Pierre de Beaumarchais - Le Barbier de Séville

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Le comte Almaviva est éperdument amoureux de Rosine, future femme d'un vieux docteur, Bartholo. Le comte suit les futurs époux jusqu'à Séville où il retrouve son ancien valet Figaro. Celui-ci est désormais barbier dans la maison du docteur. Les deux compères vont tenter d'unir le comte à la belle Rosine malgrès toutes les précautions prises par Bartholo… Le docteur tente par tout les moyens d'empêcher d'autres hommes d'approcher sa future épouse. Mais toutes ces précautions seront bien inutiles puisque le comte s'unira tout de même à Rosine.

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LE COMTE. Pauvre petit! Mais que fais-tu à Séville? Je t'avais autrefois recommandé dans les bureaux pour un emploi.

FIGARO. Je l'ai obtenu, Monseigneur; et ma reconnaissance…

LE COMTE. Appelle-moi Lindor. Ne vois-tu pas, à mon déguisement, que je veux être inconnu?

FIGARO. Je me retire.

LE COMTE. Au contraire. J'attends ici quelque chose, et deux hommes qui jasent sont moins suspects qu'un seul qui se promène. Ayons l'air de jaser. Eh bien, cet emploi?

FIGARO. Le ministre, ayant égard à la recommandation de Votre Excellence, me fit nommer sur-le-champ garçon apothicaire.

LE COMTE. Dans les hôpitaux de l'armée?

FIGARO. Non; dans les haras d'Andalousie.

LE COMTE, riant. Beau début!

FIGARO. Le poste n'était pas mauvais, parce qu'ayant le district des pansements et des drogues, je vendais souvent aux hommes de bonnes médecines de cheval…

LE COMTE. Qui tuaient les sujets du roi!

FIGARO. Ah, ah, il n'y a point de remède universel -… mais qui n'ont pas laissé de guérir quelquefois des Galiciens, des Catalans, des Auvergnats.

LE COMTE. Pourquoi donc l'as-tu quitté?

FIGARO. Quitté? C'est bien lui-même; on m'a desservi auprès des puissances: L'envie aux doigts crochus, au teint pâle et livide…

LE COMTE. Oh grâce! grâce, ami! Est-ce que tu fais aussi des vers? Je t'ai vu là griffonnant sur ton genou, et chantant dès le matin.

FIGARO. Voilà précisément la cause de mon malheur, Excellence. Quand on a rapporté au ministre que je faisais, je puis dire assez joliment, des bouquets à Chloris, que j'envoyais des énigmes aux journaux, qu'il courait des madrigaux de ma façon; en un mot, quand il a su que j'étais imprimé tout vif, il a pris la chose au tragique et m'a fait ôter mon emploi, sous prétexte que l'amour des lettres est incompatible avec l'esprit des affaires.

LE COMTE. Puissamment raisonné! Et tu ne lui fis pas représenter…

FIGARO. Je me crus trop heureux d'en être oublié, persuadé qu'un grand nous fait assez de bien quand il ne nous fait pas de mal.

LE COMTE. Tu ne dis pas tout. Je me souviens qu'à mon service tu étais un assez mauvais sujet.

FIGARO. Eh! mon Dieu, Monseigneur, c'est qu'on veut que le pauvre soit sans défaut.

LE COMTE. Paresseux, dérangé…

FIGARO. Aux vertus qu'on exige dans un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?

LE COMTE, riant. Pas mal! Et tu t'es retiré en cette ville?

FIGARO. Non, pas tout de suite.

LE COMTE, l'arrêtant. Un moment… J'ai cru que c'était elle…

Dis toujours, je t'entends de reste.

FIGARO. De retour à Madrid, je voulus essayer de nouveau mes talents littéraires; et le théâtre me parut un champ d'honneur…

LE COMTE. Ah! miséricorde!

FIGARO. (Pendant sa réplique, le comte regarde avec attention du côté de la jalousie.) En vérité, je ne sais comment je n'eus pas le plus grand succès, car j'avais rempli le parterre des plus excellents travailleurs; des mains… comme des battoirs; j'avais interdit les gants, les cannes, tout ce qui ne produit que des applaudissements sourds; et d'honneur, avant la pièce, le café m'avait paru dans les meilleures dispositions pour moi. Mais les efforts de la cabale…

LE COMTE. Ah! la cabale! monsieur l'auteur tombé!

FIGARO. Tout comme un autre; pourquoi pas? ils m'ont sifflé; mais si jamais je puis les rassembler…

LE COMTE. L'ennui te vengera bien d'eux?

FIGARO. Ah! comme je leur en garde, morbleu!

