Simenon, Georges - Liberty Bar

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Cela commença par une sensation de vacances. Quand Maigret descendit du train, la moitié de la gare d'Antibes était baignée d'un soleil si lumineux qu'on n'y voyait les gens s'agiter que comme des ombres. Des ombres portant chapeau de paille, pantalon blanc, raquette de tennis. L'air bourdonnait. Il y avait des palmiers, des cactus en bordure du quai, un pan de mer bleue au-delà de la lampisterie. Et tout de suite quelqu'un se précipita. - Le commissaire Maigret, je pense ? Je vous reconnais grâce à une photo qui a paru dans les journaux... Inspecteur Boutigues...
Boutigues ! Rien que ce nom-là avait l'air d'une farce ! Boutigues portait déjà les valises de Maigret, l'entraînait vers le souterrain. Il avait un complet gris perle, un œillet rouge à la boutonnière, des souliers à tiges de drap. - C'est la première fois que vous venez à Antibes ?
[http://www.amazon.fr/Maigret-Liberty-Bar-Georges-Simenon/dp/2253142522](http://www.amazon.fr/Maigret-Liberty-Bar-Georges-Simenon/dp/2253142522)

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Est-ce que, du coup, elles ne danseraient pas d’allégresse ? Est-ce que, même, la joie, trop forte, ne tuerait pas la mère ?

Des millions et des millions ! Des millions qu’elles ne tiendraient pas encore, certes, qu’il leur faudrait aller conquérir en Australie, à grand renfort de procès !

Mais elles iraient ! Il croyait les voir s’embarquer, descendre du paquebot, là-bas, avec des airs dignes !

Ce ne serait plus un M. Petitfils qu’elles auraient comme homme d’affaires, mais des notaires, des avoués, des avocats…

— Je vous laisse travailler… Je viendrai vous voir demain…

Il avait toujours son taxi à la porte. Il s’y installa sans donner d’adresse, et le chauffeur attendit, tenant la portière entrouverte.

— À Cannes… dit enfin Maigret.

Et c’étaient toujours les mêmes pensées qui lui revenaient : « Brown a été assassiné !… Pas d’histoires ! »

Sacré Brown ! Si la blessure eût été à la poitrine, on eût pu croire qu’il s’était tué pour faire enrager le monde.

Mais on ne se poignarde pas soi-même par-derrière, que diable !

Ce n’était plus lui qui intriguait Maigret ! Le commissaire avait l’impression de le connaître aussi bien que s’il eût été son ami de toujours.

D’abord William en Australie… Un garçon riche, bien élevé, un peu timide, vivant chez ses parents, se mariant quand il en avait l’âge avec une personne convenable, lui faisant des enfants…

Ce Brown-là ressemblait assez au fils Brown… Il avait peut-être parfois du vague à l’âme, des désirs troubles, mais il devait les mettre sur le compte d’une mauvaise santé passagère et se purger.

Le même William en Europe… Les digues qui cédaient soudain… Il ne pouvait plus se contenir… Tout l’affolait, toutes les possibilités qui s’offraient à lui…

Et il devenait un familier de ce boulevard qui s’étend de Cannes à Menton… Yacht à Cannes… Parties de baccara à Nice… Et tout !… Et une paresse incommensurable à l’idée de retourner là-bas…

— Le mois prochain…

Et le mois suivant c’était la même chose !

Alors, on lui coupait les vivres. Le beau-frère veillait ! Tous les Brown, et les tenants et aboutissants des Brown, se défendaient !

Lui était incapable de quitter son boulevard, la molle atmosphère de la Côte, son indulgence, sa facilité…

Plus de yacht. Une petite villa…

Dans le domaine des femmes, il descendait aussi de quelques degrés, en arrivait à Gina Martini…

Un dégoût… Un besoin de désordre, de veulerie… La villa du cap d’Antibes étant encore trop bourgeoise…

Il dénichait le Liberty-Bar… Jaja… Sylvie…

Et il continuait le procès, là-bas, contre tous les Brown restés sages, pour les faire enrager… Il s’assurait par un testament qu’ils enrageraient encore après sa mort…

Qu’il eût tort ou raison, cela ne regardait pas Maigret. Et pourtant le commissaire ne pouvait s’empêcher de comparer le père au fils, à Harry Brown, correct, maître de lui, qui, lui, avait su faire la part des choses.

Harry n’aimait pas le désordre ! Harry avait quand même de troubles besoins.

Et il installait une maîtresse au cap Ferrat… Une maîtresse comme il faut, sachant vivre, veuve ou divorcée, discrète…

Même à l’hôtel où il descendait, on ne devait pas savoir qu’il avait découché !

