Guy de Maupassant - L'inutile beauté (1890)

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L'inutile beauté (1890): краткое содержание, описание и аннотация

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L'Inutile Beauté est un recueil de nouvelles de Guy de Maupassant, paru en 1890 chez l’éditeur Victor Havard.
L'Inutile Beauté est un recueil de onze nouvelles de Guy de Maupassant, paru en avril 1890 chez l’éditeur Victor Havard. Une nouvelle homonyme ouvre ce recueil, le dernier paru du vivant de Maupassant. Avant de paraître pour la première fois chez cet éditeur parisien, avec qui Maupassant travaille régulièrement à l'époque, les nouvelles ici regroupées ont déjà été publiées séparément entre 1886 et 1890 dans plusieurs divers journaux (Gil Blas, Le Gaulois, L'Écho de Paris, Le Figaro1). Une édition bibliophilique illustrée par Robert Lotiron a été publiée par la Librairie de France en 1936.

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Mais voilà qu’à la suite de quelques rencontres chez un ami il devint amoureux d’une jeune actrice, d’une toute jeune élève du Conservatoire qui débutait avec éclat à l’Odéon.

Il en devint amoureux avec toute la violence, avec tout l’emportement d’un homme né pour croire à des idées absolues. Il en devint amoureux en la voyant à travers le rôle romanesque où elle avait obtenu, le jour même où elle se montra pour la première fois au public, un grand succès.

Elle était jolie, nativement perverse, avec un air d’enfant naïf qu’il appelait son air d’ange. Elle sut le conquérir complètement, faire de lui un de ces délirants forcenés, un de ces déments en extase qu’un regard ou qu’une jupe de femme brûle sur le bûcher des Passions Mortelles. Il la prit donc pour maîtresse, lui fit quitter le théâtre, et l’aima, pendant quatre ans, avec une ardeur toujours grandissante. Certes, malgré son nom et les traditions d’honneur de sa famille, il aurait fini par l’épouser, s’il n’avait découvert, un jour qu’elle le trompait depuis longtemps avec l’ami qui la lui avait fait connaître.

Le drame fut d’autant plus terrible qu’elle était enceinte, et qu’il attendait la naissance de l’enfant pour se décider au mariage.

Quant il tint entre ses mains les preuves, des lettres, surprises dans un tiroir, il lui reprocha son infidélité, sa perfidie, son ignominie, avec toute la brutalité du demi-sauvage qu’il était.

Mais elle, enfant des trottoirs de Paris, impudente autant qu’impudique, sûre de l’autre homme comme de celui-là, hardie d’ailleurs comme ces filles du peuple qui montent aux barricades par simple crânerie, le brava et l’insulta ; et comme il levait la main, elle lui montra son ventre.

Il s’arrêta, pâlissant, songea qu’un descendant de lui était là, dans cette chair souillée, dans ce corps vil, dans cette créature immonde, un enfant de lui ! Alors il se rua sur elle pour les écraser tous les deux, anéantir cette double honte. Elle eut peur, se sentant perdue, et comme elle roulait sous son poing, comme elle voyait son pied prêt à frapper par terre le flanc gonflé où vivait déjà un embryon d’homme, elle lui cria, les mains tendues pour arrêter les coups :

— Ne me tue point. Ce n’est pas à toi, c’est à lui.

Il fit un bond en arrière, tellement stupéfait, tellement bouleversé que sa fureur resta suspendue comme son talon, et il balbutia :

— Tu… tu dis ?

Elle, folle de peur tout à coup devant la mort entrevue dans les yeux et dans le geste terrifiants de cet homme, répéta :

— Ce n’est pas à toi, c’est à lui.

Il murmura, les dents serrées, anéanti :

— L’enfant ?

— Oui.

— Tu mens.

Et, de nouveau, il commença le geste du pied qui va écraser quelqu’un, tandis que sa maîtresse, redressée à genoux, essayant de reculer, balbutiait toujours.

— Puisque je te dis que c’est à lui. S’il était à toi, est-ce que je ne l’aurais pas eu depuis longtemps ?

Cet argument le frappa comme la vérité même. Dans un de ces éclairs de pensée où tous les raisonnements apparaissent en même temps avec une illuminante clarté, précis, irréfutables, concluants, irrésistibles, il fut convaincu, il fut sûr qu’il n’était point le père du misérable enfant de gueuse qu’elle portait en elle ; et, soulagé, délivré, presque apaisé soudain, il renonça à détruire cette infâme créature.

