Жорж Санд - Consuelo

Здесь есть возможность читать онлайн «Жорж Санд - Consuelo» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Классическая проза, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

Consuelo: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Consuelo»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Consuelo — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Consuelo», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

«Mais enfin, lui dit Consuelo toute pâlie et tout abattue en un instant,

pourquoi donc tiens-tu aujourd'hui à me trouver belle?

--Ne voudrais-tu pas l'être, chère Consuelo?

--Oui, pour toi.

--Et pour les autres?

--Peu m'importe.

--Et si c'était une condition pour notre avenir?»

Ici Anzoleto, voyant l'inquiétude qu'il causait à son amie, lui rapporta

naïvement ce qui s'était passé entre le comte et lui; et quand il en

vint à répéter les expressions peu flatteuses dont Zustiniani s'était

servi en parlant d'elle, la bonne Consuelo qui peu à peu s'était

tranquillisée en croyant voir tout ce dont il s'agissait, partit d'un

grand éclat de rire en achevant d'essuyer ses yeux humides.

«Eh bien! lui dit Anzoleto tout surpris de cette absence totale de

vanité, tu n'es pas plus émue, pas plus inquiète que cela? Ah! je vois,

Consuelina, vous êtes une petite coquette; vous savez que vous n'êtes

pas laide.

--Écoute, lui répondit-elle en souriant, puisque tu prends de pareilles

folies au sérieux, il faut que je te tranquillise un peu. Je n'ai jamais

été coquette: n'étant pas belle, je ne veux pas être ridicule. Mais

quant à être laide, je ne le suis plus.

--Vraiment on te l'a dit? Qui t'a dit cela, Consuelo?

--D'abord ma mère, qui ne s'est jamais tourmentée de ma laideur. Je lui

ai entendu dire souvent que cela se passerait, qu'elle avait été encore

plus laide dans son enfance; et beaucoup de personnes qui l'avaient

connue m'ont dit qu'à vingt ans elle avait été la plus belle fille de

Burgos. Tu sais bien que quand par hasard quelqu'un la regardait dans

les cafés où elle chantait, on disait: Cette femme doit avoir été belle.

Vois-tu, mon pauvre ami, la beauté est comme cela quand on est pauvre;

c'est un instant: on n'est pas belle encore, et puis bientôt on ne l'est

plus. Je le serai peut-être, qui sait? si je peux ne pas me fatiguer

trop, avoir du sommeil, et ne pas trop souffrir de la faim.

--Consuelo, nous ne nous quitterons pas; bientôt je serai riche, et tu

ne manqueras de rien. Tu pourras donc être belle à ton aise.

--À la bonne heure. Que Dieu fasse le reste!

--Mais tout cela ne conclut à rien pour le présent, et il s'agit de

savoir si le comte te trouvera assez belle pour paraître au théâtre.

--Maudit comte! pourvu qu'il ne fasse pas trop le difficile!

--D'abord, tu n'es pas laide.

--Non, je ne suis pas laide. J'ai entendu, il n'y a pas longtemps, le

verrotier qui demeure ici en face, dire à sa femme: Sais-tu que la

Consuelo n'est pas vilaine? Elle a une belle taille, et quand elle rit,

elle vous met tout le coeur en joie; et quand elle chante, elle paraît

jolie.

--Et qu'est-ce que la femme du verrotier a répondu?

--Elle a répondu: Qu'est-ce que cela te fait, imbécile? Songe à ton

ouvrage; est-ce qu'un homme marié doit regarder les jeunes filles?

--Paraissait-elle fâchée?

--Bien fâchée.

--C'est bon signe. Elle sentait que son mari ne se trompait pas. Et puis

encore?

--Et puis encore, la comtesse Mocenigo, qui me donne de l'ouvrage, et

qui s'est toujours intéressée à moi, a dit la semaine dernière au

docteur Ancillo, qui était chez elle au moment où j'entrais: Regardez

donc, monsieur le docteur, comme cette _zitella_ a grandi, et comme elle

est devenue blanche et bien faite!

--Et qu'a répondu le docteur?

--Il a répondu: C'est vrai, Madame, par Bacchus! Je ne l'aurais pas

reconnue; elle est de la nature des flegmatiques, qui blanchissent en

prenant un peu d'embonpoint. Ce sera une belle fille, vous verrez cela.

