Luca Fulvio - Le soleil des rebelles

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Le nouveau Luca di Fulvio !
Le jeune prince Marcus est encore un enfant lorsqu'il assiste impuissant au massacre de toute sa famille.
Seul rescapé de cette boucherie ennemi héréditaire de la famille de Marcus qui va s'asseoir sur le trône, Marcus ne doit son salut qu'à la jeune Héloïse, fille d'Agnès, la lavandière du village qui l'accueillera sous son toit pour l'élever comme s'il était son fils.
Luca di Fulvio retrace l'ascension paradoxale d'un petit prince qui va devoir apprendre dans la douleur comment devenir un homme.

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L’attente lui parut interminable. Mais dès qu’il vit le convoi traverser le pont sur l’Uque, le temps se mit à voler.

Ce n’était plus le moment de réfléchir. Il monta en selle.

L’attaque fut lancée à moins d’une demi-lieue du château.

Emmenés par Manuel, les rebelles jaillirent au grand galop de la forêt en criant, les armes à la main.

“C’était peut-être une folie ?”, se demanda Mikael en voyant trois des siens tués par la première volée de flèches des soldats de l’escorte.

De nouvelles troupes sortirent aussitôt du château pour se jeter dans la mêlée.

Le moment était venu. Il éperonna son cheval et se joignit aux soldats, sans qu’aucun d’eux ne le remarque.

Au cœur de la bataille, ses yeux s’emplirent de colère. Il était du mauvais côté. Il assistait impuissant à la mort de ses hommes.

« Allez-vous-en, bâtards ! », cria-t-il à pleins poumons.

Manuel l’entendit. Il ordonna à ses hommes de commencer à se replier.

Pendant qu’ils s’exécutaient, Manuel, l’épée de Volod à la main, resta pour couvrir leur fuite. Cinq soldats se jetèrent aussitôt sur lui et le frappèrent. D’instinct, Mikael voulut le sauver et lança son cheval dans la mêlée.

Manuel, à terre, couvert de sang, le vit. Il lui lança un regard intense. « Non ! », s’écria-t-il. À ce moment, une épée lui perça la poitrine.

Mikael s’arrêta, plein de colère et de douleur. Son cheval hennit et se cabra. Il fut presque désarçonné.

« Maintenant », articulèrent les lèvres de Manuel à l’instant de la mort.

En hurlant, Mikael fit virer son cheval, qu’il talonna avec férocité pour le lancer au galop vers le château, où le convoi arrivait maintenant. Il pénétra dans la cour au moment où quatre soldats s’apprêtaient à fermer la grande porte. La confusion régnait. On avait saisi les blessés par les bras et par les jambes pour les transporter à l’intérieur de la caserne. Les palefreniers tentaient de calmer les chevaux pour les faire rentrer dans les stalles. Les serviteurs couraient en tous sens, effrayés.

Tandis que Mikael descendait de son cheval, qu’il confia aux soins d’un valet, il entendit le bruit sourd de la grande porte qui se refermait et le raclement des pesantes barres de fer qui s’encastraient dans les encoches.

Impossible à présent de sortir par-là.

L’épée à la main, Mikael se dirigea d’un pas résolu vers le palais. Il entra tête baissée dans la grande salle. La même confusion y régnait. Du coin de l’œil, il vit Agomar. Il aurait voulu le tuer là, à l’instant. Mais il commença à gravir les marches qui menaient au premier étage. Personne ne l’arrêta. Pourtant, en haut de la première rampe d’escalier, il eut la sensation qu’Agomar le regardait. Il serra son épée plus fort et reprit sa montée.

Alors qu’il longeait le couloir du premier étage, il avait encore dans les yeux l’image de la mort de ses hommes et de Manuel. Il sut alors qu’il n’hésiterait pas à tuer.

Il se lança avec une fureur aveugle sur ceux qui gardaient la porte. Son premier coup trancha presque jusqu’à la moitié le thorax du premier soldat. Il enfonça la lame rouge de sang dans le cou de l’autre, qui n’eut pas le temps de dégainer son épée.

D’un grand coup d’épaule, il ouvrit la porte.

Eloisa et Agnete étaient tapies au fond de la chambre, contre le mur, enlacées.

« Mikael ! », s’écria Eloisa en le voyant, avant de se précipiter à sa rencontre.

Il lâcha son épée et la prit dans ses bras, la serrant à l’étouffer. Une émotion profonde le secouait, comme un tremblement de terre.