LE COMTE. Tu jures! Sais-tu qu'on n'a que vingt-quatre heures, au Palais, pour maudire ses juges?

FIGARO. On a vingt-quatre ans au théâtre; la vie est trop courte pour user un pareil ressentiment.

LE COMTE. Ta joyeuse colère me réjouit. Mais tu ne me dis pas ce qui t'a fait quitter Madrid.

FIGARO. C'est mon bon ange, Excellence, puisque je suis assez heureux pour retrouver mon ancien maître. Voyant à Madrid que la république des lettres était celle des loups, toujours armés les uns contre les autres, et que, livrés au mépris où ce risible acharnement les conduit, tous les insectes, les moustiques, les cousins, les critiques, les maringouins, les envieux, les feuillistes, les libraires, les censeurs, et tout ce qui s'attache à la peau des malheureux gens de lettres, achevait de déchiqueter et sucer le peu de substance qui leur restait; fatigué d'écrire, ennuyé de moi, dégoûté des autres, abîmé de dettes et léger d'argent; à la fin convaincu que l'utile revenu du rasoir est préférable aux vains honneurs de la plume, j'ai quitté Madrid; et, mon bagage en sautoir, parcourant philosophiquement les deux Castilles, la Manche, l'Estramadure, la Sierra-Morena, l'Andalousie, accueilli dans une ville, emprisonné dans l'autre, et partout supérieur aux événements: loué par ceux-ci, blâmé par ceux-là; aidant au bon temps, supportant le mauvais; me moquant des sots, bravant les méchants; riant de ma misère, et faisant la barbe à tout le monde, vous me voyez enfin établi dans Séville, et prêt à servir de nouveau Votre Excellence en tout ce qu'il lui plaira de m'ordonner.

LE COMTE. Oui t'a donné une philosophie aussi gaie?

FIGARO. L'habitude du malheur. Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer. Que regardez-vous donc toujours de ce côté?

LE COMTE. Sauvons-nous.

FIGARO. Pourquoi?

LE COMTE. Viens donc, malheureux! tu me perds.

Ils se cachent.

Scène III

BARTHOLO, ROSINE

La jalousie du premier étage s'ouvre,

et Bartholo et Rosine se mettent à la fenêtre.

ROSINE. Comme le grand air fait plaisir à respirer!… Cette jalousie s'ouvre si rarement…

BARTHOLO. Quel papier tenez-Vous là?

ROSINE. Ce sont des couplets de La Précaution inutile, que mon maître à chanter m'a donnés hier.

BARTHOLO. Qu'est-ce que La Précaution inutile?

ROSINE. C'est une comédie nouvelle.

BARTHOLO. Quelque drame encore! quelque sottise d'un nouveau genre!

ROSINE. Je n'en sais rien.

BARTHOLO. Euh, euh, les journaux et l'autorité nous en feront raison. Siècle barbare!…

ROSINE. Vous injuriez toujours notre pauvre siècle.

BARTHOLO. Pardon de la liberté! Qu'a-t-il produit pour qu'on le loue? Sottises de toute espèce: la liberté de penser, l'attraction, l'électricité, le tolérantisme, l'inoculation, le quinquina, l'Encyclopédie, et les drames…

ROSINE. (Le papier lui échappe et tombe dans la rue.) Ah! ma chanson! ma chanson est tombée en vous écoutant; courez, courez donc, monsieur! ma chanson, elle sera perdue!

BARTHOLO. Que diable aussi, l'on tient ce qu'on tient.

Il quitte le balcon.

ROSINE regarde en dedans et fait signe dans la rue. St, st! (Le comte paraît.) Ramassez vite et sauvez-vous.

Le comte ne fait qu'un saut, ramasse le papier et rentre.

BARTHOLO sort de la maison et cherche. Où donc est-il? Je ne vois rien.

ROSINE. Sous le balcon, au pied du mur.

BARTHOLO. Vous me donnez là une jolie commission! il est donc passé quelqu'un?

ROSINE. Je n'ai Vu personne.

BARTHOLO, à lui-même. Et moi qui ai la bonté de chercher!…

Bartholo, vous n'êtes qu'un sot, mon ami: ceci doit vous apprendre à ne jamais ouvrir de jalousies sur la rue.

Il rentre.

ROSINE, toujours au balcon. Mon excuse est dans mon malheur: seule, enfermée, en butte à la persécution d'un homme odieux, est-ce un crime de tenter à sortir d'esclavage?

BARTHOLO, paraissant au balcon. Rentrez, signora; c'est ma faute si vous avez perdu votre chanson; mais ce malheur ne vous arrivera plus, je vous jure. Il ferme la jalousie à la clef!

Scène IV

LE COMTE, FIGARO

Ils entrent avec précaution.

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