Simenon, Georges - Liberty Bar

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Cela commença par une sensation de vacances. Quand Maigret descendit du train, la moitié de la gare d'Antibes était baignée d'un soleil si lumineux qu'on n'y voyait les gens s'agiter que comme des ombres. Des ombres portant chapeau de paille, pantalon blanc, raquette de tennis. L'air bourdonnait. Il y avait des palmiers, des cactus en bordure du quai, un pan de mer bleue au-delà de la lampisterie. Et tout de suite quelqu'un se précipita. - Le commissaire Maigret, je pense ? Je vous reconnais grâce à une photo qui a paru dans les journaux... Inspecteur Boutigues...
Boutigues ! Rien que ce nom-là avait l'air d'une farce ! Boutigues portait déjà les valises de Maigret, l'entraînait vers le souterrain. Il avait un complet gris perle, un œillet rouge à la boutonnière, des souliers à tiges de drap. - C'est la première fois que vous venez à Antibes ?
[http://www.amazon.fr/Maigret-Liberty-Bar-Georges-Simenon/dp/2253142522](http://www.amazon.fr/Maigret-Liberty-Bar-Georges-Simenon/dp/2253142522)

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— Vous emporterez le téléphone dans ma chambre, James.

Et, au maître d’hôtel qui se présentait :

— Un whisky !

Quelle part y avait-il de pose et quelle part de naturel dans cette attitude ?

« Affaire d’éducation ! songeait Maigret. Il a dû être élevé à Oxford ou à Cambridge… » Et c’était une vieille rancune d’élève de Stanislas ! Une rancune mêlée d’admiration !

— Vous emporterez votre machine, mademoiselle.

Eh bien ! non ! Brown voyait la dactylo embarrassée de son bloc-notes et de ses crayons. Et il prenait lui-même la lourde machine à écrire, la transportait dans la chambre voisine, fermait la porte à clé.

Puis il attendait que le maître d’hôtel eût apporté le whisky, désignait Maigret à qui l’on servait de l’alcool.

Quand ils furent en tête à tête seulement, il tira son portefeuille de sa poche, y prit une feuille de papier timbré sur laquelle il jeta un coup d’œil avant de la tendre au commissaire.

— Lisez… Vous comprenez l’anglais ?…

— Assez mal.

— C’est le papier que j’ai acheté vingt mille francs, cet après-midi, à l’Hôtel Beauséjour.

Il s’assit. Ce geste était comme une détente.

— Je dois d’abord vous expliquer quelques petites choses… Vous connaissez l’Australie ?… C’est dommage… Mon père, avant son mariage, possédait une très grande propriété… Grande comme un département français. Après son mariage, il était le plus gros éleveur de moutons australiens, parce que ma mère avait apporté en dot une propriété presque aussi importante…

Harry Brown parlait lentement, s’ingéniait à ne pas prononcer de paroles inutiles, à être clair.

— Vous êtes protestant ? questionna Maigret.

— Toute la famille. Et celle de ma mère aussi !

Il allait reprendre. Maigret l’interrompit.

— Votre père n’a pas fait ses études en Europe, n’est-ce pas ?

— Non ! Ce n’était pas encore la mode… Il est venu seulement après son mariage… Cinq ans après, quand il avait déjà trois enfants…

Tant pis si Maigret se trompait ! Dans son esprit, il mettait tout cela en images. Il traçait à grands traits une maison immense, mais sévère, au milieu des terres. Et des gens graves ressemblant à des pasteurs presbytériens.

William Brown qui prenait la succession de son père, se mariait, faisait des enfants et ne s’occupait que de ses affaires…

— Un jour il a dû venir en Europe, à cause d’un procès…

— Tout seul ?

— Il est venu tout seul !

C’était tellement simple ! Paris ! Londres ! Berlin ! La Côte d’Azur ! Et Brown qui s’apercevait qu’avec sa fortune colossale il était, dans un monde brillant, plein de séductions, quelque chose comme un roi !

— Et il n’est pas retourné là-bas ! soupira Maigret.

— Non ! Il a voulu…

Le procès traînait. Les gens avec qui l’éleveur de moutons était en rapport le conduisaient dans les endroits où l’on s’amuse. Il entrait en relation avec des femmes.

— Pendant deux ans, il remettait sans cesse son retour…

— Qui le remplaçait là-bas à la tête de ses affaires ?

