Mikhaïl Boulgakov - Le Maitre et Marguerite
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– Et tout d’un coup, pan ! pan ! des coups de feu ! poursuivit Koroviev. Affolés par la peur, Béhémoth et moi, nous nous sommes précipités sur le boulevard, poursuivis par nos ennemis, nous avons couru jusqu’à la rue Timiriazev…
– Quand le sens du devoir, reprit Béhémoth, l’a emporté sur notre honteuse frayeur, et nous sommes retournés là-bas.
– Ah ! vous y êtes retournés ? dit Woland. Mais naturellement, la maison était déjà réduite en cendres.
– En cendres ! confirma Koroviev d’une voix désolée. Littéralement en cendres, messire, selon la juste expression que vous avez daigné employer. Rien qu’un tas de tisons !
– Je me suis précipité, raconta Béhémoth, dans la salle des réunions, celle qui a des colonnes, messire, avec l’intention de sauver quelques objets précieux. Ah ! messire, ma femme – si toutefois j’en avais une – a bien risqué vingt fois de rester veuve ! Mais heureusement, messire, je ne suis pas marié, et je vous dirai carrément que je suis heureux de ne pas l’être. Ah ! messire, est-il possible d’échanger la liberté du célibataire contre cet insupportable fardeau !…
– Te voilà reparti dans on ne sait quel galimatias, remarqua Woland.
– Vous avez raison, dit le chat. Je continue. Oui, voyez ce paysage ! Impossible d’emporter autre chose de la salle, je recevais les flammes en pleine figure. J’ai couru, à la réserve, où j’ai pu récupérer ce saumon. J’ai couru à la cuisine, où j’ai sauvé cette blouse. Je considère, messire, que j’ai fait tout mon possible, et c’est pourquoi je ne comprends pas ce que signifie cette expression sceptique que je vois sur votre visage.
– Et que faisait Koroviev, pendant que tu maraudais ? demanda Woland.
– J’aidais les pompiers, messire, répondit Koroviev en montrant son pantalon déchiré.
– Hélas ! dans ces conditions, il faudra évidemment construire une nouvelle maison.
– Elle sera reconstruite, messire, dit Koroviev, j’ose vous l’affirmer.
– Eh bien, reste à souhaiter que la nouvelle soit plus belle que l’ancienne, dit Woland.
– Il en sera bien ainsi, messire, dit Koroviev.
– Et vous devez me croire, ajouta le chat, car je suis un authentique prophète.
– En tout cas, nous sommes là, messire, et nous attendons vos ordres, dit Koroviev d’un ton officiel.
Woland se leva de son pliant, s’approcha de la balustrade, le dos tourné à ses gens, et longuement, seul et silencieux, il regarda au loin. Puis il revint s’asseoir et dit :
– Je n’ai pas d’ordres à vous donner. Vous avez fait tout ce que vous avez pu, et pour l’instant, je n’ai plus besoin de vos services. Vous pouvez vous reposer. L’orage ne va pas tarder, le dernier orage qui achèvera tout ce qui doit l’être. Alors, nous nous mettrons en route.
– Très bien, messire, répondirent les deux bouffons, et ils allèrent se cacher on ne sait où, derrière la tour ronde dressée au milieu de la terrasse.
L’orage dont parlait Woland s’amoncelait déjà à l’horizon. Une nuée noire se levait à l’ouest, qui cachait déjà la moitié du soleil. Bientôt, elle le couvrit entièrement. Sur la terrasse, l’air fraîchit. Quelques instants plus tard, il fit tout à fait sombre.
Les ténèbres venues de l’ouest couvrirent l’énorme ville. Les ponts, les palais furent engloutis. Tout disparut, comme si rien de tout cela n’avait existé sur la terre. Un trait de feu traversa le ciel de part en part. Un coup de tonnerre ébranla la ville. Il se répéta, et ce fut le début de l’orage. Dans l’obscurité, on ne vit plus Woland.
CHAPITRE XXX. Il est temps ! Il est temps
– Tu sais, dit Marguerite, juste au moment où tu t’es endormi, la nuit dernière, j’étais en train de lire la description des ténèbres venues de la mer Méditerranée…, et ces idoles, ah, ces idoles d’or ! Je ne sais pas pourquoi, mais elles ne me laissent pas une minute de repos. Et, en ce moment même, j’ai l’impression qu’il va pleuvoir. Tu sens, comme il fait plus frais, tout d’un coup ?