« Mikael… », répéta Eloisa.

Des larmes de joie coulèrent sur ses joues. Quand elle se détacha de leur étreinte pour le caresser, Mikael s’aperçut qu’il avait taché sa robe du sang des ennemis qu’il avait tués. Il eut pendant un court instant un mauvais pressentiment, tandis que ses yeux se voilaient eux aussi de larmes. « Eloisa… Eloisa… », murmura-t-il, sans rien pouvoir dire d’autre que le nom de celle qu’il aimait depuis toujours et qu’il avait tant craint de ne pas revoir.

Elle lui caressait le visage, comme pour se convaincre que c’était lui. « Tu es là…

— Oui, je suis là… », murmura Mikael en passant un doigt sur ses lèvres douces, qu’il avait rêvé d’embrasser pendant près d’un an. Puis il se reprit. Il se tourna vers Agnete. Il aurait voulu la prendre elle aussi dans ses bras. Mais le temps manquait. « Le bébé ? »

Agnete répondit en secouant la tête en signe de dénégation.

Mikael crispa les mâchoires, telle une bête féroce. « Qu’est-ce que ça veut dire ?

— Nous ne savons pas où ils le gardent », dit Eloisa avec une douleur atroce dans la voix.

Mikael serra les poings. Puis il saisit Eloisa par le bras. « Je reviendrai le chercher, je te le jure », lui dit-il avec un regard déterminé, ramassant son épée. « Allons-y maintenant, il faut faire vite. » Il l’entraîna vers le couloir.

Eloisa se tourna vers Agnete et lui prit la main.

« Restez derrière moi, dit Mikael. Baissez les yeux et ne courez pas. »

Un soldat, en haut des escaliers, dégaina son épée.

Mikael remit la sienne au fourreau et s’approcha de lui. « Aide-moi, dit-il d’une voix calme. Il faut emmener les prisonnières ailleurs. » Arrivé à un pas de lui, il tira son poignard, le frappa à l’estomac puis poussa violemment vers le haut, le soulevant presque. Jusqu’à ce que la lame arrive jusqu’au cœur.

Le soldat vomit sur lui un flot de sang et tomba comme un sac.

Eloisa faillit crier, mais Agnete lui mit la main sur la bouche.

Mikael commença à descendre les marches, les deux femmes à sa suite.

Quand ils posèrent le pied dans la grande salle, Mikael répéta à mi-voix : « Ne courez pas. Quoi qu’il arrive ».

Ils se retrouvèrent dans la cour sans que personne ne les arrête, et la contournèrent par le nord.

« Où sont les hommes ? demanda Eloisa d’une voix effrayée.

— Quels hommes ? s’étonna Mikael.

— Ceux qui devaient nous aider. Fredo…

— Fredo ? l’interrompit Mikael.

— Oui, il a dit que… »

Mikael la fit taire et dégaina son épée. « Le salaud, grogna-t-il tout bas.

— Non, il est de notre côté », dit Eloisa comme pour s’en convaincre.

Mikael ne répondit pas. Son visage était contracté par la tension. Il avança jusqu’à l’angle qui donnait sur les cuisines. « Restez ici », dit-il à Eloisa et Agnete. L’épée à la main, il se pencha pour examiner la situation. « Je reviens tout de suite, ne bougez pas. » Il passa à toute vitesse devant les cuisines et descendit dans le sous-sol, craignant un guet-apens. Il mourrait seul, se disait-il. Sans mettre en péril Eloisa et Agnete. Heureusement, le sous-sol était désert, dans le même état d’abandon que le jour où il avait sauvé Emöke.

Il fit demi-tour en courant, un faible sourire d’espoir aux lèvres, et repassa l’angle. Les deux femmes n’y étaient plus. Son sang se glaça.

« On est là », dit la voix d’Eloisa.

Mikael se retourna. Elles s’étaient cachées derrière la porcherie. « Allons-y ! »

Elles le rejoignirent et le suivirent jusqu’à la trappe.

Mikael l’ouvrit et regarda au fond. Il n’avait pas de torche. Il aurait été impossible d’en apporter une. Mais Eloisa et lui connaissaient bien le chemin. Ils avanceraient à tâtons. « Allez-y, descendez », dit-il d’une voix tendue, tandis qu’il se plaçait devant la porte, prêt à les défendre. Personne ne vint. Mikael descendit après elles et referma la trappe derrière eux.

L’obscurité, maintenant, était totale.

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