Simenon, Georges - Liberty Bar

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Cela commença par une sensation de vacances. Quand Maigret descendit du train, la moitié de la gare d'Antibes était baignée d'un soleil si lumineux qu'on n'y voyait les gens s'agiter que comme des ombres. Des ombres portant chapeau de paille, pantalon blanc, raquette de tennis. L'air bourdonnait. Il y avait des palmiers, des cactus en bordure du quai, un pan de mer bleue au-delà de la lampisterie. Et tout de suite quelqu'un se précipita. - Le commissaire Maigret, je pense ? Je vous reconnais grâce à une photo qui a paru dans les journaux... Inspecteur Boutigues...
Boutigues ! Rien que ce nom-là avait l'air d'une farce ! Boutigues portait déjà les valises de Maigret, l'entraînait vers le souterrain. Il avait un complet gris perle, un œillet rouge à la boutonnière, des souliers à tiges de drap. - C'est la première fois que vous venez à Antibes ?
[http://www.amazon.fr/Maigret-Liberty-Bar-Georges-Simenon/dp/2253142522](http://www.amazon.fr/Maigret-Liberty-Bar-Georges-Simenon/dp/2253142522)

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— C’est vrai ! dit-il en se levant. Garçon ! Combien ?…

— Laissez ça.

— Jamais de la vie.

Il jeta des coupures sur la table.

Oui, c’est une heure dont il se souviendra, parce que, franchement, il a été tenté de ne pas s’en faire, de laisser aller les choses, comme les autres, en prenant le temps comme il vient.

Et le temps est radieux !

— Vous partez ?… Vous avez une idée de derrière la tête ?

Non ! Sa tête est trop pleine de soleil, de langueurs. Il n’a pas le moindre petit bout d’idée. Et, comme il ne veut pas mentir, il murmure :

— William Brown a été assassiné !

À part lui, il pense : « Qu’est-ce que ça peut leur f… ! »

Parbleu ! À tous ces gens qui se chauffent au soleil comme des lézards et qui assisteront ce soir au Gala de la pluie d’or.

— Je vais travailler ! dit-il.

Il serre la main de Boutigues. Il s’éloigne. Il s’arrête pour laisser passer une auto de trois cent mille francs dans laquelle il n’y a, au volant, qu’une jeune fille de dix-huit ans qui fronce les sourcils en regardant devant elle.

— Brown a été assassiné… continue-t-il à se répéter.

Il commence à ne plus sous-estimer le Midi. Il tourne le dos au Café Glacier. Et, pour ne pas retomber dans la tentation, il se dicte comme à un sous-ordre :

— Découvrir l’emploi du temps de Brown, mercredi, de deux heures à cinq heures de l’après-midi…

Donc, il faut aller à Cannes ! Et prendre l’autocar !

Il l’attend, les mains dans les poches, la pipe aux dents, l’air grognon, sous un réverbère.

VI

Le compagnon honteux

Des heures durant, à Cannes, Maigret se livra à un morne travail que l’on confie d’habitude à des inspecteurs. Mais il avait besoin de s’agiter, de se donner l’illusion de l’action.

À la police des mœurs, on connaissait Sylvie, qui figurait sur les registres.

— Je n’ai jamais eu d’ennuis avec elle ! dit le brigadier qui s’occupait de son quartier. Elle est tranquille. Elle passe à peu près régulièrement la visite…

— Et le Liberty-Bar ?

— On vous en a parlé ? Une drôle de boîte, qui nous a intrigués longtemps et qui continue à intriguer bien des gens ! Au point que presque tous les mois nous recevons une lettre anonyme à son sujet. D’abord, on a soupçonné la grosse Jaja de vendre des stupéfiants. Elle a été mise sous surveillance. Je peux vous affirmer que ce n’est pas vrai… D’autres ont insinué que l’arrière-boutique servait de lieu de réunion à des gens de mœurs spéciales…

— Je sais que c’est faux ! fit Maigret.

— Oui… C’est plus rigolo que tout ça… La mère Jaja attire de vieux types qui n’ont plus envie de rien, que de se soûler en sa compagnie. D’ailleurs, elle a une petite rente, car son mari est mort accidentellement…

— Je sais !

Dans un autre bureau, Maigret se renseigna sur Joseph.

— On le tient à l’œil, parce que c’est un habitué des courses, mais on n’a jamais rien relevé contre lui.

Résultats nuls sur toute la ligne. Les mains dans les poches, Maigret se mit alors à parcourir la ville, avec un air obstiné qui proclamait sa mauvaise humeur.

