Эжен Сю - Mathilde
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– Jamais… jamais je ne remettrai les pieds chez mademoiselle de Maran!.. Je vous en supplie, n'insistez pas… cela me serait impossible.
– Calmez-vous, Mathilde, calmez-vous… croyez bien que je ne vous demande rien que du juste, que de nécessaire… Je n'exige pas que vous voyiez souvent votre tante, mais je désire que vous la voyiez quelquefois.
– Non, je vous dis que la vue de cette femme me tuera… Elle me fait horreur.
– Ce sont là des exagérations, ma chère Mathilde. Réfléchissez à une chose: le monde ne pourra s'expliquer votre brusque rupture avec une parente qui vous a élevée… et qui a presque fait mon mariage. Vous comprenez cela, Mathilde… On fera des commentaires… des suppositions à perte de vue… On interrogera votre tante… Celle-ci, choquée de ce manque de procédés de votre part, sera capable de l'expliquer à sa façon… Vous, moi… et… M. de Mortagne, – ajouta Gontran en prononçant ce nom avec effort, – nous avons seuls entendu les folles et méchantes paroles de mademoiselle de Maran; craignez de la pousser à bout, elle pourrait répéter à d'autres ce qui demeurera un secret pour nous… et, malgré son inaltérable pureté, la mémoire de votre mère…
– Et c'est vous… vous, Gontran, qui me proposez cela!.. Eh! que m'importe le monde?.. et que m'importent les abominables noirceurs de mademoiselle de Maran?.. Croyez-vous donc que si l'on m'interroge je laisserai ignorer la raison qui m'a fait à jamais rompre avec elle? Non, non… Il n'y a pas de plus sanglante vengeance à tirer des calomniateurs que de proclamer leurs calomnies, et de les écraser ainsi sous leur propre honte! Ah! ne craignez rien, Gontran, la noble mémoire de ma mère peut braver les basses attaques de mademoiselle de Maran. Tous les honnêtes gens m'approuveront quand je dirai pourquoi je ne veux pas remettre les pieds chez cette horrible femme.
– Mathilde, vous parlez en fille tendre et dévouée, c'est tout simple, mais vous ne connaissez pas le monde… Croyez-moi, maintenant la mémoire de votre mère m'est aussi sacrée qu'à vous; c'est pour la conserver pure de toute souillure que, malgré votre répugnance, j'insiste absolument pour que vous fassiez quelques rares visites à mademoiselle de Maran. Encore une fois, cela est nécessaire, indispensable… vous m'entendez.
En prononçant ces derniers mots, la voix de M. de Lancry, jusque-là douce et affectueuse, prit une expression plus ferme; il contracta légèrement ses sourcils.
Je craignis de l'avoir blessé par ma résistance, j'en fus désespérée; mais ce qu'il me demandait, avec raison peut-être, me semblait au-dessus de mes forces.
– Pardon, pardon, mon ami, – lui dis-je; – ayez pitié de ma faiblesse… Je ne le peux pas… Encore une fois, pour rien au monde… je ne reverrai cette femme… Au nom de notre amour, Gontran… n'exigez pas cela de moi… Je ne le pourrais pas.
– Je vous assure, Mathilde, que vous le pourrez… C'est un sacrifice, un grand sacrifice… soit… je vous le demande.
– Gontran, par pitié!
– Je vous dis que cela est nécessaire, et que vous le ferez.
– Mais, mon Dieu! mon Dieu! vous ne savez donc pas ce que c'est que…?
M. de Lancry m'interrompit avec une violence jusque-là contenue, et s'écria en frappant du pied:
– Je sais bien ce que c'est, moi! que d'avoir enduré les honteux reproches, les insolentes bravades de M. de Mortagne!.. Je sais ce que c'est que d'avoir été presque insulté à la face de votre famille et de la mienne; je sais ce que c'est que d'avoir refoulé ma haine et mon désir de vengeance; je sais enfin ce que c'est que d'avoir, par égard pour vous, consenti à ne pas forcer cet homme à me donner satisfaction, quoiqu'il se retranche derrière la protection qu'il vous porte! Eh bien! c'est parce que je sais combien tout cela m'a coûté… qu'en retour je vous demande de faire ce que je crois de votre rigoureux devoir… Une fois pour toutes, madame, autant vous me trouverez aveuglément dévoué à tous ceux de vos désirs qui ne vous seront pas fâcheux, autant vous me trouverez intraitable lorsqu'il s'agira de céder à un caprice.
