David D. Reitsam - La Querelle d'Homère dans la presse des Lumières

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Comment traduire l'Iliade d'Homère ? Au début du XVIIIe siècle, cette question oppose Houdar de La Motte à Anne Dacier. Leur dispute divise la République des Lettres et la société mondaine. En étudiant les différentes dimensions de la Querelle d'Homère, telle qu'elle est présentée par le Nouveau Mercure galant, David D. Reitsam propose un kaléidoscope de la France sous l'Ancien Régime.

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En 1715, donc au moment-clé de la Querelle d’Homère, les Modernes dominent encore et les Anciens peinent à imposer leurs nouveaux arguments évoqués ci-dessus. Le parti d’Houdar de La Motte leur oppose des arguments fondés sur la raison et la méthode géométrique50. Le premier homme de lettres qui soutient La Motte est l’abbé Jean-François de Pons, Jean-François de [M. P.]Pons. Il ne figure pas dans la chronologie de la querelle que propose Julie Boch dans Les Dieux désenchantés et, dans la suite de son analyse, Pons, Jean-François de [M. P.]Pons n’apparaît que deux fois dans les de la chercheuse51. Il se peut que cette absence ait pour cause le principal centre d’intérêt de Boch, à savoir la fable, qui est un domaine sur lequel Pons, Jean-François de [M. P.]Pons ne se prononce guère52. En outre, ce dernier déclare son allégeance aux Modernes en 1714. En effet, avant la période la plus virulente de la Querelle d’Homère, il avait déjà rédigé une « Lettre à Monsieur *** sur l’ Iliade de Monsieur de La Motte » ce qui fut sa contribution la plus connue aux débats. Il y associe le bon goût à la raison53 et défend la langue française54. Ensuite, Pons, Jean-François de [M. P.]Pons semble se taire et ne plus se prononcer sur la dispute. Or, parfois, les apparences sont trompeuses puisqu’il commence à contribuer – plus ou moins anonymement, mais assidûment – au Nouveau Mercure galant d’Hardouin Le Fèvre de Fontenay. Il s’avère pourtant que cette collaboration est souvent ignorée par la communauté scientifique. Anne-Marie Lecoq, par exemple, relie Pons, Jean-François de [M. P.]Pons uniquement au Nouveau Mercure qui paraît de 1717 à 1721 et la Biographie universelle ancienne et moderne ne parle pas du tout des activités proto-journalistiques de Pons, Jean-François de [M. P.]Pons55.

Après Pons, Jean-François de [M. P.]Pons, La Motte est le deuxième Moderne qui prend la parole à l’occasion de la Querelle d’Homère et ses Réflexions sur la critique , dont trois tomes paraissent en 1715, constituent une réaction aux Causes de la corruption du goût d’Anne Dacier. Bien que La Motte affiche un ton conciliant, il n’y a aucun doute sur le fait que les différentes parties de cet ouvrage soient des pamphlets violents contre son adversaire. La Motte choisit en effet, dans ses Réflexions sur la critique , une approche similaire à celle de son Discours sur Homère dans lequel il se montrait relativement diplomate avant de lancer des attaques brutales contre le poète grec. Alors qu’il semblait louer Anne Dacier, une lecture au deuxième degré révèle une ironie mordante56. En outre, il faut noter que La Motte renonce à la publication de la quatrième partie des Réflexions après la réconciliation du 5 avril 171657, ce qui souligne encore davantage le caractère polémique de ces textes. En ce qui concerne ses arguments, La Motte n’emprunte guère de nouveaux chemins, mais il reprend les pistes qu’il a déjà esquissées dans le Discours sur Homère . Dans la première partie qui paraît probablement au début de l’année 1715, le membre de l’Académie française s’exprime sur l’autorité des auteurs gréco-latins. Ensuite, dans la deuxième partie, qui est approuvée par la libraire le 22 mars 1715, il défend son Discours sur Homère contre les critiques d’Anne Dacier et enfin, dans la troisième partie qui date de la fin de l’année 1715, La Motte explique la genèse de son imitation-traduction de l’ Iliade 58. Selon Françoise Gevrey et Béatrice Guion, les arguments les plus importants sont, d’un côté, la confiance incontestable que La Motte a dans le progrès de l’art et, de l’autre, la politesse de son temps qui se distingue d’une façon positive – au moins à ses yeux – de la simplicité choquante de l’âge homérique59.

En juillet 1715, le groupe des Modernes s’agrandit avec l’abbé Jean Terrasson, JeanTerrasson qui publie sa Dissertation critique sur l’Iliade d’Homère en deux volumes. Comme Étienne Fourmont, ÉtienneFourmont et Jean Boivin, Jean [M. B.]Boivin, Terrasson, JeanTerrasson enseigne au Collège royal et il est un spécialiste de la philosophie grecque et latine60. En tant que tel, il parle le grec, ce qui le distingue de La Motte et d’autres Modernes. Malgré cette érudition, Noémi Hepp le décrit comme un véritable « géométrique61 » et un « disciple de Fontenelle, Bernard Le Bovier deFontenelle62 » qui définit l’objectif de son ouvrage de la manière suivante : « Ma vûë principale est de faire passer jusqu’aux belles-lettres cet esprit de Philosophie, qui depuis un siécle a fait faire tant de progrés aux Sciences naturelles63. » Dans ses attaques contre l’ Iliade homérique, nous retrouvons des sujets déjà mis en avant, comme l’immoralité des dieux et des héros ou bien la question du véritable sujet de l’épopée.

