Auguste Gérando - Essai historique sur l'origine des Hongrois
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C'est donc dans cette contrée dont nous avons fixé les limites qu'avait eu lieu la séparation entre les bandes. La plus grande partie des émigrants était descendue vers le sud-ouest, tandis que quelques milliers de guerriers avaient fait halte près de la mer Caspienne. C'est pourquoi les moines traversaient la mer Noire et cherchaient le Volga.
Ainsi, en disant que le peuple magyar partit du pays d'Ugra, passa devant Moscou et alla guerroyer avec les Valaques et les Slaves, les écrivains allemands se trouvent en opposition frappante avec les traditions hongroises, qui, au treizième siècle, étaient encore assez fortes pour que des hommes isolés allassent, à travers mille dangers, chercher leurs compatriotes à l'orient.
Plan Carpin dit que «la Cumanie a immédiatement au Nord, après la Russie, les Mardouins, les Bilères, c'est-à-dire la Grande-Bulgarie, les Bastargues ou la Grande-Hongrie…» Les noms des peuples qui environnent la Grande-Hongrie prouvent qu'il n'est pas ici question des sources du Volga, et on est confirmé dans cette pensée par une phrase de Plan Carpin qui vient ensuite: «À l'ouest sont la Hongrie et la Russie.» Bien certainement, si Plan Carpin a rencontré des Magyars près du Volga, c'est à l'embouchure de ce fleuve. En outre, dans l'atlas manuscrit de Pierre Vesconte d'Ianna, dressé en 1318, et qui se trouve dans la bibliothèque impériale de Vienne, ainsi que dans d'autres cartes du même siècle, on voit le nom de Comania ou Chumania au nord de la mer d'Azow 10 10 Besse, Voyage en Crimée, au Caucase , etc.
. Si la Cumanie était située au nord de la mer d'Azow et la Grande-Hongrie au nord de la Cumanie, immédiatement après la Russie, c'est-à-dire vers l'est, il est clair que la Grande-Hongrie n'était pas éloignée de l'embouchure du Volga, tandis qu'elle était séparée par une grande distance des sources de ce fleuve.
Ce ne sont pas là les seuls faits sur lesquels nous nous appuyons. Nous trouvons dans les historiens bysantins, qu'il faut toujours consulter quand on parle des Hongrois, que les Magyars étaient campés près du Volga et de la mer Caspienne à l'époque où on prétend qu'ils étaient encore réunis aux Finnois. On lit en effet dans Siméon, Léon le Grammairien, Zonare et Ménandre, que «l'ambassadeur de Justin, Zemarchus, envoyé chez Dsabul, chef des Turcs, rencontra les Hongrois qui habitaient entre le Jaïk et le Volga.» Il s'agit positivement ici des Hongrois, car les historiens grecs ont soin de les distinguer des Turcs. Cette ambassade est de 569. Or on prétend que les Magyars se séparèrent des Finnois en 625.
Les écrivains allemands sont donc démentis par les historiens bysantins, lesquels montrent les Magyars dès 569 près de la mer Caspienne. Ils sont de plus combattus par les traditions hongroises, qui placent précisément dans cette contrée la Grande-Hongrie, quand ils croient la trouver aux sources du Volga. Est-il un argument ou un fait qui démente des preuves puisées à deux sources si différentes? Aucun. Et quand on fait venir les Magyars de la Laponie, de la Carélie ou de la Finlande, s'appuie-t-on sur quelque autorité? Nullement. Ce prétendu voyage des Hongrois à travers la Russie ne se retrouve dans aucun des historiens du Nord. Ni Starcater, l'auteur le plus ancien, car il écrivait au neuvième siècle; ni Evinn Salda Piller, qui vivait au dixième; ni Adam de Brême, du onzième; ni Saxo Grammaticus, du douzième; ni Snorro Sturleson, du treizième; ni Petrus Teutoburgicus, du quatorzième siècle, n'en font mention.
Notons en passant que les savants allemands sont loin de présenter une concordance d'opinion qui approche de cet accord signalé entre les historiens grecs et les traditions hongroises. Engel, par exemple, écrit: Pars Hungarorum e Lebedia per Patzinacitas pulsorum directe versus Persidem, tanquam in vetus aliquod et consuctum domicilium properarunt 11 11 Viennæ , 1791.
