout le monde et lisait elle-même la lettre autographe écrite par Dounetchka à M. Svidrigaïlov; elle laissait même en prendre copie (ce qui me paraît exagéré). Elle eut ainsi à faire la tournée de toutes ses relations, ce qui dura plusieurs jours, car certaines personnes de sa connaissance commençaient à s’offenser de se voir préférer les autres ou se plaignaient de passe-droit, et l’on en vint même à déterminer strictement le tour de chacun, si bien que chaque famille put connaître d’avance le jour où elle devait attendre sa visite. Toute la ville savait où elle lisait la lettre à tel moment et tous prirent l’habitude de s’y réunir pour l’entendre, même ceux auxquels elle en avait déjà fait la lecture dans leur propre maison et chez tous leurs amis à tour de rôle (quant à moi, je pense qu’il y avait dans tout cela beaucoup d’exagération, mais tel est le caractère de Marfa Petrovna, elle a du moins entièrement réhabilité Dounetchka) et toute la vilenie de cette histoire retombe sur son mari qu’elle marque d’une honte ineffaçable en tant que principal coupable, si bien que j’ai même pitié de lui. On est par trop sévère, à mon avis, pour cet insensé.

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