– Tout cela est très bien, très gentil, répondit le Maître qui fumait et agitait la main pour dissiper la fumée, et ces idoles, elles n’ont plus guère d’importance… en revanche, je n’ai pas la moindre idée de ce que nous allons faire à présent !
Cette conversation se déroulait au coucher du soleil, au moment où Matthieu Lévi apparaissait devant Woland, sur la terrasse. La lucarne du sous-sol était ouverte, et si quelqu’un y avait jeté un regard, il eût été forte étonné de l’étrange aspect des interlocuteurs. Marguerite ne portait, sur son corps nu, qu’un manteau noir, et le Maître était toujours dans sa tenue d’hôpital. La raison en était que Marguerite n’avait rigoureusement rien à se mettre, puisque toutes ses affaires étaient restées à la propriété, et bien que celle-ci fût fort peu éloignée, il n’était même pas question que Marguerite s’y rendît pour prendre des vêtements. Quant au Maître, qui retrouva tous ses costumes dans son armoire comme s’il n’était jamais allé nulle part, il n’avait simplement pas eu le désir de s’habiller, en représentant à Marguerite que de toute manière, il allait se produire quelque chose, qui, nécessairement, serait parfaitement absurde. Il est vrai que, pour la première fois depuis cette nuit d’automne, il s’était rasé (à la clinique, on lui avait coupé la barbe à l’aide d’une tondeuse).
La chambre, elle aussi, avait un aspect bizarre, et il eût été fort difficile de s’y retrouver dans le chaos qui y régnait. Des manuscrits jonchaient le tapis, et il y en avait également sur le divan. Un petit livre traînait sur un fauteuil. Sur la table ronde, un dîner était servi, et plusieurs bouteilles étaient posées entre les hors-d’œuvre. D’où venaient tous ces mets et ces boissons, le Maître et Marguerite l’ignoraient totalement. Ils avaient trouvé tout cela sur la table en s’éveillant.
Le Maître et son amie, qui avaient dormi jusqu’au soir de ce samedi, sentaient que toutes leurs forces étaient revenues, et la seule trace qui restât de leurs tribulations de la veille était, chez tous deux, une légère douleur à la tempe gauche. Par contre, du côté psychique, les changements, chez tous deux, étaient considérables, comme aurait pu s’en convaincre quiconque eût écouté leur conversation dans le sous-sol. Mais nul ne le pouvait. Cette petite maison avait ceci de bon, que les alentours étaient constamment déserts. Les tilleuls et les saules verdissants exhalaient un parfum printanier chaque jour plus intense, que la brise naissante apportait dans le sous-sol.
– Ah ! et puis zut ! s’écria le Maître inopinément. Enfin, si on réfléchit un peu… (il écrasa son mégot dans un cendrier et se prit la tête dans les mains) écoute, tu es quelqu’un d’intelligent et tu n’as jamais été folle… sérieusement, tu es certaine qu’hier, nous étions chez Satan ?
– Absolument certaine, répondit Marguerite.
– Mais voyons, bien sûr, dit ironiquement le Maître. Maintenant, en somme, au lieu d’un fou, il y en a deux le mari et la femme ! (Il leva le doigt vers le ciel et cria :) Non, c’est… le diable sait ce que c’est ! Le diable, le diable…
Pour toute réponse, Marguerite se renversa sur le divan et éclata de rire, en agitant en l’air ses jambes nues. Puis elle s’écria :
– Oh ! je n’en peux plus… je n’en peux plus !… Non, mais si tu te voyais !…
Quand le Maître eut remonté pudiquement son caleçon long d’hôpital, elle cessa de rire et redevint sérieuse.
– Sans le vouloir, tu viens de dire la vérité, dit-elle. Le diable sait ce que c’est, et le diable, crois-moi, arrangera tout ! (Les yeux soudain brillants, elle sauta sur ses pieds et se mit à danser sur place en chantant à pleine voix :) Comme je suis heureuse, heureuse, heureuse d’avoir fait un pacte avec lui ! Ô Satan, Satan !… Mais tu vas être obligé, mon chéri, de vivre avec une sorcière ! reprit-elle en se jetant dans les bras du Maître, qu’elle prit par le cou et se mit à embrasser sur les lèvres, le nez, les joues.
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