– Un caprice!.. Gontran… mon Dieu!.. un caprice!!!
– L'exagération d'un sentiment très-louable vous empêche de juger nettement cette question.
– Mais mon cœur se révolte… malgré moi; que puis-je faire?
– Eh bien! puisque les raisons, puisque les prières ne peuvent rien sur vous, s'écria M. de Lancry en courroux, je vous déclare que si vous ne consentez pas à m'accompagner chez mademoiselle de Maran, je découvrirai la demeure de M. de Mortagne; je connais sa bravoure, je sais que malgré sa résolution de ne pas se battre, il est des outrages qu'il ne souffrira pas… et si vous m'y forcez par votre refus, je…
– Ah! c'est affreux… Gontran… j'irai chez mademoiselle de Maran, – dis-je en pleurant et en prenant la main de mon mari entre les miennes presque avec effroi, et comme pour l'arracher à un grand danger.
On frappa à la porte du salon où nous étions, je rentrai en essuyant mes larmes dans ma chambre à coucher.
J'entendis un valet de chambre annoncer à mon mari que M. le comte de Lugarto l'attendait chez lui.
Gontran vint me trouver, changea de ton, me parla avec tendresse, et me dit de le faire avertir lorsqu'il pourrait m'amener M. Lugarto, qu'il voulait me présenter.
– Mais je suis en larmes, – lui dis-je; – de grâce, remettez cette visite.
– Vite, vite, séchez ces beaux yeux, – me dit Gontran avec une apparente gaieté, – ou je vous amène tout de suite mon tigre dompté. Pendant que vous allez vous remettre, je vais lui faire admirer notre maison, et j'enverrai tout à l'heure vous demander si vous pouvez nous recevoir.
CHAPITRE IV.
MONSIEUR LUGARTO
J'essuyai mes larmes et j'attendis cette présentation importune.
Je n'eus pas un seul moment d'amertume contre Gontran. Je crus qu'il voyait de son point de vue et moi du mien; je devais avoir tort, il le disait, je devais me soumettre à son jugement.
La seule pensée d'une rencontre entre M. de Mortagne et M. de Lancry me glaçait d'effroi. Enfin, alors comme depuis, en songeant au cruel sacrifice que j'allais faire aux volontés de Gontran, en songeant à tout ce que j'allais souffrir en présence de mademoiselle de Maran, je me consolais par cette pensée, que ma résignation plairait à mon mari.
Dès lors je compris cette grande, cette terrible vérité, si vraie qu'elle ressemble à un paradoxe:
«Lorsqu'une femme aime passionnément… les ordres les plus injustes… les traitements les plus barbares, loin de diminuer son amour… l'exaltent davantage encore; elle baise pieusement la main qui la frappe, ainsi que les martyrs, dans leur ravissement douloureux, remercient le Seigneur des tortures qu'il leur impose…»
On vint me demander de la part de M. de Lancry si je pouvais le recevoir avec M. Lugarto. Je lui fis répondre de passer chez moi.
Quelques instants après, Gontran et son ami entrèrent.
Le portrait que mon mari m'avait fait de ce dernier me parut frappant.
M. Lugarto était d'une taille grêle, et mis avec plus de recherche que de goût. On retrouvait dans ses traits, quoique agréables, le type primitif de sa race: un teint pâle et jaune, un nez écrasé, des yeux d'un bleu vitreux et des cheveux bruns.
Sa physionomie maladive avait une expression de suffisance, d'astuce et de méchanceté, qui me repoussa tout d'abord.
Ma chère amie, permettez-moi de vous présenter M. Lugarto, le meilleur de mes amis.
Je m'inclinai sans pouvoir trouver une parole.
– Lancry m'avait bien dit que vous étiez charmante, mais je vois que ses éloges sont encore au-dessous de la réalité, – me dit M. Lugarto avec une sorte d'aisance protectrice et familière.
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