Ги де Мопассан - Bel ami - Édition illustrée
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Elle l’écoutait, sérieuse. Elle murmura :
« Je te remercie. Je préviendrai mon mari dès ce soir. Tu peux compter sur lui ; il ne parlera pas. C’est un homme très sûr. Il n’y a aucun danger. »
– 418 –
Mais elle avait mangé tous les marrons. Elle écrasa le sac entre ses mains et le jeta dans la cheminée. Puis elle dit :
« Allons nous coucher. » Et sans se lever elle commença à déboutonner le gilet de Georges.
Tout à coup elle s’arrêta, et tirant entre deux doigts un long cheveu pris dans une boutonnière, elle se mit à rire :
« Tiens. Tu as emporté un cheveu de Madeleine. En voilà un mari fidèle ! »
Puis, redevenue sérieuse, elle examina longuement sur sa main l’imperceptible fil qu’elle avait trouvé et elle murmura :
« Ce n’est pas de Madeleine, il est brun. »
Il sourit :
« Il vient probablement de la femme de chambre. »
Mais elle inspectait le gilet avec une attention de policier, et elle cueillit un second cheveu enroulé autour d’un bouton ; puis elle en aperçut un troisième ; et, pâlie, tremblante un peu, elle s’écria :
« Oh ! tu as couché avec une femme qui t’a mis des cheveux à tous tes boutons. »
Il s’étonnait, il balbutiait :
« Mais non. Tu es folle… »
– 419 –
Soudain il se rappela, comprit, se troubla d’abord, puis nia en ricanant, pas fâché au fond qu’elle le soupçonnât d’avoir des bonnes fortunes.
Elle cherchait toujours et toujours trouvait des cheveux qu’elle déroulait d’un mouvement rapide et jetait ensuite sur le tapis.
Elle avait deviné, avec son instinct rusé de femme, et elle balbutiait, furieuse, rageant et prête à pleurer :
« Elle t’aime, celle-là… et elle a voulu te faire emporter quelque chose d’elle… Oh ! que tu es traître… »
Mais elle poussa un cri, un cri strident de joie nerveuse :
« Oh !… oh !… c’est une vieille… voilà un cheveu blanc… Ah ! tu prends des vieilles femmes maintenant… Est-ce qu’elles te paient… dis… est-ce qu’elles te paient ?… Ah ! tu en es aux vieilles femmes… Alors tu n’as plus besoin de moi… garde l’autre… »
Elle se leva, courut à son corsage jeté sur une chaise et elle le remit rapidement.
Il voulait la retenir, honteux et balbutiant :
« Mais non… Clo… tu es stupide… je ne sais pas ce que c’est… écoute… reste… voyons… reste… »
Elle répétait :
« Garde ta vieille femme… garde-la… fais-toi faire une bague avec ses cheveux… avec ses cheveux blancs… Tu en as assez pour ça… »
– 420 –

Avec des gestes brusques et prompts elle s’était habillée, recoiffée et voilée ; et comme il voulait la saisir, elle lui lança, à toute volée, un soufflet par la figure. Pendant qu’il demeurait étourdi, elle ouvrit la porte et s’enfuit.
Dès qu’il fut seul, une rage furieuse le saisit contre cette vieille rosse de mère Walter. Ah ! il allait l’envoyer coucher, celle-là, et durement.
– 421 –
Il bassina avec de l’eau sa joue rouge. Puis il sortit à son tour, en méditant sa vengeance. Cette fois il ne pardonnerait point. Ah ! mais non !
Il descendit jusqu’au boulevard, et, flânant, s’arrêta devant la boutique d’un bijoutier pour regarder un chronomètre dont il avait envie depuis longtemps, et qui valait dix-huit cents francs.
Il pensa, tout à coup, avec une secousse de joie au cœur :
« Si je gagne mes soixante-dix mille francs, je pourrai me le payer. » Et il se mit à rêver à toutes les choses qu’il ferait avec ces soixante-dix mille francs.
