Pierre Zaccone - La Recluse

Здесь есть возможность читать онлайн «Pierre Zaccone - La Recluse» — ознакомительный отрывок электронной книги совершенно бесплатно, а после прочтения отрывка купить полную версию. В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Классическая проза, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

La Recluse: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «La Recluse»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Le 25 mars 1851, un charmant aviso gréé en goélette quittait New-York, vers cinq heures de l'après-midi, et, poussé par une brise favorable, prenait la mer, toutes voiles dehors.
C'était l'Atalante, un des plus fins, voiliers de la marine. La petite goélette faisait partie d'une escadre d'exploration qui, évoluait sur les côtes d'Amérique; elle avait reçu pour mission d'aller prendre à New-York les dépêches de France, et, après avoir mouillé quelques jours en vue du port, elle repartait, alerte et vive, pour rallier l'escadre et lui apporter les correspondances attendues…

La Recluse — читать онлайн ознакомительный отрывок

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «La Recluse», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Elle demeura ainsi jusqu’au soir.

Quand le jour commença à baisser, elle voulut sortir.

En entendant les voix jeunes et fraîches des pensionnaires qui prenaient leurs ébats dans l’enclos, elle pensa que peut-être Edmée se trouvait là avec ses compagnes.

Elle descendit.

En passant près de la cellule de mademoiselle de Beaufort elle poussa timidement la porte.

Qui sait? Dieu avait peut-être fait un miracle sans qu’elle entendît rien.

La porte céda à la première pression, et elle entra.

Il n’y avait personne. La cellule était vide!…

Elle mordit ses lèvres avec un sanglot.

– Mon Dieu! je ne la reverrai donc plus! balbutia-t-elle l’âme brisée.

Et elle s’éloigna lentement, comme à regret.

C’est ainsi qu’elle arriva dans le jardin; du premier coup d’œil elle s’assura qu’Edmée était absente.

Cependant, à sa vue, Mariette, qui était aux aguets, s’empressa d’accourir à sa rencontre.

– On nous a dit que vous étiez souffrante, ma sœur, dit-elle d’une voix hésitante; je vois avec plaisir que vous allez mieux.

– Je vous remercie, mon enfant, répondit sœur Rosalie; je me sens plus forte, en effet, et j’ai voulu prendre l’air.

Puis elle ajouta d’un ton en apparence indifférent:

– Et votre amie, mademoiselle de Beaufort, n’est-elle pas près de vous?

Mariette releva la tête d’un air triste:

– Edmée? répondit-elle, on ne l’a plus revue depuis ce matin.

– Est-ce que sa mère serait venue la chercher?

– Je ne pense pas.

– Qu’est-elle devenue?

– On se le demande. Cela nous a agitées toutes, et il y a de quoi, n’est-ce pas? Madame la supérieure était venue elle-même la prendre à l’étude. On l’a vue se rendre avec elle à la chapelle, puis de là à sa propre cellule; mais après, plus rien.

– C’est singulier.

– Ah! si vous pouviez savoir…

– Moi?

– Sans doute. Si j’étais à votre place: vous êtes bien avec madame la supérieure, et je suis certaine qu’elle vous dirait…

Miss Fanny se prit à réfléchir.

– Vous ne répondez pas? insista Mariette.

– C’était mon intention d’abord, mais depuis…

– Qui vous a fait changer d’avis?

– Je verrai, je me consulterai.

– Et si vous apprenez quelque chose, vous me le direz, n’est-ce pas, ma sœur? Songez donc, Edmée était ma seule amie, et vous ne sauriez croire quelle anxiété est la mienne depuis ce matin.

– Eh bien! je vous le promets, mon enfant, répondit sœur Rosalie: j’observerai encore, j’interrogerai, et si je parviens à connaître ce qu’est devenue Edmée, vous le saurez tout de suite.

– Ah! vous êtes bonne, et je vous remercie.

Sœur Rosalie n’en entendit pas davantage et s’empressa de regagner le couvent.

Quelques heures plus tard, l’agitation qu’avait provoquée la disparition de mademoiselle de Beaufort était calmée et le couvent de Sainte-Marthe dormait enveloppé dans le plus profond silence.

Neuf heures venaient de sonner.

La nuit était plus sombre que la veille, de lourds nuages chargés d’électricité couraient dans le ciel, poussés par un vent violent d’orage. La lune n’avait point paru, et l’on voyait à peine à se guider.

En ce moment, la porte de l’enclos s’ouvrit, et deux hommes entrèrent.

C’était Palmer et Gaston de Pradelle.

