Simenon, Georges - Liberty Bar

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Cela commença par une sensation de vacances. Quand Maigret descendit du train, la moitié de la gare d'Antibes était baignée d'un soleil si lumineux qu'on n'y voyait les gens s'agiter que comme des ombres. Des ombres portant chapeau de paille, pantalon blanc, raquette de tennis. L'air bourdonnait. Il y avait des palmiers, des cactus en bordure du quai, un pan de mer bleue au-delà de la lampisterie. Et tout de suite quelqu'un se précipita. - Le commissaire Maigret, je pense ? Je vous reconnais grâce à une photo qui a paru dans les journaux... Inspecteur Boutigues...
Boutigues ! Rien que ce nom-là avait l'air d'une farce ! Boutigues portait déjà les valises de Maigret, l'entraînait vers le souterrain. Il avait un complet gris perle, un œillet rouge à la boutonnière, des souliers à tiges de drap. - C'est la première fois que vous venez à Antibes ?
[http://www.amazon.fr/Maigret-Liberty-Bar-Georges-Simenon/dp/2253142522](http://www.amazon.fr/Maigret-Liberty-Bar-Georges-Simenon/dp/2253142522)

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Jaja soupirait en mettant enfin ses pantoufles.

— Je me demande comment tout cela finira !

— C’est ici que William donnait quand…

— Je n’ai que cette pièce, et les deux du bas…

Dans un coin, il y avait un divan au velours usé.

— Il couchait sur le divan ?

— Cela dépendait… Ou bien c’était moi…

— Et Sylvie ?

— Avec moi…

La chambre était si basse de plafond que Maigret touchait celui-ci de son chapeau. La fenêtre était étroite, ornée d’un rideau de velours vert. La lampe électrique n’avait pas d’abat-jour.

Il ne fallait pas un grand effort d’imagination pour évoquer la vie habituelle de cette pièce ; William et Jaja qui montaient, presque toujours ivres, puis Sylvie qui rentrait et se glissait près de la grosse femme…

Mais les réveils ?… Avec la lumière vive du dehors…

Jaja n’avait jamais été aussi bavarde. Elle parlait d’une voix dolente, comme si elle espérait se faire plaindre.

— Je parie que je vais tomber malade… Si ! je le sens… Comme il y a trois ans, quand des marins se sont battus juste en face de chez moi… Il y en avait un qui avait reçu un coup de rasoir et qui…

Elle était debout. Elle regardait autour d’elle, cherchant quelque chose, puis oubliant ce qu’elle cherchait.

— Vous avez mangé, vous ?… Venez !… On va prendre quelque chose…

Maigret la précédait dans l’escalier, la voyait se diriger vers le fourneau, y mettre du charbon, tourner une cuiller dans une casserole.

— Quand je suis seule, je n’ai pas le courage de cuisiner… Et quand je pense que Sylvie est en ce moment…

— Dites donc, Jaja !

— Quoi ?

— Qu’est-ce qu’elle vous a dit, Sylvie, cet après-midi, pendant que j’étais dans le bar à servir un client ?

— Ah ! oui !… Je lui demandais ce que c’était les vingt mille… Alors elle répondait qu’elle ne savait pas, que c’était une combine de Joseph…

— Et ce soir ?

— Quoi, ce soir ?

— Quand vous êtes allée la voir au poste…

— C’est toujours la même chose… Elle se demande ce que Joseph a bien pu fricoter…

— Il y a longtemps qu’elle est avec ce Joseph ?

— Elle est avec lui sans être avec lui… Ils ne vivent pas ensemble… Elle l’a rencontré quelque part, sans doute aux courses, en tout cas pas ici… Il lui a dit qu’il pouvait lui rendre des services, lui amener des clients… Évidemment, avec son métier !… C’est un garçon qui a de l’instruction, de l’éducation… N’empêche que je ne l’ai jamais aimé…

Dans une casserole, il y avait un reste de lentilles que Jaja versa dans une assiette.

— Vous en voulez ?… Non ?… Servez-vous à boire… Moi, je n’ai plus le courage de rien… Est-ce que la porte de devant est fermée ?…

Maigret s’était assis à califourchon, comme l’après-midi. Il la regardait manger. Il l’écoutait parler.

— Vous comprenez, ces gens-là, surtout ceux des casinos, ont des combinaisons trop compliquées pour nous… Et, dans l’histoire, c’est toujours la femme qui se fait prendre… Si Sylvie m’avait écoutée…

— De quelle mission Joseph vous a-t-il chargée ce soir ?

Elle fut un moment à avoir l’air de ne pas comprendre, à rester la bouche pleine en regardant Maigret.

