Mikhaïl Boulgakov - Le Maitre et Marguerite
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– Bah ! Mais c’est la Maison des écrivains ! Sais-tu, Béhémoth, que j’ai entendu dire beaucoup de choses excellentes et fort flatteuses sur cette maison ? Observe, mon ami, cette maison attentivement. C’est un plaisir de penser que sous ce toit se cache et mûrit une masse de talents.
– Comme des ananas dans une serre, dit Béhémoth qui, pour mieux admirer la maison de couleur crème et ses colonnes, monta sur le petit mur de béton qui supportait le grillage.
– C’est parfaitement exact, dit Koroviev d’accord avec son inséparable compagnon, et une frayeur délicieuse me serre le cœur quand je pense qu’ici est en train de mûrir l’auteur d’un futur Don Quichotte , ou d’un futur Faust , ou, le diable m’emporte, de futures Âmes mortes ! Hein ?
– Effrayante pensée, confirma Béhémoth.
– Oui, continua Koroviev, on peut s’attendre à voir pousser des plantes étonnantes dans les châssis de cette serre, laquelle réunit sous son toit quelques milliers d’ascètes qui ont décidé de consacrer leur vie au service de Melpomène, Polymnie et Thalie. Imagines-tu le bruit que cela soulèvera quand l’un d’eux offrira au public, pour commencer, un Revizor , ou au pis aller, un Eugène Onéguine ?
– Rien de plus facile à imaginer, dit Béhémoth, toujours d’accord.
– Oui, dit Koroviev en levant le doigt d’un air préoccupé, mais !… Mais, dis-je, et je répète ce « mais » !… À condition toutefois que ces délicates plantes de serre ne soient pas attaquées par quelque micro-organisme, qu’elles ne soient pas rongées à la racine, qu’elles ne pourrissent pas ! Cela arrive aussi aux ananas ! Oh ! la ! la, que oui, cela arrive !
– À propos, dit Béhémoth en passant sa tête ronde par un trou du grillage, que font-ils sous cette pergola ?
– Ils dînent, expliqua Koroviev. J’ajouterai d’ailleurs, mon cher, qu’il y a ici un restaurant tout à fait passable et pas cher du tout. Au fait, comme n’importe quel touriste avant un long voyage, j’éprouve le désir de manger un morceau et de boire une grande chope de bière glacée.
– Moi aussi, répondit Béhémoth, et les deux chenapans s’engagèrent sur l’allée asphaltée ombragée de tilleuls qui menait droit à la pergola du restaurant, lequel n’avait aucun pressentiment du malheur qui s’approchait.
Une citoyenne pâle, en socquettes blanches et petit bonnet blanc à queue, qui avait l’air de fort s’ennuyer, était assise sur une chaise de rotin, près de l’entrée de la pergola ménagée dans la verdure qui grimpait le long du treillage. Devant elle, sur une simple table de cuisine, était ouvert un gros livre, semblable à un livre de comptes, sur lequel la citoyenne, on ne sait pour quelles raisons, inscrivait les noms de ceux qui entraient au restaurant. C’est par cette citoyenne que Koroviev et Béhémoth furent arrêtés.
– Vos certificats ? demanda-t-elle en considérant avec étonnement le lorgnon de Koroviev et le réchaud de Béhémoth, ainsi que le coude déchiré de celui-ci.
– Je vous présente mille excuses, mais de quels certificats parlez-vous ? demanda Koroviev, l’air étonné.
– Vous êtes des écrivains ? questionna à son tour la citoyenne.
– Évidemment, répondit Koroviev avec dignité.
– Vos certificats ? répéta la citoyenne.
– Ma beauté…, commença Koroviev d’un ton câlin.
– Je ne suis pas une beauté, coupa la citoyenne.
– Oh ! quel dommage ! dit Koroviev désappointé, puis il poursuivit : Enfin, si cela ne vous plaît pas d’être une beauté – ce qui serait pourtant fort agréable –, soit, ce sera comme vous voudrez. Mais dites-moi : pour vous convaincre que Dostoïevski est un écrivain, faudrait-il que vous lui demandiez un certificat ? Prenez seulement cinq pages de n’importe lequel de ses romans et, sans aucune espèce de certificat, vous serez tout de suite convaincue que vous avez affaire à un écrivain. D’ailleurs, je suppose que lui-même n’a jamais possédé le moindre certificat ! Qu’en penses-tu ? demanda Koroviev à Béhémoth.