Cette fois, François ne se trouvait pas là pour les recevoir; mais Palmer commençait à connaître les êtres , et après avoir invité Gaston à régler sa marche sur la sienne, il prit les devants et se dirigea vers le pavillon, où ils rencontrèrent le jardinier.

– Sœur Rosalie? demanda Palmer, en serrant la main de son compagnon de bouteille.

– Sœur Rosalie n’est point encore arrivée, répondit François; mais elle ne peut tarder à venir, et s’il plait au commandant d’entrer…

Gaston, ayant remercié du geste, pénétra dans le pavillon.

Palmer et François n’attendirent pas davantage, et un instant après, ils prenaient le chemin du caboulot où ils allaient trouver quelque cordial aimé.

Gaston, lui, s’était assis au fond de la chambre, et le front dans les mains, le regard fixe, il cherchait à ramener l’ordre et le calme dans son esprit.

Depuis le matin, il ne vivait plus!

C’est surtout au moment où il était menacé de la perdre, qu’il comprenait à quel point il aimait Edmée. Vingt fois il avait passé devant l’hôtel de la rue de la Chaussée-d ’Antin, espérant y relever quelque indice qui le rassurerait sur le sort de la pauvre enfant. Une fois même, il avait sonné à la porte de l’hôtel, et avait demandé à voir madame de Beaufort.

Mais le valet qui s’était présenté lui avait répondu que M. de Beaufort venait de partir pour Londres, que madame de Beaufort était souffrante et finalement que l’on ne recevait personne.

Gaston rentra chez lui en proie au plus violent désordre.

Le seul espoir qui lui restât, c’était sœur Rosalie; et il fallait attendre neuf heures!

Que fit-il et que devint-il jusque-là? il n’eût pu le dire au juste.

Seulement, comme neuf heures sonnaient, il s’était, trouvé à la porte de l’enclos et était entré.

Sa première impression fut un cruel désappointement.

Miss Fanny ne se trouvait pas au rendez-vous; mais on lui dit qu’elle allait venir, et cela le calma un peu.

Il prit patience.

Enfin, au bout d’une grande demi-heure, un bruit de pas précipités vint jusqu’à lui, et peu après, miss Fanny Stevenson entrait dans la chambre.

Gaston se leva vivement et courut à elle.

– Enfin! dit-il avec un soupir de soulagement, vous voilà!

Mais presque aussitôt il recula de deux pas, frappé de l’altération profonde de son visage et de la sombre expression de son regard.

– Grand Dieu! s’écria-t-il, qu’avez-vous? Que s’est-il passé?

Fanny Stevenson s’était laissé tomber accablée sur une chaise; elle semblait absorbée dans une pensée unique; sa poitrine se soulevait avec force; on eût dit qu’elle était étrangère à ce monde, perdue dans quelque rêve de folie.

Pourtant, au bout, d’un moment, elle secoua brusquement la tête pour chasser les pensées importunes qui menaçaient sa raison, et elle releva lentement son regard sur Gaston.

– Parlez! parlez! insista ce dernier, d’où venez-vous?

– Je quitte la supérieure; je voulais l’interroger.

– Sur Edmée?

– Oui, sur Edmée; j’avais pris le premier prétexte venu; mais dès mes premières paroles, je compris qu’on l’avait mise en défiance contre moi.

– Qui cela?

– Vous le demandez.

– Madame de Beaufort, peut-être?

– Et qui donc! Ah! je l’ai deviné tout de suite, et on ne me l’a pas caché, d’ailleurs; madame de Beaufort n’a pas tout dit cependant; elle ne s’est pas livrée tout entière, et elle ne s’est plainte que d’une chose, c’est que je m’étais emparé de l’esprit de sa fille.

– Vous!

– Sa fille!… Comprenez-vous! Elle ose donner ce nom à Edmée.

– Mais elle ignore sans doute…

Fanny Stevenson l’interrompit par un ricanement.

– Elle sait tout, vous dis-je, répliqua-t-elle; le comte est venu ce matin au couvent; en sortant, je l’ai croisé dans le couloir, et à l’effroi que j’ai surpris sur ses traits je suis sûre qu’il m’a reconnue.

– Ainsi, Edmée a quitté le couvent?

– Les misérables!

– On vous l’a dit!

– Et je ne la verrai plus!

– Mais elle est retournée rue de la Chaussée-d ’Antin, et si vous ne pouvez l’y aller voir, moi, du moins…

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «La Recluse»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «La Recluse» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «La Recluse»

Обсуждение, отзывы о книге «La Recluse» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.