.
Il ajoute que les Magyars restèrent en Lebedie deux cent trois ans. Mais l'année de leur apparition en Hongrie est 884: de là ôtez 203, reste 681. Ce dernier chiffre, comparé à 625, l'année de la prétendue séparation, donne une différence de cinquante-six ans. Les Hongrois, qui n'ont pu habiter la Perse qu'après avoir quitté les Finnois, ne seraient donc restés que cinquante-six ans dans cette contrée. Est-ce à un pays habité cinquante-six ans qu'on donne le nom de vetus et consuctum domicilium ? Sur l'observation que cela est absurde, on s'empresse de reculer la date de la séparation convenue jusque là: chacun la rejette le plus loin possible, et, de sentiment en sentiment, de siècle en siècle, nous arrivons jusqu'à Gebhardi, qui la place avant l'ère chrétienne. Accordez, s'il y a moyen, toutes ces opinions divergentes.
On a remarqué que jusqu'ici il n'a pas été parlé des historiens hongrois. C'est parce qu'on les accuse de dire tout autre chose que la vérité. Nous avons consulté les historiens grecs, dont on n'a pas encore mis la véracité en doute, et les relations des voyageurs que les écrivains allemands s'empressent eux-mêmes de citer. Mais puisque nous sommes en droit de faire retomber sur Schlœzer le reproche d'inexactitude qu'il adressait à tous les historiens nationaux, nous rappellerons que ces écrivains ne parlent pas une seule fois des sources du Volga, tandis qu'ils font camper les Hongrois à l'embouchure de ce fleuve dans le même temps que les historiens bysantins. En effet, qu'on jette les yeux sur une carte d'Europe, on verra que les rivages de la mer Caspienne étaient un lieu de halte naturel entre l'Asie, d'où venaient les Magyars, et la Pannonie, où ils sont arrivés.
En résumé donc, les écrivains qui, complétant les renseignements fournis par Nestor, font partir les Magyars d'une Hongrie placée aux sources du Volga et leur tracent une route à travers la Russie, avancent des faits qui ne sont confirmés par aucun historien du Nord, et qui sont démentis de la manière la plus formelle par les récits des voyageurs, par les traditions hongroises du treizième siècle, et par les historiens hongrois appuyés des historiens bysantins.
On peut faire une observation qui seule prouverait que les Hongrois n'appartiennent pas à la race finnoise.
Il existe en Transylvanie deux cent mille hommes appelés Székely , Sckler ou Siculi , mais qui sont Hongrois, comme les Cumans et les Jaziges de la Hongrie. Ils se donnent eux-mêmes pour Hongrois, et ils ont la même langue, le même caractère et la même physionomie que les Magyars. Ils sont fixés dans le pays depuis le cinquième siècle. C'est un fait historiquement prouvé. Or comment expliquer la présence en Transylvanie d'une tribu finnoise dès le cinquième siècle?
Il est impossible de répondre à cette question. On ne s'explique la présence des Sicules qu'en acceptant les traditions hongroises et les historiens hongrois.
Passons à la seconde preuve produite par les écrivains allemands, l'affinité des langues.
On a dit qu'une foule de mots semblables se retrouvaient en hongrois et en finnois, et que les deux langues avaient une même grammaire.
Gyarmathi, dans un ouvrage qui a été cité, donne une suite de pages contenant des mots hongrois et finnois avec la traduction latine en regard. Des dictionnaires comparatifs ont été publiés. Au moment où l'on ouvre ces livres, en voyant cette file imposante de colonnes, on est sur le point de se croire convaincu. Mais que doit-on penser quand, en les parcourant un instant, on trouve les mots suivants comme exemples de similitude.

Gyarmathi a comparé les Évangiles écrits en langue finnoise et magyare. Il lui a été impossible dans beaucoup de chapitres de trouver la moindre ressemblance de mots; et même, dans les quelques uns qu'il donne, il a omis à dessein un grand nombre de versets qui auraient nui à l'effet qu'il veut produire. Celui que je transcris, quoiqu'il ne contienne que neuf versets sur quarante-deux, est encore un des plus complets, car souvent Gyarmathi n'a osé citer qu'un seul verset par chapitre.
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