Fédor Dostoïevski - Le Joueur

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Qui mieux qu'un joueur pouvait décrire la descente dans l'enfer du jeu? Courant les grands casinos européens, Dostoïevski est criblé de dettes quand il écrit ce court roman.
Dans une ville d'eau imaginaire, Alexis est employé dans la maison d'un général russe endetté auprès de son entourage. Paulina, pupille du général, demande à Alexis de jouer à la roulette pour elle, son rang lui interdisant les jeux de hasard. Elle a besoin d'argent mais ne dit pas pourquoi à Alexis, amoureux d'elle. Le général a également besoin d'argent, il attend la mort d'une tante et l'héritage, condition pour pouvoir épouser Blanche de Comminges, une femme beaucoup plus jeune que lui. Mais, voilà, la tante découvre le jeu de la roulette…

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– Je n’avais pas à vous prévenir, vous ne pouviez rien changer à la situation, répondit tranquillement M. Astley; du reste, de quoi vous prévenir? Le général connaît peut-être miss Blanche mieux que je ne la connais, et il se promène pourtant avec elle et avec miss Paulina. C’est un bien pauvre homme, ce général. J’ai vu hier miss Blanche sur un beau cheval, en compagnie de De Grillet et du prince russe, tandis que le général suivait à quelque distance. Le matin, je lui avais entendu dire qu’il avait mal aux jambes; il se tenait bien en selle pourtant. D’ailleurs, tout cela ne me regarde pas; il n’y a pas longtemps que j’ai l’honneur de connaître miss Paulina. Enfin, je vous ai déjà dit que je ne vous reconnais pas le droit de me poser certaines questions, quoique je vous aime sincèrement.

– Bien! dis-je en me levant. Il est pour moi clair comme le jour que mademoiselle Paulina sait tout ce qui concerne mademoiselle Blanche, mais qu’elle ne peut se séparer de son Français, et que c’est pour cette raison qu’elle consent à la compagnie de mademoiselle Blanche. Aucune autre influence ne peut l’y déterminer; et c’est sous cette influence aussi qu’elle me suppliait de ne pas toucher le baron, après m’avoir pourtant elle-même excité contre lui! Du diable si j’y comprends quelque chose!

– Vous oubliez d’abord que cette miss de Comminges est la fiancée du général et que miss Paulina a un frère et une sœur, les enfants du général dont elle est la pupille. Ces enfants sont abandonnés par ce fou et ne manqueront pas d’être exploités.

– Oui, oui, c’est cela. Abandonner les enfants, c’est les perdre; rester, c’est veiller à leurs intérêts, et sauver peut-être une partie de leur fortune. Oui, oui; mais tout de même… Oh! je comprends maintenant qu’ils s’intéressent tous à la santé de la babouschka.

– De qui parlez-vous?

– De cette vieille sorcière de Moscou qui se meurt. On attend impatiemment une dépêche annonçant que c’est chose faite, que la vieille est morte.

– En effet, tout l’intérêt se concentre sur elle. Tout gît dans l’héritage. Aussitôt que le testament sera ouvert, le général se mariera, miss Paulina sera libre et de Grillet…

– Eh bien! de Grillet?

– On lui payera tout ce qu’on lui doit, et il ne reste ici que pour être payé.

– Seulement pour être payé? Vous pensez?

– Je ne sais rien de plus.

– Eh bien! moi, j’en sais davantage! Il attend aussi sa part de l’héritage, car alors Paulina aura une dot et se jettera aussitôt à son cou. Toutes les femmes sont ainsi; les plus orgueilleuses deviennent les plus viles esclaves. Paulina n’est capable que d’aimer passionnément; voilà mon opinion sur elle. Regardez-la, quand elle est seule, plongée dans ses pensées. Il y a en elle quelque chose de fatal, d’irrémédiable, de maudit. Elle est capable de tous les excès de la passion… Elle… elle… Mais qui m’appelle? m’écriai-je tout à coup. Qui est-ce qui crie? J’ai entendu crier en russe: Alexeï Ivanovitch! Une voix de femme, entendez-vous? Entendez-vous?

En ce moment, nous approchions de l’hôtel. Nous avions quitté le café depuis longtemps sans nous en apercevoir.

– En effet, j’ai entendu une voix de femme, mais je ne sais qui elle appelle. Maintenant je vois d’où viennent ces cris, dit M. Astley en m’indiquant notre hôtel. C’est une femme assise dans un grand fauteuil que plusieurs laquais viennent de déposer sur le perron. On apporte des malles. Elle vient sans doute d’arriver.

– Mais pourquoi m’appelle-t-elle? Voyez, elle crie encore et elle fait des signes.

– Je vois, dit M. Astley.

– Alexeï Ivanovitch! Alexeï Ivanovitch! Ah! Dieu! Quel imbécile!

Ces cris venaient du perron de l’hôtel.

Nous nous mîmes à courir. Mais, en arrivant, les bras me tombèrent de stupéfaction et je demeurai cloué sur place.