— Ah ! oui !… Pour le fils…

— Qu’est-ce que vous êtes allée lui dire ?

— Qu’il s’arrange pour les faire relâcher, sinon…

— Sinon quoi ?

— Oh ! je sais bien que vous ne me laisserez pas tranquille… Mais vous reconnaîtrez que je n’ai jamais été méchante avec vous… Je fais tout ce que je peux, moi !… Je n’ai rien à cacher.

Il devina la cause de cette volubilité, de cette voix geignarde.

En chemin, Jaja s’était arrêtée dans quelques bistrots, pour se donner du courage !

— D’abord, c’est toujours moi qui ai retenu Sylvie, et qui l’ai empêchée de se mettre tout à fait avec Joseph… Puis, quand tout à l’heure j’ai compris qu’il y avait quelque chose…

— Eh bien ?

Ce fut plus comique que tragique. Tout en mangeant, elle se mit à pleurer ! Et c’était un spectacle grotesque que celui de cette grosse femme en peignoir mauve, devant son plat de lentilles, pleurnichant comme un gosse.

— Ne me bousculez pas… Laissez-moi penser !… Si vous croyez que je m’y retrouve… Tenez ! Donnez-moi à boire…

— Tout à l’heure !

— Donnez-moi à boire et je dirai tout…

Il céda, lui versa un petit verre d’alcool.

— Qu’est-ce que vous voulez savoir ?… Qu’est-ce que je disais ?… J’ai vu les vingt mille francs… Est-ce que c’est William qui les avait dans sa poche ?…

Maigret devait faire un effort pour garder sa lucidité car, petit à petit, un décalage se faisait, peut-être en partie à cause de l’atmosphère, mais davantage à cause du discours de Jaja.

— William…

Il comprit soudain ! Jaja avait cru que les vingt mille francs avaient été volés à Brown au moment de l’assassinat !

— C’est ce que vous avez pensé tout à l’heure ?

— Je ne sais plus ce que j’ai pensé… Tenez ! Voilà que je n’ai plus faim… Vous n’avez pas de cigarettes ?

— Je ne fume que la pipe.

— Il doit en rester quelque part… Sylvie en avait toujours…

Et elle cherchait en vain dans les tiroirs.

— Est-ce qu’on les met toujours en Alsace ?

— Qui ?… Quoi ?… De quoi parlez-vous ?…

— Des femmes… Comment cela s’appelle-t-il encore ?… La prison de… Cela commence par Hau… De mon temps…

— Quand vous étiez à Paris ?

— Oui… On ne parlait que de cela… Il paraît que c’est tellement sévère que les prisonnières essaient toutes de se suicider… Et j’ai encore lu il n’y a pas bien longtemps dans le journal qu’il y a même des condamnées de quatre-vingts ans… Il n’y a plus de cigarettes… Sylvie a dû les emporter…

— C’est elle qui a peur d’aller là-bas ?

— Sylvie ?… Je ne sais pas… J’ai pensé à cela dans l’autobus, en revenant… Il y avait une vieille femme devant moi et…

— Asseyez-vous…

— Oui… Il ne faut pas faire attention… Je n’en peux rien… Je ne suis bien nulle part… Qu’est-ce qu’on disait ?…

Et, avec une expression d’angoisse dans les yeux, elle se passait la main sur le front, faisait tomber sur sa joue une mèche de cheveux roussâtres.

— Je suis triste… Donnez-moi à boire, dites !…

— Quand vous m’aurez dit ce que vous savez…

— Mais je ne sais rien du tout !… Qu’est-ce que je saurais ?… J’ai d’abord vu Sylvie… Et encore ! le flic est resté à côté de moi, à écouter ce que nous disions… J’avais envie de pleurer… Sylvie m’a dit tout bas en m’embrassant que c’était la faute de Joseph…

— Puis vous avez vu celui-ci ?

— Oui… Je vous l’ai déjà dit… Il m’a envoyée à Antibes pour prévenir Brown que si…

Elle cherchait ses mots. On eût dit qu’elle avait de soudaines absences, à la façon de certains ivrognes. À ces moments-là, elle regardait Maigret avec angoisse, comme si elle eût éprouvé le besoin de se raccrocher à lui.

— Je ne sais plus… Il ne faut pas me torturer… Je ne suis qu’une pauvre femme… J’ai toujours essayé de faire plaisir à tout le monde…

— Non ! Un instant…

Maigret lui reprenait des mains le verre qu’elle venait de saisir, car il prévoyait le moment où, ivre morte, elle s’endormirait.

— Harry Brown vous a reçue ?

— Non… Oui… Il m’a dit que s’il me retrouvait sur son chemin, il me ferait mettre sous clé…

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