Mikhaïl Boulgakov - Le Maitre et Marguerite
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– Voilà un confortable sous-sol, le diable m’emporte ! La seule question qui se pose est celle-ci : que faire, dans ce charmant sous-sol ?
– C’est exactement ce que je dis, répondit le Maître en riant.
– Pourquoi me tourmentez-vous, Azazello ? demanda Marguerite. N’importe quoi !
– Comment, comment ! s’écria Azazello. Je ne songeais pas un instant à vous tourmenter. C’est ce que je dis aussi : n’importe quoi ! Ah ! oui ! Un peu plus, j’oubliais… Messire m’a chargé de vous transmettre ses salutations, et il m’a aussi ordonné de vous dire qu’il vous invitait à faire avec lui une petite promenade, si vous le désirez, bien entendu. Eh bien, qu’en dites-vous ?
Sous la table, Marguerite toucha du pied la jambe du Maître.
– Avec grand plaisir, dit aussitôt le Maître, en étudiant le visage d’Azazello.
Celui-ci continua :
– Nous espérons, alors, que Marguerite Nikolaïevna ne refusera pas ?
– Je ne refuserai certainement pas, dit Marguerite, dont la jambe toucha de nouveau celle du Maître.
– Merveilleux ! s’écria Azazello. Voilà comme j’aime faire les choses ! Une, deux, et hop, c’est fait ! Ce n’est pas comme l’autre fois, dans le jardin Alexandrovski !
– Ah ! ne m’en parlez plus, Azazello, j’étais bête, à ce moment-là. D’ailleurs, il ne faut pas me juger trop sévèrement : ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre un esprit malin !
– Je vous crois ! confirma Azazello. Et si c’était tous les jours, ce serait bien agréable !
– Moi aussi, j’aime la vitesse, dit Marguerite excitée, j’aime la vitesse et j’aime être nue… Comme avec le mauser – pan ! Ah ! comme il tire bien ! s’écria-t-elle en se tournant vers le Maître. Un sept de pique sous un oreiller, il le touche où on veut !…
Marguerite commençait à être ivre, et ses yeux brillaient.
– Voilà que j’oubliais encore ! s’écria Azazello en se claquant le front. Décidément, je suis fourbu, et je perds la tête ! Oui, Messire vous envoie un cadeau (il s’adressa au Maître), une bouteille de vin. Et je vous prie de remarquer que c’est le même vin que buvait le procurateur de Judée. Du falerne.
Pareille rareté ne pouvait, naturellement, que susciter un vif intérêt chez le Maître et chez Marguerite. Azazello tira de son enveloppe de sombre brocart funéraire un flacon entièrement couvert de moisissure. On huma le vin, on le versa dans les verres, on le regarda au jour de la fenêtre que l’orage imminent assombrissait. Et tout prit la couleur du sang.
– À la santé de Woland ! s’écria Marguerite en levant son verre.
Tous trois portèrent les verres à leurs lèvres et burent une longue gorgée. Aussitôt, la pâle lumière qui annonçait l’orage s’éteignit devant les yeux du Maître et, la respiration coupée, il sentit que c’était la fin. Il vit encore la pâleur mortelle qui se répandait sur le visage de Marguerite tandis que d’un geste impuissant elle essayait de tendre les bras vers lui, qu’elle s’effondrait sur la table puis glissait à terre.
– Empoisonneur !… put encore crier le Maître.
Il voulut saisir un couteau sur la table pour en frapper Azazello, mais sa main glissa sans force le long de la nappe. Tout ce qui l’entourait se teinta de noir, puis disparut. Il tomba à la renverse, et en tombant, il s’ouvrit la tempe sur le coin du bureau.
Quand les deux empoisonnés ne bougèrent plus, Azazello entra en action. En premier lieu, il s’élança par la fenêtre, et un instant plus tard, il était à la propriété qu’habitait Marguerite Nikolaïevna. Toujours précis et ponctuel, Azazello voulait vérifier si tout avait été exécuté convenablement. Il put constater que tout était en ordre. Il vit une femme à l’air morose, qui visiblement attendait le retour de son mari, sortir de sa chambre à coucher, puis soudain, pâlir mortellement, porter la main à son cœur et crier faiblement :
– Natacha… quelqu’un… à moi…, puis s’effondrer sur le parquet du salon, sans avoir pu atteindre le cabinet de travail.