– Je tiens le pari qu’il n’en a jamais eu, répondit celui-ci en posant son réchaud à pétrole à côté du livre et en essuyant son front noirci par la fumée.
– Vous n’êtes pas Dostoïevski, dit la citoyenne déroutée par les raisonnements de Koroviev.
– Hé, hé ! Qui sait, qui sait ? fit celui-ci.
– Dostoïevski est mort, dit la citoyenne, d’un ton qui, déjà, manquait un peu de conviction.
– Je proteste ! s’écria Béhémoth avec chaleur. Dostoïevski est immortel !
– Vos certificats, citoyens, dit la citoyenne.
– De grâce, voilà qui est ridicule, à la fin ! dit Koroviev qui ne désarmait pas. Un écrivain ne se définit pas du tout par un certificat, mais par ce qu’il écrit. Que savez-vous des projets qui se pressent en foule dans ma tête ? Ou dans cette tête-là ?
Il montra la tête de Béhémoth, et celui-ci ôta aussitôt sa casquette, afin que la citoyenne, sans doute, puisse mieux l’examiner.
– Dégagez le passage, citoyens, dit celle-ci, qui devenait nerveuse.
Koroviev et Béhémoth s’écartèrent pour laisser passer un écrivain vêtu d’un costume gris et d’une chemisette blanche, sans cravate, dont le col était largement rabattu sur le revers de son veston, et qui portait un journal sous le bras. L’écrivain salua aimablement la citoyenne, traça sur le livre, en passant, un vague paraphe et entra sous la pergola.
– Hélas ! dit tristement Koroviev, à lui mais pas à nous, pas à nous, cette chope de bière glacée dont toi et moi, pauvres pèlerins, avions rêvé ! Notre situation est triste et embarrassante, et je ne sais que faire.
Pour toute réponse, Béhémoth écarta amèrement les bras, puis remit sa casquette sur sa tête ronde plantée d’une chevelure courte et serrée, fort semblable au pelage d’un chat.
À ce moment, une voix contenue mais impérieuse prononça au-dessus de la tête de la citoyenne :
– Laissez-les entrer, Sophia Pavlovna.
La citoyenne se retourna, stupéfaite. Dans la verdure du treillage venaient d’apparaître un plastron blanc d’habit de soirée et une barbe pointue de flibustier. Celui-ci accueillit les deux vagabonds suspects d’un regard affable, et alla même jusqu’à les inviter d’un geste à entrer. Dans le restaurant qu’il dirigeait, l’autorité d’Archibald Archibaldovitch était une chose avec laquelle on ne badinait pas. Aussi, Sophia Pavlovna demanda-t-elle d’un air soumis à Koroviev :
– Quel est votre nom ?
– Panaïev, répondit courtoisement celui-ci.
La citoyenne inscrivit ce nom et leva des yeux interrogateurs sur Béhémoth.
– Skabitchevski, miaula ce dernier, en montrant, on ne sait pourquoi, son réchaud à pétrole.
Sophia Pavlovna inscrivit également ce nom, puis présenta le livre à la signature des visiteurs. En face de « Panaïev », Koroviev signa : « Skabitchevski » et, en face de « Skabitchevski », Béhémoth signa « Panaïev ».
Achevant d’ébahir Sophia Pavlovna, Archibald Archibaldovitch, avec un sourire charmeur, conduisit ses hôtes à la meilleure table, dans le coin le plus reculé et le mieux ombragé de la pergola, près duquel le soleil jouait gaiement à travers les interstices du treillage. Sophia Pavlovna, clignant des yeux d’étonnement, s’absorba alors dans l’examen des étranges signatures laissées par ces visiteurs imprévus.
Archibald Archibaldovitch surprit les garçons tout autant que Sophia Pavlovna. Il écarta de ses propres mains une chaise de la table, invitant Koroviev à s’y asseoir, fit un clin d’œil à l’un, murmura quelque chose à l’autre, et deux serveurs s’empressèrent autour de ces nouveaux hôtes, dont l’un posa à terre, près de son pied chaussé d’une bottine roussie par le feu, un réchaud à pétrole.
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