— Ma mère… Et le frère de ma mère… On a reçu des lettres de gens du pays disant que…

Cela suffisait ! Maigret était plus que renseigné ! Brown qui n’avait jamais connu que ses terres, ses moutons, ses voisins et des pasteurs faisait une bombe effrénée, s’offrait tous les plaisirs insoupçonnés jusque-là…

Il remettait son retour à plus tard… Il faisait traîner le procès… Le procès fini, il trouvait de nouvelles excuses pour rester…

Il avait acheté un yacht… Il faisait partie des quelques douzaines de personnages qui peuvent tout s’acheter, tout se permettre…

— Votre mère et votre oncle sont parvenus à le placer sous conseil judiciaire ?

Aux Antipodes, on se défendait ! On obtenait des jugements ! Et un beau matin, à Nice ou à Monte-Carlo, William Brown se réveillait avec, pour toute fortune, une pension alimentaire !

— Longtemps, il a continué à faire des dettes, et nous avons payé… dit Harry.

— Puis vous n’avez plus payé ?

— Pardon ! J’ai continué à verser une pension de cinq mille francs par mois…

Maigret sentait que ce n’était pas encore net. Il ressentait un vague malaise, qu’il traduisit par une question brusque :

— Qu’est-ce que vous êtes venu proposer à votre père, quelques jours avant sa mort ?

C’était en vain qu’il épiait son interlocuteur. Brown ne se troublait pas, répondait avec son habituelle simplicité :

— Malgré tout, il avait encore des droits, n’est-ce pas ?… Depuis quinze ans, il faisait opposition au jugement… C’est un grand procès là-bas… Cinq avocats travaillent seulement pour cela… Et, en attendant, on vit sous un régime provisoire qui empêche de réaliser de grosses opérations…

— Un instant… D’un côté, votre père, tout seul, vivant en France et représenté en Australie par des gens de loi qui défendent ses intérêts.

— Des gens de loi qui ont une mauvaise réputation…

— Évidemment !… Dans l’autre camp, votre mère, votre oncle, vos deux frères et vous…

— Yes !… Je veux dire oui !…

— Et qu’est-ce que vous offriez à votre père pour disparaître complètement de la circulation ?

— Un million !

— Autrement dit, il y gagnait, puisque vous lui versiez une pension inférieure à l’intérêt de cette somme, bien placée… Pourquoi refusait-il ?…

— Pour nous faire enrager !

Harry dit cela très gentiment. Il ne savait sans doute pas que ce mot était quelque peu incongru dans sa bouche.

— C’était une idée fixe… Il ne voulait pas nous laisser en paix…

— Donc, il a refusé…

— Oui ! Et il m’a annoncé qu’il s’arrangerait pour que, même après sa mort, les ennuis continuent…

— Quels ennuis ?

— Le procès ! Là-bas, cela nous fait beaucoup de tort…

Est-ce qu’il y avait encore besoin d’explications ? Il suffisait d’évoquer le Liberty-Bar, Jaja, Sylvie à demi nue, William qui apportait des provisions… Ou la villa et les deux Martini, la jeune et la vieille, et la bagnole dans laquelle on les conduisait au marché…

Puis de regarder Harry Brown, qui représentait l’élément ennemi, l’ordre, la vertu, le droit, avec ses cheveux bien lissés, son complet correct, son sang-froid, sa politesse un peu distante, ses secrétaires…

— Pour nous faire enrager !…

La figure de William Brown devenait plus vivante ! Longtemps pareil à son fils, à tous ceux de là-bas, il avait rompu avec l’ordre, la vertu, la bonne éducation…

Il était devenu l’ennemi, qu’on avait rayé purement et simplement des cadres de la famille…

Il s’obstinait, parbleu ! Il savait bien qu’il n’aurait pas gain de cause ! Il savait bien que désormais il était le maudit !…

Mais il les ferait enrager !…

N’était-il pas capable de n’importe quoi pour cela ?… Les faire enrager, sa femme, son beau-frère, ses enfants qui le reniaient, qui continuaient à travailler pour gagner de l’argent, toujours plus d’argent…

— Lui mort, n’est-ce pas, expliquait posément Harry, le procès s’éteignait et tous les ennuis, toutes ces histoires scandaleuses qui font la joie des mauvaises gens de chez nous…

— Évidemment !

— Alors, il a rédigé un testament… Il ne peut pas déshériter sa femme et ses enfants… Mais il peut disposer d’une partie de sa fortune… Savez-vous au profit de qui il l’a fait ?… De quatre femmes…

Maigret faillit éclater de rire. En tout cas, il ne put s’empêcher de sourire en imaginant les deux Martini, la mère et la fille, puis Jaja et Sylvie arrivant en Australie pour défendre leurs droits…

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