--Et puis encore?

--Et puis encore la supérieure de Santa-Chiara, qui me fait faire des

broderies pour ses autels, et qui a dit à une de ses soeurs: Tenez,

voyez si ce que je vous disais n'est pas vrai? La Consuelo ressemble à

notre sainte Cécile. Toutes les fois que je fais ma prière devant cette

image, je ne peux m'empêcher de penser à cette petite; et alors je prie

pour elle, afin qu'elle ne tombe pas dans le péché, et qu'elle ne chante

jamais que pour l'église.

--Et qu'a répondu la soeur?

--La soeur a répondu: C'est vrai, ma mère; c'est tout à fait vrai. Et

moi j'ai été bien vite dans leur église, et j'ai regardé la sainte

Cécile qui est d'un grand maître, et qui est belle, bien belle!

--Et qui te ressemble?

--Un peu.

--Et tu ne m'as jamais dit cela?

--Je n'y ai pas pensé.

--Chère Consuelo, tu es donc belle?

--Je ne crois pas; mais je ne suis plus si laide qu'on le disait. Ce

qu'il y a de sûr, c'est qu'on ne me le dit plus. Il est vrai que c'est

peut-être parce qu'on s'imagine que cela me ferait de la peine à

présent.

--Voyons, Consuelina, regarde-moi bien. Tu as les plus beaux yeux du

monde, d'abord!

--Mais la bouche est grande, dit Consuelo en riant et en prenant un

petit morceau de miroir cassé qui lui servait de _psyché_, pour se

regarder.

--Elle n'est pas petite; mais quelles belles dents! reprit Anzoleto; ce

sont des perles fines, et tu les montres toutes quand tu ris.

--En ce cas tu me diras quelque chose qui me fasse rire, quand nous

serons devant le comte.

--Tu as des cheveux magnifiques, Consuelo.

--Pour cela oui! Veux-tu les voir?» Elle détacha ses épingles, et laissa

tomber jusqu'à terre un torrent de cheveux noirs, où le soleil brilla

comme dans une glace.

«Et tu as la poitrine large, la ceinture fine, les épaules ... ah! bien

belles, Consuelo! Pourquoi me les caches-tu? Je ne demande à voir que ce

qu'il faudra bien que tu montres au public.

--J'ai le pied assez petit, dit Consuelo pour détourner la

conversation;» et elle montra un véritable petit pied andaloux, beauté à

peu près inconnue à Venise.

«La main est charmante aussi, dit Anzoleto en baisant, pour la première

fois, la main que jusque là il avait serrée amicalement comme celle d'un

camarade. Laisse-moi voir tes bras.

--Tu les as vus cent fois, dit-elle en ôtant ses mitaines.

--Non, je ne les avais jamais vus, dit Anzoleto que cet examen innocent

et dangereux commençait à agiter singulièrement.»

Et il retomba dans le silence, couvant du regard cette jeune fille que

chaque coup d'oeil embellissait et transformait à ses yeux.

Peut-être n'était-ce pas tout à fait qu'il eût été aveugle jusqu'alors;

car peut-être était-ce la première fois que Consuelo dépouillait, sans

le savoir, cet air insouciant qu'une parfaite régularité de lignes peut

seule faire accepter. En cet instant, émue encore d'une vive atteinte

portée à son coeur, redevenue naïve et confiante, mais conservant un

imperceptible embarras qui n'était pas l'éveil de la coquetterie, mais

celui de la pudeur sentie et comprise, son teint avait une pâleur

transparente, et ses yeux un éclat pur et serein qui la faisaient

ressembler certainement à la sainte Cécile des nones de Santa-Chiara.

Anzoleto n'en pouvait plus détacher ses yeux. Le soleil s'était couché;

la nuit se faisait vite dans cette grande chambre éclairée d'une seule

petite fenêtre; et dans cette demi-teinte, qui embellissait encore

Consuelo, semblait nager autour d'elle un fluide d'insaisissables

voluptés. Anzoleto eut un instant la pensée de s'abandonner aux désirs

qui s'éveillaient en lui avec une impétuosité toute nouvelle, et à cet

entraînement se joignait par éclairs une froide réflexion. Il songeait à

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «Consuelo»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Consuelo» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «Consuelo»

Обсуждение, отзывы о книге «Consuelo» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.

x