Cette étude des forces en présence nous montre que le grand clivage qui sépare les Anciens des Modernes reste la question de la régularité, ou plutôt de l’irrégularité, qui remonte au moins au début du XVII esiècle. Dans la Querelle des Anciens et des Modernes, et particulièrement dans la Querelle d’Homère, la régularité est liée à la raison et la méthode géométrique dont tous les Modernes que nous venons de présenter, c’est-à-dire Houdar de La Motte, l’abbé Jean-François de Pons, Jean-François de [M. P.]Pons et l’abbé Jean Terrasson, JeanTerrasson, sont les défenseurs. D’après les recherches de Noémi Hepp, « cette quasi-identification du goût à la raison64 » a des conséquences : premièrement, l’art, et donc aussi les belles-lettres, sont ainsi sujets au progrès qui caractérise les sciences. Cela signifie que la raison domine la créativité et qu’elle doit freiner une imagination trop fertile. Deuxièmement, « l’exigence morale » se voit introduite dans le domaine des arts et, troisièmement, il résulte de ces principes que la beauté est définie par le respect des règles rationnelles65. Certes, nous avons également vu l’opposition des Anciens à cette conception géométrique de la littérature, mais ils n’arrivent pas encore à se faire entendre – ce sera Jean-Baptiste Du Bos, Jean-BaptisteDu Bos qui formulera une véritable alternative aux idées esthétiques des Modernes : les idées traditionnelles d’Anne Dacier sont déjà dépassées et celles de Boivin, Jean [M. B.]Boivin et Fourmont, ÉtienneFourmont, tel le relativisme historique, pas encore mûres. Les premières arrivent « trop tard66 » et les dernières « trop tôt ».

Le Nouveau Mercure galant , la querelle et notre problématique

Outre les débats et les discussions au sein de la République des Lettres, il existe aussi un autre terrain où s’exprime la Querelle d’Homère : celui des périodiques. Le Journal des sҫavans , le Nouveau Mercure galant , les Nouvelles Littéraires et l’ Histoire critique de la République des Lettres – pour n’en nommer que quatre – participent d’une manière active à la Querelle d’Homère en publiant des comptes-rendus de livre ou de courts textes en prose ou en vers, enjoués ou polémiques. Au vu de son importance pour la presse française de l’Ancien Régime, de son caractère mondain et du fait qu’il profite d’un privilège royal, le Nouveau Mercure galant se distingue des autres titres évoqués ci-dessus et c’est la raison pour laquelle il se situe au cœur de nos recherches. Au moment de la Querelle d’Homère, le Nouveau Mercure galant se trouve sous la responsabilité d’Hardouin Le Fèvre de Fontenay qui se décrit lui-même comme « plus voyageur qu’écrivain1 ». Toutefois, nous ne le connaissons guère. Le Fèvre de Fontenay n’apparaît pas dans la Biographie universelle ancienne et moderne de Louis-Gabriel Michaud2 et une grande partie des informations sur lui que propose le Dictionnaire des journalistes proviennent du Nouveau Mercure galant . Nous y apprenons que Le Fèvre de Fontenay a voyagé principalement dans la région méditerranéenne et que son père fut vendeur de graines à Paris. Cette carrière n’intéresse pas Le Fèvre de Fontenay : en décembre 1713, il commence à travailler au Mercure galant de Charles Dufresny, CharlesDufresny et il en devient le responsable principal en mai 1714. Par la suite, il s’en occupe jusqu’en octobre 17163. Contrairement à ses illustres prédécesseurs, Dufresny, CharlesDufresny et Jean Donneau de Visé [Devizé], JeanDonneau de Visé, Le Fèvre de Fontenay n’est pas un privilégié, mais uniquement le responsable du périodique puisqu’il reçoit de Dufresny, CharlesDufresny une pension en échange de son travail4. À l’instar du privilège royal, un certain talent littéraire manque également à Le Fèvre de Fontenay qui ne réussit pas à faire évoluer la revue. Ainsi le responsable du Nouveau Mercure galant n’est-il pas un précurseur de la presse du XVIII esiècle. Il ne s’inspire ni de la mode des feuilles moralistes lancée en Angleterre par Joseph Addison, JosephAddison et Richard Steele, RichardSteele et qui sera reprise en France par MarivauxMarivaux5, ni de la tendance à organiser les différents textes d’une livraison en rubriques6, bien au contraire, puisque Le Fèvre de Fontenay revient à la forme fictive d’une « lettre à une dame en province » qui fut établie et perfectionnée par Donneau de Visé [Devizé], JeanDonneau de Visé. Pourtant, Le Fèvre de Fontenay ne parvient à aller que quatre fois jusqu’au bout de cette mise en scène et, dans les autres livraisons, il s’adresse alternativement à un seul correspondant fictif et à tous ses lecteurs7. Les lieux d’édition soulignent également le déclin de la revue au cours du premier XVIII esiècle. Si, pendant une vingtaine d’années, entre 1678 et 1695, les Mercure s sont publiés à Paris et à Lyon, le Nouveau Mercure galant ne vient que de Paris. Tout en notant que cette évolution commence sous la direction de ses prédécesseurs, nous devons néanmoins constater que Le Fèvre de Fontenay ne réussit pas non plus à inverser cette tendance8.

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