D’abord il serait nommé député. Et puis il achèterait son chronomètre, et puis il jouerait à la Bourse, et puis encore… et puis encore…
Il ne voulait pas entrer au journal, préférant causer avec Madeleine avant de revoir Walter et d’écrire son article ; et il se mit en route pour revenir chez lui.
Il atteignait la rue Drouot quand il s’arrêta net ; il avait oublié de prendre des nouvelles du comte de Vaudrec, qui demeurait Chaussée-d’Antin. Il revint donc, flânant toujours, pensant à mille choses, dans une songerie heureuse, à des choses douces, à des choses bonnes, à la fortune prochaine et aussi à cette crapule de Laroche et à cette vieille teigne de Patronne. Il ne s’inquiétait point, d’ailleurs, de la colère de Clotilde, sachant bien qu’elle pardonnait vite.
Quand il demanda au concierge de la maison où demeurait le comte de Vaudrec :
« Comment va M. de Vaudrec ? On m’a appris qu’il était souffrant, ces jours derniers. »
– 422 –
L’homme répondit :
« M. le comte est très mal, monsieur. On croit qu’il ne passera pas la nuit, la goutte est remontée au cœur. »
Du Roy demeura tellement effaré qu’il ne savait plus ce qu’il devait faire ! Vaudrec mourant ! Des idées confuses passaient en lui, nombreuses, troublantes, qu’il n’osait point s’avouer à lui-même.
Il balbutia : « Merci… je reviendrai… », sans comprendre ce qu’il disait.
Puis il sauta dans un fiacre et se fit conduire chez lui.
Sa femme était rentrée. Il pénétra dans sa chambre essoufflé et lui annonça tout de suite :
« Tu ne sais pas ? Vaudrec est mourant ! »
Elle était assise et lisait une lettre. Elle leva les yeux et trois fois de suite répéta :
« Hein ? Tu dis ?… tu dis ?… tu dis ?…
– Je te dis que Vaudrec est mourant d’une attaque de goutte remontée au cœur. » Puis il ajouta :
« Qu’est-ce que tu comptes faire ? »
Elle s’était dressée, livide, les joues secouées d’un tremblement nerveux, puis elle se mit à pleurer affreusement,
– 423 –
en cachant sa figure dans ses mains. Elle demeurait debout, secouée par des sanglots, déchirée par le chagrin.
Mais soudain elle dompta sa douleur, et, s’essuyant les yeux :
« J’y… j’y vais… ne t’occupe pas de moi… je ne sais pas à quelle heure je reviendrai… ne m’attends point… »
Il répondit :
« Très bien. Va. »
Ils se serrèrent la main, et elle partit si vite qu’elle oublia de prendre ses gants.
Georges, ayant dîné seul, se mit à écrire son article. Il le fit exactement selon les intentions du ministre, laissant entendre aux lecteurs que l’expédition du Maroc n’aurait pas lieu. Puis il le porta au journal, causa quelques instants avec le Patron et repartit en fumant, le cœur léger sans qu’il comprît pourquoi.
Sa femme n’était pas rentrée. Il se coucha et s’endormit.
Madeleine revint vers minuit. Georges, réveillé brusquement, s’était assis dans son lit.
Il demanda :
« Eh bien ? »
Il ne l’avait jamais vue si pâle et si émue. Elle murmura :
« II est mort.
– 424 –
– Ah ! Et… il ne t’a rien dit ?
– Rien. Il avait perdu connaissance quand je suis arrivée. »
Georges songeait. Des questions lui venaient aux lèvres qu’il n’osait point faire.
« Couche-toi », dit-il.
Elle se déshabilla rapidement, puis se glissa auprès de lui.
Il reprit :
« Avait-il des parents à son lit de mort ?
– Rien qu’un neveu.
– Ah ! Le voyait-il souvent, ce neveu ?
– Jamais. Ils ne s’étaient point rencontrés depuis dix ans.
– Avait-il d’autres parents ?
– Non… Je ne crois pas.
– Alors… c’est ce neveu qui doit hériter ?
– Je ne sais pas.
– II était très riche, Vaudrec ?
– Oui, très riche.
– 425 –
– Sais-tu ce qu’il avait à peu près ?
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