Ordre… Désordre… Ordre… Désordre…

Maigret était l’arbitre, puisqu’il avait le fameux testament dans sa poche !

Il pouvait lâcher tout à l’heure quatre femmes dans la lice !

Quelque chose d’inouï, de haut en couleur que cette arrivée, là-bas, des quatre femmes de William Brown ! Jaja et ses pieds sensibles, ses chevilles enflées, ses seins fatigués… Sylvie qui, dans l’intimité, ne pouvait supporter qu’un peignoir sur son corps maigre…

Puis la vieille Martini et ses joues couvertes d’écailles de fard ! La jeune et son odeur de musc qui devenait comme une odeur sui generis.

On roulait le long du fameux boulevard. On apercevait les lumières de Cannes.

— Pas d’histoires !

Le taxi s’arrêtait en face des Ambassadeurs, et le chauffeur questionnait :

— Où dois-je vous conduire ?

— Nulle part ! Ça va !

Maigret paya. Le Casino était illuminé. Quelques voitures de maître arrivaient, car il était près de neuf heures du soir.

Et douze casinos s’illuminaient de même entre Cannes et Menton ! Et des centaines d’autos de luxe…

Maigret gagna à pied la ruelle, où il constata que le Liberty-Bar était fermé. Pas de lumière. Rien que la lueur d’un réverbère qui, à travers les vitres de la devanture, jetait une lueur trouble sur le zinc de la machine à sous.

Il frappa. Il fut étonné du vacarme que ses coups déclenchaient dans la ruelle. L’instant d’après, une porte s’ouvrait derrière lui : celle du bar d’en face. Le garçon interpellait Maigret.

— C’est pour Jaja ?

— Oui.

— De la part de qui ?

— Du commissaire.

— Dans ce cas, j’ai une commission pour vous… Jaja reviendra dans quelques minutes… Elle m’a prié de vous dire de l’attendre… Si vous voulez entrer ici…

— Merci.

Il préférait faire les cent pas. Dans le bar d’en face, il y avait quelques clients qui marquaient plus ou moins mal. Une fenêtre s’ouvrit quelque part. Une femme, qui avait entendu du bruit, questionna timidement :

— C’est toi, Jean ?

— Non !

Et Maigret, en arpentant la ruelle de long en large, se répétait :

— Avant tout, il faut savoir qui a tué William !

Dix heures… Jaja qui n’arrivait pas… Chaque fois qu’il entendait des pas… Maigret tressaillait, espérait que son attente était finie… Mais ce n’était pas elle…

Pour horizon, cinquante mètres d’une ruelle mal pavée, large de deux mètres ; la vitrine éclairée d’un bar ; l’autre bar stagnant dans l’ombre…

Et de vieilles maisons mal d’aplomb, des fenêtres qui n’étaient même plus rectangulaires !

Maigret entra dans le bar d’en face.

— Elle ne vous a pas dit où elle allait ?

— Non ! Vous ne voulez pas prendre quelque chose ?

Et les consommateurs, à qui l’on avait dit qui il était, le regardaient des pieds à la tête !

— Merci !

Il marchait à nouveau, jusqu’au coin de la rue, frontière entre le monde honteux et les quais bien éclairés, animés d’une vie normale.

Dix heures et demie… Onze heures… Le premier café du coin s’intitulait Harry’s-Bar. C’est de là que Maigret avait téléphoné l’après-midi en compagnie de Sylvie. Il entra, se dirigea vers la cabine.

— Vous me donnerez la permanence de police… Allô !… Police !… Ici, commissaire Maigret… Les deux oiseaux que je vous ai remis tout à l’heure n’ont pas reçu de visite ?

— Si… Une grosse femme…

— Qui a-t-elle vu ?

— D’abord la femme… Puis l’homme… Nous ne savions pas… Vous n’aviez pas laissé d’instructions.

— Il y a combien de temps de cela ?

— Une bonne heure et demie… Elle a apporté des cigarettes et des gâteaux…

Maigret raccrocha nerveusement. Puis, sans reprendre haleine, il demanda le Provençal.

— Allô… Ici, police… Oui, le commissaire que vous avez vu tout à l’heure… Voulez-vous me dire si M. Harry Brown a reçu une visite ?

— Il y a un quart d’heure… Une femme… Assez mal habillée…

— Où était-il ?

— Il dînait, dans la salle à manger… Il l’a fait monter dans sa chambre…

— Elle est partie ?

— Elle descendait au moment où vous avez sonné.

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