Il commença par visiter les palaces, où il se fit remettre le livre des voyageurs. Entre-temps, il déjeuna dans un restaurant proche de la gare, et à trois heures de l’après-midi il savait que Harry Brown n’avait dormi à Cannes ni pendant la nuit du mardi au mercredi, ni pendant celle du mercredi au jeudi.

C’était dérisoire. S’agiter pour s’agiter !

— Le fils Brown peut être venu de Marseille en auto et être reparti le jour même…

Maigret retourna à la police des mœurs, où il prit la photographie de Sylvie que possédait le service. Il avait déjà en poche celle de William Brown, qu’il avait emportée de la villa.

Et il se plongea dans une nouvelle atmosphère : les petits hôtels, surtout ceux qui entourent le port, où l’on peut louer des chambres non seulement à la nuit mais à l’heure.

Les tenanciers devinaient dès l’abord qu’il était de la police. Ce sont des gens qui craignent celle-ci par-dessus tout.

— Attendez, que je demande à la femme de chambre…

Et c’étaient des dégringolades dans des escaliers sombres, toute une Cour des Miracles que le commissaire découvrait.

— Ce gros-là ?… Non ! je ne me souviens pas de l’avoir vu ici…

C’était la photographie de William Brown que Maigret montrait la première. Puis il exhibait celle de Sylvie.

On la connaissait presque partout.

— Elle est déjà venue… Mais il y a quelque temps…

— La nuit ?

— Oh ! non ! quand elle vient avec quelqu’un, c’est toujours « pour un moment »…

Hôtel Bellevue… Hôtel du Port… Hôtel Bristol… Hôtel d’Auvergne…

Et il y en avait encore, la plupart dans des petites rues, la plupart aussi discrets, ne se signalant au passage que par une plaque de marmorite flanquant un corridor béant : Eau courante. Prix modérés…

Parfois Maigret montait d’un échelon, trouvait un tapis sur les marches d’escalier… D’autres fois, il rencontrait dans le couloir un couple furtif qui détournait la tête…

Et en sortant il revoyait le port, où quelques voiliers de course de six mètres, série internationale, étaient tirés à terre.

Des matelots les peignaient avec soin, tandis que stationnaient çà et là des groupes de curieux.

— Pas d’histoires ! lui avait-on dit à Paris.

Eh bien ! si cela continuait, on serait servi ! Il n’y aurait pas d’histoire du tout, pour la bonne raison que Maigret ne trouverait rien !

Il fumait pipe sur pipe, en bourrant une alors que l’autre n’était pas encore éteinte, car il en avait toujours deux ou trois dans les poches.

Et il prenait le pays en grippe, enrageait parce qu’une femme s’obstinait à lui vendre des coquillages et parce qu’un gamin, qui courait, pieds nus, se jetait dans ses jambes puis le regardait en éclatant de rire.

— Vous connaissez cet homme ?

Il montrait pour la vingtième fois la photographie de William Brown.

— Il n’est jamais venu ici.

— Et cette femme ?

— Sylvie ?… Elle est là-haut…

— Seule ?

L’hôtelier haussa les épaules, cria dans les escaliers :

— Albert !… Descends un instant…

C’était un valet de chambre crasseux, qui regarda le commissaire de travers.

— Sylvie est toujours là-haut ?

— Au 7…

— Ils ont commandé à boire ?

— Rien du tout !

— Alors, ils n’en ont pas pour longtemps ! dit le patron à Maigret. Si vous voulez lui parler, vous n’avez qu’à attendre…

Cela s’appelait l’Hôtel Beauséjour et c’était dans une rue parallèle au port, juste en face d’une boulangerie.

Est-ce que Maigret avait envie de revoir Sylvie ? Est-ce qu’il avait une ou des questions à lui poser ?

Il n’en savait rien lui-même. Il était fatigué. Toute son attitude, par protestation, avait quelque chose de menaçant, comme s’il eût été sur le point d’en finir.

Il n’allait pas attendre devant l’hôtel, car la boulangère d’en face le regardait avec ironie, à travers sa vitrine.

Est-ce que Sylvie avait tant d’amateurs que parfois l’un d’eux dût attendre son tour en bas ? C’était cela ! Et Maigret était furieux qu’on le prît pour un client de la fille.

Il gagna le coin de la rue, avec l’idée de faire, pour passer le temps, le tour du pâté de maisons. Comme il arrivait sur le quai, il se retourna sur un taxi qui stationnait au bord du trottoir et dont le chauffeur faisait les cent pas.

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