IX

Sur le perron de l’hôtel se tenait la babouschka! On l’avait apportée dans un fauteuil. Elle était entourée de valets et de servantes. Le majordome était allé en personne à la rencontre de la nouvelle venue, qui amenait ses domestiques personnels et des voitures encombrées de bagages. – Oui, c’était elle-même, la terrible, la riche Antonida Vassilievna Tarassevitcheva, avec ses soixante-quinze ans; c’était bien la pomiestchitsa [5] , la barina de Moscou, la baboulinka, pour qui l’on avait tant fait jouer le télégraphe, toujours mourante, jamais morte. Elle arrivait à l’improviste, comme il pleut, comme il neige. Privée de l’usage de ses jambes, elle était venue, dans son fauteuil, que depuis cinq ans elle n’avait jamais quitté, vivante pourtant, contente d’elle-même, se tenant droite, le verbe haut et impératif, grondant toujours, toujours en colère; en un mot, tout à fait la même personne que j’avais eu déjà l’honneur de voir deux fois depuis que j’étais au service du général en qualité d’ outchitel.

Je me tenais devant elle immobile, comme pétrifié. Elle me regardait de ses yeux perçants. Elle m’avait reconnu et m’avait appelé par mon nom et celui de mon père.

Et c’était cette vivace créature qu’on croyait déjà dans la bière et qu’on ne considérait plus que comme un héritage! Elle nous enterrera tous, pensais-je, et l’hôtel avec nous! Et les nôtres, maintenant, que deviendront-ils? – Le général? – Elle va mettre tout l’hôtel sens dessus dessous…

– Eh bien, mon petit père, pourquoi te tiens-tu ainsi devant moi, les yeux écarquillés? me cria la babouschka. Tu ne sais donc pas souhaiter la bienvenue? Ou bien ne m’as-tu pas reconnue? Entends-tu, Potapitch? – dit-elle à un petit vieillard orné d’une cravate blanche étalée sur un frac, et d’un crâne déplumé, son majordome, qu’elle avait emmené avec ses bagages. – Entends-tu? Il ne me reconnaît pas! On m’a déjà couchée dans mon tombeau!… On envoyait télégramme sur télégramme: «Morte? ou: Pas encore?» Je sais tout. Pourtant je suis encore de ce monde.

– Mais permettez, Antonida Vassilievna, pourquoi souhaiterais-je votre mort? répondis-je assez gaiement et revenu de ma stupeur. J’étais seulement étonné…

– Qu’y a-t-il donc de si étonnant? J’ai pris le train; je suis partie. On est très bien dans le train. Tu es allé te promener?

– Oui, je reviens de la gare.

– Il fait bon ici, et chaud. Et quels beaux arbres! J’aime cela… Les nôtres sont-ils à la maison? Où est le général?

– À la maison certainement, à cette heure-ci.

– Ah! ah! ils ont leurs heures! Que de cérémonie! C’est le grand genre. N’ont-ils pas leur voiture, ces grands seigneurs? Une fois leur fortune gaspillée, ils sont allés à l’étranger. Et Praskovia aussi est avec eux?

– Oui, Paulina Alexandrovna est ici.

– Et le petit Français? Enfin, je les verrai tous moi-même. Alexis Ivanovitch, montre-moi le chemin, mène-moi vers eux. Et toi, te trouves-tu bien ici?

– Comme ci, comme ça, Antonida Vassilievna.

– Et toi, Potapitch, dis à cet imbécile de maître d’hôtel qu’on me donne un appartement commode, pas trop haut. Tu y feras porter les bagages… Eh! qu’ont-ils tous à vouloir me porter? tas d’esclaves!… Qui est avec toi?

– M. Astley, répondis-je.

– Quel M. Astley?

– Un voyageur, un de mes amis. Il connaît aussi le général.

– Un Anglais? C’est bien ça, il ne lève pas les yeux de dessus ma personne et ne desserre pas les dents. D’ailleurs, je ne déteste pas les Anglais… Maintenant, portez-moi à l’appartement du général.

On enleva la babouschka. Je m’engageai le premier dans le large escalier de l’hôtel. Notre marche était très solennelle. Tous ceux qui nous rencontraient s’arrêtaient sur notre passage et nous regardaient de tous leurs yeux. Notre hôtel passait pour le meilleur, le plus cher et le plus aristocratique de l’endroit. Dans le corridor nous passions auprès de dames élégantes et de richissimes lords. Plusieurs demandaient au maître d’hôtel des renseignements sur l’inconnue qui semblait elle-même très impressionnée. Il ne manquait pas de répondre que c’était «une étrangère de marque, une Russe, une comtesse, une grande dame, qui allait prendre l’appartement occupé huit jours auparavant par la duchesse de N…» La mine orgueilleuse de la babouschka produisait surtout grand effet. Elle regardait du haut en bas, curieusement, tous ceux qui passaient auprès d’elle, les toisait, et demandait à haute voix: «Qui est-ce?» Elle était de haute taille (cela se devinait, quoiqu’elle ne se levât pas de son fauteuil). Son dos était droit comme une planche et ne touchait pas le dossier. Sa tête grise, aux traits accentués, se dressait orgueilleusement sur son cou. Il y avait de l’arrogance et même de la provocation dans son regard. Mais, ni dans son regard ni dans son geste, on ne démêlait aucun artifice. Malgré ses soixante-quinze ans, elle avait le visage frais, et presque toutes ses dents. Elle portait une robe de soie noire et un bonnet blanc.

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