Alors il lui dit d’une voix plus calme :

— Lève-toi, va-t-en, et que je ne te revoie jamais.

Elle obéit, vaincue, et s’en alla.

Il ne la revit jamais.

Il partit de son côté. Il descendit vers le Midi, vers le soleil, et s’arrêta dans un village, debout au milieu d’un vallon, au bord de la Méditerranée. Une auberge lui plut qui regardait la mer ; il y prit une chambre et y resta. Il y demeura dix-huit mois, dans le chagrin, dans le désespoir, dans un isolement complet. Il y vécut avec le souvenir dévorant de la femme traîtresse, de son charme, de son enveloppement, de son ensorcellement inavouable, et avec le regret de sa présence et de ses caresses.

Il errait par les vallons provençaux, promenant au soleil tamisé par les grisâtres feuillettes des oliviers, sa pauvre tête malade où vivait une obsession.

Mais ses anciennes idées pieuses, l’ardeur un peu calmée de sa foi première lui revinrent au cœur tout doucement dans cette solitude douloureuse. La religion qui lui était apparue autrefois comme un refuge contre la vie inconnue, lui apparaissait maintenant comme un refuge contre la vie trompeuse et torturante. Il avait conservé des habitudes de prière. Il s’y attacha dans son chagrin, et il allait souvent, au crépuscule, s’agenouiller dans l’église assombrie où brillait seul, au fond du chœur, le point de feu de la lampe, gardienne sacrée du sanctuaire, symbole de la présence divine.

Il confia sa peine à ce Dieu, à son Dieu, et lui dit toute sa misère. Il lui demandait conseil, pitié, secours, protection, consolation, et dans son oraison répétée chaque jour plus fervente, il mettait chaque fois une émotion plus forte.

Son cœur meurtri, rongé par l’amour d’une femme, restait ouvert et palpitant, avide toujours de tendresse ; et peu à peu, à force de prier, de vivre en ermite avec des habitudes de piété grandissantes, de s’abandonner à cette communication secrète des âmes dévotes avec le Sauveur qui console et attire les misérables, l’amour mystique de Dieu entra en lui et vainquit l’autre.

Alors il reprit ses premiers projets, et se décida à offrir à l’Église une vie brisée qu’il avait failli lui donner vierge.

Il se fit donc prêtre. Par sa famille, par ses relations il obtint d’être nommé desservant de ce village provençal où le hasard l’avait jeté, et, ayant consacré à des œuvres bienfaisantes une grande partie de sa fortune, n’ayant gardé que ce qui lui permettrait de demeurer jusqu’à sa mort utile et secourable aux pauvres, il se réfugia dans une existence calme de pratiques pieuses et de dévouement à ses semblables.

Il fut un prêtre à vues étroites, mais bon, une sorte de guide religieux à tempérament de soldat, un guide de l’Église qui conduisait par force dans le droit chemin l’humanité errante, aveugle, perdue en cette forêt de la vie où tous nos instincts, nos goûts, nos désirs, sont des sentiers qui égarent. Mais beaucoup de l’homme d’autrefois restait toujours vivant en lui. Il ne cessa pas d’aimer les exercices violents, les nobles sports, les armes, et il détestait les femmes, toutes, avec une peur d’enfant devant un mystérieux danger.

II

Le matelot qui suivait le prêtre se sentait sur la langue une envie toute méridionale de causer. Il n’osait pas, car l’abbé exerçait sur ses ouailles un grand prestige. À la fin il s’y hasarda.

— Alors, dit-il, vous vous trouvez bien dans votre bastide, Monsieur le curé ?

Cette bastide était une de ces maisons microscopiques où les provençaux des villes et des villages vont se nicher, en été, pour prendre l’air. L’abbé avait loué cette case dans un champ, à cinq minutes de son presbytère, trop petit et emprisonné au centre de la paroisse, contre l’église.

Il n’habitait pas régulièrement, même en été, cette campagne ; il y allait seulement passer quelques jours de temps en temps, pour vivre en pleine verdure et tirer au pistolet.

— Oui, mon ami, dit le prêtre, je m’y trouve très bien.

La demeure basse apparaissait bâtie au milieu des arbres, peinte en rose, zébrée, hachée, coupée en petits morceaux par les branches et les feuilles des oliviers dont était planté le champ sans clôture où elle semblait poussée comme un champignon de Provence.

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