– Tout va bien, dit Azazello.
En un instant, il fut auprès des amoureux étendus sur le sol. Marguerite gisait le visage contre le tapis. De sa main de fer, Azazello la retourna comme une poupée, et il scruta le visage tourné vers lui et qui se modifiait à vue d’œil. Même dans l’obscurité de l’orage qui s’épaississait peu à peu, on pouvait voir s’effacer cet air de sorcière qu’elle avait depuis quelque temps : yeux qui louchaient légèrement, figure exubérante et un peu cruelle. Les traits de la morte s’éclairèrent, s’adoucirent enfin, et son rictus carnassier fit place à une expression figée de souffrance féminine. Azazello desserra les dents blanches et versa dans la bouche quelques gouttes du vin qui lui avait servi de poison. Marguerite poussa un soupir, puis se redressa sans l’aide d’Azazello, s’assit et demanda faiblement :
– Pourquoi, Azazello, pourquoi ? Qu’est-ce que vous m’avez fait ?
Elle vit le Maître étendu, frissonna et murmura :
– Je n’aurais jamais cru… vous, un assassin ?
– Mais non, voyons, mais non, répondit Azazello. Il va se réveiller tout de suite. Pourquoi donc êtes-vous si nerveuse ?
Marguerite le crut sans hésiter, tant la voix du démon roux était convaincante. Elle se remit sur pied, vive et pleine d’énergie, et aida Azazello à donner du vin au Maître. Celui-ci ouvrit les yeux mais son regard était sombre et il répéta avec haine son dernier mot :
– Empoisonneur…
– Ah ! voilà la récompense habituelle d’un bon travail : l’injure ! dit Azazello. Seriez-vous donc aveugle ? Hâtez-vous, alors, de recouvrer la vue !
Le Maître se leva, promena autour de lui un regard maintenant vif et clair, et demanda :
– Que signifie cette nouveauté ?
– Elle signifie, répondit Azazello, qu’il est temps. L’orage gronde déjà, entendez-vous ? Il fait de plus en plus sombre. Les chevaux raclent la terre de leur sabot, le petit jardin frissonne. Allons, faites vos adieux à tout cela, hâtez-vous.
– Ah ! je comprends…, dit le Maître, regardant à nouveau autour de lui. Vous nous avez tués, nous sommes morts. Quelle habileté ! Quel à-propos ! Maintenant, je comprends tout.
– Hé, de grâce ! dit Azazello. Est-ce vous qui parlez ainsi ? Votre amie vous appelle Maître, vous êtes capable de penser, comment donc pourriez-vous être mort ? Avez-vous besoin, pour vous considérer comme vivant, d’être assis dans ce sous-sol, en chemise et caleçon d’hôpital ? C’est ridicule !
– J’ai tout compris, toutes vos paroles ! s’écria le Maître. N’en dites pas plus ! Vous avez mille fois raison !
– Ô grand Woland ! Grand Woland ! répéta Marguerite en écho. Comme son imagination est supérieure à la mienne ! Mais ton roman, ton roman, cria-t-elle au Maître, emporte ton roman, quel que soit le lieu où nous nous envolerons !
– Inutile, répondit le Maître, je le sais par cœur.
– Et tu n’en oublieras pas un mot… pas un seul ? demanda Marguerite qui se serra contre son amant et essuya le sang de sa tempe blessée.
– Ne t’inquiète pas. Désormais, je n’oublierai plus jamais rien.
– Alors le feu ! s’écria Azazello. Le feu, par quoi tout a commencé, et par quoi nous achevons toutes choses !
– Le feu ! cria Marguerite d’une voix éclatante.
La lucarne s’ouvrit brutalement, et le vent fit voler le rideau. Un bref coup de tonnerre roula gaiement dans le ciel. Azazello fourra sa main griffue dans le poêle, en sortit une braise fumante et mit le feu à la nappe. Il alluma également un paquet de vieux journaux sur le divan, puis un manuscrit, et le rideau de la fenêtre.
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